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MÉMOIRES du DES de Médecine et santé au travail
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1990-1991

- NARGUES Philippe. Les actions de prévention du risque alcool en entreprise.
Jamais au cours du dépouillement des questionnaires, n'est apparue Fune notion pourtant primordiale pour la compréhension du malade alcoolique : celle de son sentiment de culpabilité et de la souffrance qu'il engendre (16). D'autre part, un seul médecin confesse être désemparé et mal à l'aise face à un malade alcoolique. Pourtant dans la prise en charge individuelle, c'est bien lors du colloque singulier au niveau de l'intersubjectivité que se noue la responsabilité du médecin du travail.
"Si le médecin du travail est responsable de l'humanité de l'autre, cette responsabilité, il l'exerce au prix de son propre dénuement voire de sa propre souffrance" (12).
Mais, au travers d'une action de prévention collective du risque alcool, sa charge sera d'autant moins lourde qu'elle sera partagée par tous les partenaires de l'entreprise.
Au risque du propre cheminement de chacun...

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1991-1992

- BIOT Nathalie. Conditions de travail et maternité.

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1993-1994

- FAURE Catherine. Evaluation de l'exposition professionnelle des applicateurs de termicides dans le traitement curatif des sols et murs
En règle générale, la mesure du risque d'exposition cutanée à un toxique est toujours difficile à appréhender; les techniques d'analyse de matière active sur les vêtements protecteurs sont lourdes à mettre en oeuvre.
C'est la raison pour laquelle la technique de traçage fluorescent présente de nombreux avantages:
- C'est une démarche préliminaire rapide et simple de réalisation, et qui donne une idée immédiate de la contamination cutanée en situation réelle.
- Elle permet, a posteriori, de tester l'efficacité des vêtements protecteurs en terme d'imperméabilité aux produits.
- Elle permet, de façon pédagogique, de sensibiliser les opérateurs sur leurs méthodes de travail et sur l'importance de porter des vêtements protecteurs lors de manipulations de produits toxiques.
Les limites de la méthode se situent sur le plan quantitatif; en effet, cette technique manque de précision, surtout lorsqu'une très grande quantité de traceur est détectée sur la combinaison.
En somme, cette technique, indiquée dans une étude d'orientation, a permit de conclure rapidement que le niveau d'exposition cutanée des opérateurs manipulant des termicides, est acceptable, ce qui a pu être confirmer par l'analyse conjointe de la matière active.

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1994-1995

- APPRIOU Nathalie. Rédaction d'un protocole d'utilisation « en ambulatoire du MEOPA » pour l'hôpital de Vienne, exposition des agents hospitaliers et problématiques à venir.
L'actuelle tendance vers une utilisation plus fréquente du MEOPA implique une surveillance précise des degrés d'exposition. Cette évolution est inéluctable face à la pénurie grandissante des Anesthésistes. Les consignes d'utilisation seules, deviennent insuffisantes en regard des risques sur la reproduction, mutagène, neurologique et hématologique. Cela d'autant plus que, dans un avenir proche, la Valeur Moyenne d'Exposition de 25ppm, indicative jusqu'alors, devrait devenir réglementaire.
Il va donc falloir établir, avec l'aide de la CRAM, un guide d'utilisation du MEOPA, réalisable à partir de métrologies (individuelles de préférence) et trouver des IBE facilement « techniquables ». En effet, si le dosage urinaire du protoxyde d'azote en fin de poste (dosage du protoxyde d'azote urinaire : 22,3µgN2O/l d'urines correspond à la concentration de 25ppm) devient de pratique courante, il sera d'un grand intérêt pour le suivi des professionnels. Tout comme la métrologie, il pourra permettre de leur faire prendre conscience des risques auxquels ils s'exposent. Il faudra, malgré tout, faire évoluer les mentalités des soignants, et essayer de comprendre cette attitude de « sacrifice professionnel », pour espérer une évolution vers un soin plus sécurisé.

- CELLIER Mireille. Actions de prévention menées au sein d'une usine de préfabrication d'éléments en béton.
Nous avons donc remis en évidence que les niveaux sonores peuvent être très élevés dans le secteur du BTP de même que l'importance de la charge physique de travail.
Il faut également considérer d'autres risques moins connus que l'on peut rencontrer dans ce secteur avec notamment l'utilisation de produits "toxiques" (colle, huile de décoffrage...).
Le résultat obtenu par la prévention technique réalisée nous semble être considérable puisque le niveau atteint avoisine 85 dB(A). Nous avons rencontré, pour trouver un procédé de remplacement des clés à choc de nombreuses difficultés techniques ce qui nous a prouvé l'importance que représente l'acoustique prévisionnelle et le bénéfice qu'elle pourra apporter dans l'avenir, de même que le bienfait d'une collaboration étroite entre fabricant, ingénieur acousticien, chef d'entreprise, médecin du travail, ingénieur CRAM lors de la conception et du choix des machines.
Il nous est apparu également que le tiers temps du médecin du travail était primordial et très apprécié des salariés qui se sont tout particulièrement intéressés à cette étude et dont la collaboration nous a été une aide précieuse.
Nous avons pu apprécier la volonté du responsable de l'usine pour son désir de "bien-faire" et ce malgré des investissements financiers très lourds pour pemettre aux salariés de travailler dans les conditions les plus favorables possibles. Cette action étant d'autant plus méritoire que l'usine n'est conçue que pour une durée de deux ans.


- DECUBBER épouse CHATTE MonIque. Oxyde d'éthylène en milieu hospitalier : utilisations, toxicité, législation et exposition du personnel.
La prise de conscience, ces dernières années, de la toxicité potentielle de l'oxyde d'éthylène surtout en ce qui concerne son éventuel pouvoir cancérogène a eu pour principale conséquence la mise en place de mesures de prévention importantes concernant son utilisation comme agent de stérilisation en milieu hospitalier. A l'heure actuelle, on peut considérer que l'exposition du personnel de stérilisation des hôpitaux est très faible. Par contre, les ampoules d'oxyde d'éthylène étant toujours en vente libre, on peut se demander ce qu'il en est du secteur privé.
Cependant, la résurgence de maladie, comme la maladie de Creutzfeldt-Jakob dont le prion n'est pas détruit par l'oxyde d'éthylène et la dangerosité persistante de ce gaz malgré les précautions prises, font reconsidérer la question de l'utilisation de ce gaz comme agent de stérilisation à l'hôpital. Il semble qu'actuellement la tendance soit à privilégier le matériel à usage unique et à développer des matériaux résistant mieux à la chaleur. Après une période de gloire d'une trentaine d'années dans les hôpitaux, l'avenir de ce gaz semble désormais fortement compromis.

- GARNIER Hervé. Fonction pulmonaire de salariés exposés aux poussières de silice amorphe.
Résumé

- GUIDANI-ROMAIN Florence. Consultation de reclassement professionnel de Lyon Sud. Analyse des résultats mai 1994 à mai 1995.
Au terme de cette étude nous pouvons formuler plusieurs remarques.
- Notre population de consultants est une population difficile à réclasser car :
peu qualifiée
pouvant difficilement avoir accès aux formations en raison du niveau faible
avec des séquelles motrices permanentes (catégorie B)
exerçant des métiers nécessitants une intégrité physique avec peu de possibilité d'aménagement de poste.
elle a une prise en charge trop tardive, avec seulement 58.69 % de consultants salariés et parmi ces derniers beaucoup sont adressés trop tardivement pour éviter l'inaptitude et le licenciement (34.5 % vont perdre leur emploi)
- Les résultats sont difficiles à exprimer en chiffres bruts
Certains consultants ont été perdus de vue.
Sur les issues connues on obtient 41.9 % de solutions concrètes avec un recul de 6 à 18 mois selon les dossiers. Quand on sait que le délai moyen du cheminement d'une demande de reclassement ou de reconnaissance de travailleur handicapé à la COTOREP est de 5 à 6 mois, on peut mieux apprécier ce résultat à sa juste valeur.
Les chiffres bruts ne reflètent pas toutes les actions effectuées (formations, bilans d'orientation, élaborations de projets) qui sont autant d'étapes franchies sur le parcours de la réinsertion.
Afin de répondre à l'objectif de la consultation qui est la prévention du risque de désinsertion socio professionnelle, et pour permettre d'utiliser toutes les solutions de reclassements (études et aménagements de poste, formations internes, congés individuels de formation), il faut :
- Une détection précoce des salariés à risques et pour cela une sensibilisation
des médecins du travail,
des médecins conseils,
des médecins soignants,
des assistantes sociales de la CPAM,
des employeurs.
Dans cette optique on peut citer l'initiative des villes de St Etienne et Roanne qui ont élaboré des fiches de liaison entre les médecins conseils et le service social afin de signaler ces personnes à risques.
- Une amélioration du suivi des parcours, souvent difficile compte tenu du nombre toujours croissant de consultants, avec la mise en place d'un courrier systématique tous les trois mois durant la première année.
En ce qui concerne l'évolution de la consultation LYON-SUD, les chiffres du GIREPH pour le dernier trimestre 95 montrent
- une prise en charge un peu plus précose avec 66 % de salariés contre 58.69 % dans notre étude.
- une plus grande proportion de consultants adressés par les médecins du travail 42 % contre 38.7 % dans notre étude et 18.9 % au cours du dernier trimestre 94.
- Une priorité au maintien à l'emploi, qui représentent 20 % des orientations initiales contre 6.5 % dans notre étude. Les mesures gouvernementales depuis Juillet 95 vont aussi dans ce sens.
Ces modifications vont dans le sens de l'objectif de cette consultation.
Il est certain que sur un marché de l'emploi difficile où on réclame des travailleurs parfaits, expérimentés et polyvalents, le handicap pose un réel problème malgré les mesures législatives (loi de 1987) et les aides à l'emploi des travailleurs handicapés (mesures AGEFIPH). Par ailleurs le mot "handicap" lui même est un obstacle car il exprime tout de suite pour la majorité des gens
fauteuil roulant,
aspect physique" dérangeant ",
alors que la majorité des travailleurs handicapés pouvant évoluer dans le monde du travail ordinaire sont loin de cette image .

- HIEBEL Pascale. Etude sur l'application du décret du 23 juillet 1991 relatif à la médecine du travail des salariés temporaires.
Cette étude préliminaire d'une étude nationale qui aura lieu en 1996, met en évidence les difficultés d'application du décret du 23 Juillet 1991.
Sa mise en place sur un plan purement administratif est faite :
- agrément des services médicaux,
- création d'un fichier commun.
Sa mauvaise connaissance par de nombreuses entreprises de travail temporaire met en cause les modalités et la qualité de l'information à sa mise en place.
L'utilisation réelle d'ARAMI est difficile à apprécier mais semble très faible, de nombreuses entreprises de travail temporaire ayant totalement renoncé à s'en servir. Toutes les demandes de modification des conditions d'accès au fichier ont été refusées jusqu'à ce jour.
Il est par ailleurs certain que de nombreux intérimaires ne sont pas vus en visite médicale du travail, qu'il s'agisse de visites d'embauche ou de visites de reprise après accident du travail ou arrêt maladie.
Les difficultés rencontrées par les médecins du travail des entreprises de travail temporaire sont de plusieurs ordres :
• impossibilité d'évaluer pour le médecin du travail l'effectif réel de l'entreprise de travail temporaire. Dans le cas où un nouvel examen médical pourrait ne pas être nécessaire, il n'est pas demandé au Médecin du Travail de prendre connaissance de la fiche d'aptitude préexistante (fichier ARAMI) et de donner son accord.
• une mauvaise transmission des informations concernant l'identité du médecin de l'entreprise utilisatrice, les caractéristiques particulières des postes de travail, le résultat des examens complémentaires effectués dans l'entreprise utilisatrice ;
• des conditions d'accès difficiles au poste de travail lui-même.
Les médecins des entreprises de travail temporaire souhaiteraient un document officiel et systématique, transmis en même temps que la fiche d'aptitude, comportant les éléments dont ils ont besoin.

- QUEUDOT Laurent. Les asthmes professionnels. À propos de 185 cas à la consultation de maladie professionnelle de Lyon-Sud.
L'analyse de cette étude fait apparaître des résultats très comparables à ceux habituellement rencontrés.
Les étiologies sont très nombreuses même si les isocyanates sont particulièrement fréquents. Ils sont employés surtout chez les peintres mais également dans de nombreuses autres professions et leur importance ne faiblit pas au fil des ans.
Des délais élevés avant la première consultation semblent être dus, au moins en partie, à la méconnaissance de l'origine professionnelle de certains asthmes.
Ces délais doivent être diminués, d'autant plus que la guérison passe par une prise en charge thérapeutique précoce, qui consiste avant tout en une éviction totale de l'agent responsable, et même si il faudra tenir compte des conséquences potentielles de l'inaptitude du travailleur à son poste avec possible licenciement.
La guérison reste faible , même en cas de retrait. Elle ne surviendrait que dans un quart des cas environ dans notre étude et elle estimée toujours à moins de la moitié des asthmes professionnels dans la littérature médicale.
La prévention est donc d'autant plus indispensable.
Les possibilités actuelles pour déterminer des groupes à risque sont très limitées; tout au plus peut on déconseiller les personnes atopiques, et présentant des troubles de type asthmatique, de faire certains métiers exposés sans qu'on ait de certitude absolue quant au risque d'un individu pris isolément.
La prévention doit être avant tout technique mais elle est onéreuse à court terme, et il faut souvent vaincre les réticences des chefs d'entreprise avant de pouvoir effectuer la surveillance adaptée, équiper correctement les utilisateurs voire modifier les procédés. Ces difficultés sont d'autant plus grande que les entreprises sont petites.
La prise de conscience d'une vision à plus long terme peut passer par une augmentation des déclarations des asthmes professionnels qui sont actuellement sous déclarés et qui pourrait permettre de sensibiliser chefs d'entreprise et pouvoirs publics.
Tout en jugeant des conséquences socioprofessionnelles, le corps médical devrait pouvoir réaliser davantage de déclarations d'asthmes professionnels sans mésestimer les répercussions collectives de cette déclaration.

- SOLVIGNON Loïc. Mesure de l'exposition au benzène des citernistes dans leur activité de livraison de supercarburants.
Notre étude a eu pour objectif d'avoir des informations sur l'exposition au benzène des citernistes, ainsi que de rechercher l'influence des conditions de température et des caractéristiques des évents sur cette exposition.
Si les études portant sur l'exposition aux vapeurs de benzène des pompistes et mécaniciens automobiles semblent, bien qu'avec des résultats contradictoires, indiquer la possibilité d'une exposition parfois largement supérieure à 1 ppm (avec déclaration de quelques cas d'hémopathies malignes), nos résultats en ce qui concerne l'exposition des citernistes qui chargent et dépotent les supercarburants sont très rassurants. Pour 6 postes étudiés, les taux d'exposition sur 8 heures sont pour quatre d'entre eux proches de 0 ppm (inférieurs ou très proches de 0.1 ppm), les deux autres résultats étant de 0.35 ppm et 0.85 ppm, malgré des résultats ponctuels supérieurs à 1 ppm, lors de certaines opérations.
Nous n'avons retrouvé aucune corrélation entre température extérieure et intensité d'exposition, de même que pour l'influence sur nos résultats des caractéristiques des évents des stations-service, ce qui permet de relativiser leur rôle.
Toutefois le nombre relatif de stations-service dans lesquelles nous avons effectué ces mesures, l'absence de prise en compte de la ventilation naturelle, ne permettent pas de conclure de façon certaine sur ce point.
De-plus, l'existence de pics d'exposition au benzène pendant les journées de travail des citernistes, (indépendamment des éventuels incidents de chargement ou de dépotage, non quantifiables en fréquence et gravité), pose le problème des effets à long terme de ces pics sur leur santé.

- THOMAS Pascal. Evaluation de l'astreinte cardiaque des tubistes du chantier du métro de Lyon.
Nous avons enregistré la fréquence cardiaque de vingt sujets travaillant en milieu hyperbare et dont l'aptitude a été déterminée selon les nouveaux critères fixés par l'arrêté du 28 mars 1991.
Malgré des conditions d'utilisation sévère (boue, humidité, chocs...), la qualité des enregistrements était satisfaisante. Malgré tout, il existe toujours des artefacts dont les modalités de filtrage ne sont pas définies dans un consensus. De même, il existe plusieurs modes de calculs de fréquence cardiaque de référence, certains nécessitant des enregistrements nocturnes.
Le problème de l'existence de barèmes de pénibilité pour des durées de travail inférieures à huit heures se pose.
Sur l'ensemble du poste et des enregistrements le coût cardiaque net est "modéré" selon le barème de Chamoux sans doute car il prend en compte une longue période de décompression pendant laquelle les patients sont au repos assis.
Le coût cardiaque relatif, en prenant en compte l'âge, évalue différemment la pénibilité du poste et la situe à un niveau "plutôt lourd".
Dans la chambre d'abattage le CCN et le CCR sont "plutôt lourds" ce qui est cohérent avec le caractère habituellement pénible du travail en milieu hyperbare, et malgré le travail en rotation qu'effectuaient les sujets.
La charge de travail pour l'ensemble du groupe n'est pas différente dans les trois phases suivantes : aller, chambre d'abattage et retour. L'aller comme le retour représente une charge de travail importante car l'accès au sas se fait par des tronçons d'échelles métalliques verticales et des positions acrobatiques. Le retour représente avec la montée de l'escalier une charge physique également importante.
La phase de décompression représente bien sûr le coût cardiaque le plus faible. On peut l'interpréter comme un relâchement du stress et une bonne capacité de récupération à un niveau "léger".
L'âge, le tabagisme, la cholestérolémie, l'indice de masse corporelle, le VO2 max ou l'expérience de ce type de travail n'interviennent pas de façon significative sur le coût cardiaque.
Il existe une hétérogénéïté des résultats selon les sujets qui s'explique sans doute par l'hétérogénéïté des âges, les variations de l'adaptation individuelle à la charge de travail et les variations de l'activité de travail.
Un sujet se différencie très nettement du reste du groupe en présentant un coût cardiaque "très lourd".
Seule une épreuve d'enregistrement prolongé en situation de travail permet de l'identifier.
Si pour l'ensemble des sujets, le coût cardiaque apparaît acceptable, les limites définies certes pour huit heures de travail sont dépassées dans certaines phases au minimum chez six sujets et au maximum chez onze sujets, ce qui justifie les nouvelles dispositions de l'arrêté du 28 mars 1991.
L'enregistrement de la fréquence cardiaque chez des tubistes peut être réalisé en routine et permet d'évaluer au travail (en complément de l'évaluation au laboratoire) leur capacité d'adaptation à l'effort en identifiant les éventuels sujets pour lesquels la charge de travail dépasse le seuil de la "pénibilité" (comme c'est le cas d'un de nos sujets).
Cette évaluation de la charge de travail représente également un argument pour proposer des aménagements du poste de travail :
- raccourcissement du temps d'intervention dans la chambre en accord avec le maître d'oeuvre,
- travail dans la chambre en rotation.
Il serait intéressant dans l'avenir, quand les outils seront disponibles en médecine du travail, d'étudier le proffl tensionnel afin d'évaluer les contraintes psychosensorielles qu'on peut imaginer dans ce type de travail.

- TORRÉSANI Fabienne. Evaluation de l'application du décret du 2 décembre 1992 relatif à la prévention du risque chimique au sein d'une entreprise fabriquant des plastiques techniques polyamides.
On trouve donc dans l'atelier Technyl, parmi les matières premières, 4 substances chimiques dangereuses au sens des critères C.E.E:
- l'acide acrylique : irritant
- l'anhydride maléique : nocif
- le phosphore rouge : facilement inflammable
- le trioxyde de diantimoine : nocif et cancérogène
Par contre les produits finis ne sont pas considérés comme dangereux et ne donnent pas donc lieu à déclaration.
En ce qui concerne les F.D.S, l'entreprise NYLTECH en possède plus que ne l'exige le décret, mais malheureusement leur contenu laisse encore à désirer.
Les règles générales de prévention du risque chimique (telles que l'évaluation des risques, l'évacuation des gaz et poussières, appareils de protection collective ou individuelle) sont respectées.sauf la notice d'information au poste de travail.
En ce qui concerne le risque cancérogène, il est représenté par deux produits: le LU... et l'AN..., qui contiennent du trioxyde de diantimoine.
Nous pouvons donc conclure que globalement la gestion du risque chimique à l'atelier Technyl est assumée de façon satisfaisante.
Il parait cependant utile de proposer des actions d'amélioration qui portent sur les points suivants:
- soumettre aux services techniques compétents, l'objectif de remplacer les produits dangereux (trioxyde de diantimoine en particulier) par des substances aussi efficaces mais moins dangereuses.
- réclamer auprès des fournisseurs des F.D.S actualisées aux normes Européennes.
- créer à l'intention des salariés et au poste de travail, une notice d'information précisant les risques des produits dangereux et les actions de prévention à mettre en œuvre au cours de leur utilisation.
- se documenter sur les possibilités de réalisation de dosage dans l'atmosphère de:
0 l'acide acrylique
0 l'anhydride maléique
0 et surtout le trioxyde d'antimoine
- établir une liste des salariés exposés aux ignifugeants bromés.
En ce qui concerne les autres produits, non considérés dangereux par la réglementation C.E.E, on observe que leurs mises en œuvre relève de procédures intégrant la nature de leurs risques; c'est le cas en particulier de la phosphine qui fait l'objet d'une action de prévention et de contrôle très poussée, intégrant la toxicité particulière de ce gaz.

- VALLA J.P. Evolution de l'exploration fonctionnelle respiratoire des béryllioses. À propos de trois cas.
Ces trois observations incomplètes confirment les différents aspects évolutifs de l'exploration fonctionnelle respiratoire de la bérylliose pulmonaire :
restrictifs, obstructifs, hypoxiques.


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1995-1996

- BARJHOUX Armelle. Etude des risque et proposition de prévention à l'occasion de l'extension d'un laboratoire de caoutchouc.
L'étude effectuée au laboratoire par le service médical avec notre concours a permis de mettre à jour l'évaluation des risques chimiques auxquels sont exposés les opérateurs et du même coup de les diminuer par :
- l'évacuation des produits n'ayant plus d'utilité (une bonne centaine) ;
- un nouveau cahier des charges avec la Société de nettoyage (fréquence plus grande, produits de nettoyage adéquats pour le sol, le poste de travail restant à la charge des opérateurs eux-mêmes).
Elle a contribué à sensibiliser l'encadrement et la Direction sur les mesures à prendre en terme de prévention collective : réglage des ventilations, étanchéité des fenêtres, aspirations supplémentaires à la sortie des plateaux de la presse.
Enfin, pour les opérateurs, elle met l'accent sur les phases critiques où le port de protections individuelles est indispensable et souligne l'intérêt des règles d'hygiène et de sécurité.
Le manque d'informations précises aboutissaient à des peurs irraisonnées mais avec un " attentisme fataliste " quant aux moyens de protection.
Une meilleure connaissance des risques a permis aux opérateurs de s'approprier leur protection : formulation par eux-mêmes du cahier des charges du nettoyage, des demandes d'aspirations complémentaires ou de nouveaux vêtements de travail...
L'étape suivante prévue par le service médical est l'évaluation systématique du risque à chaque tâche ou chaque étape de tâche et la visualisation du risque résiduel par pictogrammes sur les notices de poste, le but étant d'adapter les protections individuelles au cours des phases critiques.


- CHAVATTE Christine. Le syndrome du canal carpien d'origine professionnelle. À propos de 24 cas.
La notion de présomption d'origine impose dans la rédaction des tableaux une précision dans les termes que l'on ne trouve pas actuellement dans le tableau 57. Ceci est à l'origine d'un développement excessif des déclarations des affections professionnelles péri-articulaires, et parmi elles, du syndrome du canal carpien.
Il ne s'agit pas de travailler dans le sens d'une restriction de l'indemnisation. Mais dans le but d'une justice, et d'une meilleure réparation à long terme, il faut non pas modifier le tableau mais préciser les caractères professionnels. Ce que l'on entend par les mots "habituels", "répétés", "prolongés".
En attendant, l'indemnisation pourrait être associée à une véritable étude de poste, ce qui aurait l'avantage de déboucher dans l'immédiat sur un effet de prévention.


- FERNANDEZ Nathalie. Intérêt et limites du bilan hépatique systématique en médecine du travail.
Le dosage de la y-GT est un examen de routine, peu cher, souvent fait en médecine du travail de façon assez systématique, sans connaître réellement les produits manipulés et leur degré de toxicité hépatique. A l'enthousiasme initial lié à la mise au point de ce test s'est substitué progressivement un scepticisme sur la valeur et la signification des résultats, compte-tenu surtout de la non spécificité du test qui contrebalance l'avantage lié à sa bonne sensibilité.
Si la normalité de la y-GT est un bon argument pour exclure une atteinte hépatique, devant une élévation isolée, l'interprétation est délicate, d'autant qu'elle peut être observée chez 5 à 10 % des adultes sains non alcooliques. C'est un test très sensible mais non spécifique dont l'élévation laisse le médecin et son patient dans un certain désarroi. Elle reste malgré tout l'enzyme de choix pour suivre un sevrage alcoolique.
En ce qui concerne le risque d'hépatite, les transaminases ont prouvé leur supériorité, tant par leur plus grande sensibilité comme marqueur des atteintes des cellules hépatiques que comme guide pour la progression de la maladie. Elles doivent être faites comme test de dépistage chez les salariés exposés à des toxiques hépatiques constants.
Lors de la surveillance systématique des salariés exposés à des toxiques hépatiques vrais, il paraît donc logique de se limiter à un dosage des transaminases, plus pour éliminer une affection intercurrente (alcoolisme, surpoids et infection virale C restent les 3 grandes causes d'une hypertransaminasémie) susceptible d'entraîner un avis d'inaptitude que pour découvrir une atteinte hépatique d'origine professionnelle qui reste une pathologie rare.
Le dosage sanguin de la y-GT n'a pas de place en pratique de médecine du travail si l'on veut éviter tous les délicats problèmes d'aptitude, souvent insolubles, qu'il pose et le retentissement psychologique qu'il peut avoir sur le salarié. Il faut privilégier l'amélioration des conditions de travail (afin de réduire au maximum l'exposition) à la répétition des examens qui ne donne qu'une fausse sécurité.

- GRAND-RICHARD Emmanuèle. Manipulation de chlorhydrine sulfurique en milieu industriel.
Manipuler un produit aussi toxique et corrosif que l'ACS expose à de nombreux risques.
L'observation détaillée de la manipulation de ce produit au sein de l'industrie chimique nous a permis d'objectiver l'importance et la rigueur des dispositifs de sécurité mis en oeuvre dans la conception du poste de travail.
Cependant, des incidents se sont déjà produits, révélant quelques failles : certaines dues au manque de fiabilité du matériel, d'autres relatives à l'imprudence des opérateurs, lesquels, bien que sensibilisés au danger lié à la manipulation d'ACS, ne respectent pas toujours rigoureusement les consignes de sécurité exigées.
Depuis l'observation initiale du poste, de nombreuses modifications sont intervenues, améliorant considérablement les conditions de travail, tant du point de vue de la sécurité que de celui des contraintes s'exerçant sur les opérateurs : le matériel défaillant a été remplacé, la feuille de travail a été réactualisée, et un respect plus strict des consignes de sécurité est exigé.
Les risques imputables à une défaillance technique sont devenus faibles, et les opérateurs travaillent dans des conditions de sécurité optimisées.

- LAHMAR Ahmed. Etude de cohorte de mortalité dans quatre papeteries françaises.
Résumé

- MONNERVILLE épouse LAVIOLETTE Anne-Marie. Insertion socioprofessionnelle des personnes épileptiques. Évaluation des besoins à partir d'une étude de 156 dossiers issus de la COTOREP du Rhône.
L'étude de 156 dossiers présentés à la COTOREP du Rhône nous a permis d'évaluer les principaux besoins en matière d'insertion professionnelle des personnes épileptiques. Ce sont à notre avis :
- Une aide précoce au choix d'une formation professionnelle précoce et adaptée au handicap;
- Une aide à l'insertion par le biais d'une formation adaptée et/ ou par l'élaboration d'un projet professionnel;
- L'existence de structure de travail pouvant prendre en charge la pathologie critique et les troubles psychopathologiques éventuellement associés.
En pratique nous proposons les solutions suivantes:
- L'utilisation des consultations des services des maladies professionnelles avec l'organisation en leur sein, comme cela est déjà les cas à Lyon, d'une :onsultation de « reclassement - insertion » spécifique et pluridisciplinaire associant la :onsultation de pathologie professionnelle, les épileptologues de la Ligue Française Contre l'Epilepsie et un psychotechnicien du travail;
- La création d'un centre d'aide par le travail ouvert vers le milieu ordinaire;
- Une intensification de l'information par les diverses associations;
- En ce qui concerne i'aide à l'élaboration d'un projet professionnel, le stage expérimental pilote régional mis en place par le Bureau Français de l'Epilepsie et auquel nous avons participé, sous réserves de modifications que nous prooosons, mériterait d'être, comme cela a été évoqué, étendu à la France et à l'Europe.

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1996-1997

- DIDIER Catherine. Risques chimiques au noyautage dans une fonderie de Renault V.I.
L'industrie de la fonderie est un secteur où les risques professionnels sont nombreux et ne se résument pas aux risques chimiques. Il est donc essentiel que les salariés travaillant en fonderie soient attentivement suivis sur le plan médical par le médecin du travail. D'ailleurs, réglementairement, ils sont soumis à une surveillance médicale spéciale. Il est aussi nécessaire que les opérateurs soient informés et formés sur les toxiques qu'ils manipulent afin de comprendre les moyens de prévention mis en place. Certaines affections sont ainsi reconnues comme maladies professionnelles et réparées comme telles.
Les campagnes de prélèvements d'atmosphère font partie intégrantes du processus de surveillance. Cependant, elles doivent être interprétées et corrélées avec les données d'exposition des travailleurs, leur poste de travail lors du prélèvement, et le suivi de l'examen clinique médical. De plus, une fois les résultats restitués, il est important que des opérations d'amélioration puissent être conduites avec toutes les contraintes notamment économiques que cela comporte. Tous les moyens de prévention doivent se conjuguer pour maîtriser les risques, car rappelons que le risque zéro n'existe pas.

- FAIPEUR Isabelle. Ennoblissement textile : description du processus et des risques chimiques.
L'ennoblissement textile correspond à un processus complexe dont les procédés sont multiples et évolutifs.
Les agents chimiques manipulés sont également très nombreux et notre liste n'est pas exhaustive, les uns sont bien identifiés, les autres étiquetés de manière plus évasive.
Il existe une forte variabilité. Celle-ci porte d'abord sur les techniques sans cesse innovantes. Elle concerne aussi bien sûr les tissus et il est très utile de raisonner en fonction des fibres. En effet, les règles de traitements adaptés à la nature de la fibre sont précises et permettent de mieux prévoir les agents chimiques utilisés lorsqu'on est en présence d'une fibre déterminée.
Les pathologies potentielles, diverses, peuvent être très graves. La toxicité aiguë est généralement bien connue, par contre, les effets à long terme de la plupart des agents reste à évaluer notamment en matière de cancérogenèse. Concernant les allergies, si fréquentes, l'enquête diagnostique se révèle souvent ardue du fait de la polyexposition.
Le médecin du travail est donc confronté d'emblée à une grande technicité, une multitude de produits et une forte variabilité des procédures. Il paraît illusoire de connaître en temps réel, l'ensemble des expositions et des salariés concernés.
C'est dire qu'il devra favoriser la prévention primaire (remplacement des agents les plus toxiques, aspirations et ventilation) et appliquer assez largement une surveillance médicale spéciale.
Ainsi notre approche aura permis de juger de l'ampleur du sujet néanmoins passionnant. Nous espérons que cette étude pourra servir de base à d'autres travaux permettant d'approfondir les connaissances sur ces métiers de l'ennoblissement afin de mieux cerner les risques et d'optimiser la prévention.

- MARCHAND Marie-Laure. Le syndrome d'intolérance acquise aux odeurs chimiques. Evolution clinique et professionnelle de 16 observations du service des Maladies Professionnelles du Centre Hospitalier Lyon Sud.
Résumé

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1997-1998

- BLANC-FRANCAVILLA Armelle. Les encéphalopathies toxiques dues aux solvants : à propos de 5 cas.
Le diagnostic d'encéphalopathie chronique due aux solvants reste encore méconnu en France. Cette étiologie devrait être recherchée devant l'apparition de troubles mnésiques, d'un déficit des fonctions psychomotrices et de modifications de l'humeur chez un sujet exposé aux solvants.
Le diagnostic n'est jamais un diagnostic de certitude, il repose sur un faisceau d'arguments :
- Une exposition le plus souvent ancienne et importante, mais il y a des exceptions probablement liées à la susceptibilité individuelle vis à vis des solvants.
- Des résultats de tests neuropsychologiques d'une batterie appropriée compatible, confirmant l'atteinte de la mémoire, de l'attention...
- L'exclusion des autres étiologies.
Les critères diagnostiques et la classification de la pathologie établis par l'OMS en 1985 ainsi que la prise en compte de façon plus systématique des facteurs de confusion ont permis d'uniformiser le diagnostic de Fencéphalopathie aux solvants entre les différents pays.
Les examens complémentaires ont surtout l'intérêt de préciser le diagnostic différentiel ou la gravité de la détérioration.
Les potentiels évoqués auditifs avec l'étude de la P300 pourraient avoir un intérêt diagnostique plus précoce que les tests neuropsychologiques, si d'autres études le confirment.
La PET et la SPECT pourraient apportées des éléments du diagnostic positif, mais les résultats des études restent contradictoires. Leurs utilisations encore récentes restent restreintes devant la difficulté de leur mise en œuvre.
L'affection devrait enfin faire l'objet d'un tableau qui permettrait une reconnaissance plus facile de la maladie professionnelle.

- BRUEL Thérèse. Évaluation de la pénibilité cardiaque sur un chantier de déflocage.
Chaque chantier de désamiantage présente des contraintes qui lui sont propres en rapport avec :
- le risque amiante
- le travail dynamique
- le travail statique et des postures plus ou moins acrobatiques selon la configuration des locaux
- la température ambiante
- le confort des E.P.I.
- le stress
Certaines de ces contraintes peuvent être évaluées par différentes mesures. Au cours de notre étude nous avons effectué :
- des enregistrements continus de la fréquence cardiaque sur 24 heures chez 17 sujets montrant des coûts cardiaques significativement élevés. Ils ont été classés pour la plupart dans les catégories "plutôt lourd" et "lourd" du barème de CHAMOUX. En comparant notre étude à l'étude nationale (SERRANO-DUCHALET; 1994-1998), nos valeurs de coûts cardiaques sont plus élevées avec dans notre cas des contraintes supplémentaires liées au port des E.P.I..
- des mesures de WBGT. Les valeurs obtenues étaient élevées et proches des valeurs limites données par les normes AFNOR. Si l'on se réfère à l'étude de MEYER, les durées limites d'exposition sont respectées dans notre étude.
- des mesures de bruit. Celles-ci n'ont rien révélées d'anormal (< 85 dB).
- des études des postures. Celles-ci ont montré qu'il y avait maintien de postures pénibles (bras au-dessus de la tête) durant une grande partie des travaux de déflocage.
Ce travail nous a permis de faire ressortir l'importance de la sollicitation cardio-vasculaire dans ce type de chantier.
Aussi le rôle du médecin du travail se situe dans la délivrance de l'aptitude médicale où l'intégrité cardio-vasculaire est primordiale et nécessiterait selon les individus un complément d'examen par une épreuve d'effort sous maximale ou maximale. Le médecin du travail intervient aussi dans le tiers temps afin de connaître les contraintes spécifiques du chantier et de proposer des aménagements notamment dans le confort des E.P.I. et la durée limite de leur port.

- DESGRAND Thierry. Etat de stress post-traumatique d'origine professionnelle : rôles du médecin du travail.
L'état de stress post-traumatique est une pathologie pouvant être d'origine professionnelle et ayant des conséquences médicales, sociales et professionnelles graves. Elle est pourtant mal connue et sa reconnaissance au titre des accidents du travail est difficile compte tenu de ses caractéristiques et de la législation actuelle.
Ce trouble peut concerner les salariés de tous les secteurs d'activité, mais il est tout de même possible de mettre en évidence certaines professions plus particulièrement exposées qui pourraient bénéficier d'une action médicale adaptée de la part du médecin du travail dans un but de prévention et de prise en charge.
Il doit utiliser pour cela tous les moyens à sa disposition en les adaptant aux spécificités cliniques, évolutives et thérapeutiques de l'état de stress post-traumatique.
Ces moyens sont, dans un premier temps, l'information, l'élaboration de procédures médicales d'urgence et la surveillance médicale lors des visites.
En cas de survenue d'un événement traumatisant, il pourra organiser et participer à la prise en charge initiale des victimes et des témoins, instaurer une surveillance médicale spéciale afin de dépister un état de stress post-traumatique le plus précocement possible, orienter vers une consultation spécialisée en cas de doute et, si besoin est, indiquer les mesures professionnelles nécessaires.
Le médecin du travail a donc un rôle majeur à jouer dans la prévention et la prise en charge de l'état de stress post-traumatique. Dans ce but, l'élaboration préalable d'une stratégie d'action de ce type semble indispensable.

- JALTEL François. Prévalence des marqueurs sérologiques de l'hépatite C parmi le personnel infirmier des Hospices Civils de Lyon.
Afin d'apprécier le risque de contamination par le virus de l'hépatite C en milieu professionnel, nous avons procédé à une étude de prévalence des marqueurs sérologiques de cette affection dans la population infirmière des Hospices Civils de Lyon (3827 personnes).
La prévalence observée chez ce personnel n'apparaît pas plus élevée que celle de la population générale, d'après les données de la littérature actuellement disponibles. Il faut cependant souligner que ces données sont peu nombreuses et que les chiffres concernant la population générale peuvent être relativement augmentés par des facteurs de risque socioculturels que l'on retrouve moins chez le personnel hospitalier.
A notre avis le risque professionnel chez les soignants existe. Il est imparfaitement indemnisé. Une modification du tableau 45 des maladies professionnelles, à la lumière des progrès techniques et scientifiques, est proposée.


- LAROCHE Thierry. Aménagement et validation d'une matrice tâches exposition à l'amiante dans la chimie.


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1998-1999

- BLANCHET Catherine. Asthme professionnel et possibilités de maintien dans l'emploi.
L'asthme professionnel constitue un réel problème de santé publique et de santé au travail aussi bien par son mauvais pronostic clinique que par ses conséquences socio-économiques.
Notre étude montre que le maintien dans leur emploi des sujets porteurs d'un asthme professionnel est une éventualité rare : seuls 10 % sont maintenus au travail dans leur entreprise avec dans certains cas, poursuite de l'exposition à l'agent responsable, et seulement 6 % conservent le même poste. Certains critères apparaissent comme des facteurs de bon pronostic : le sexe masculin, un âge compris entre 20 et 30 ans, une qualification professionnelle, un asthme peu sévère initialement et l'appartenance à une grande entreprise. Inversement, les salariés les plus désavantagés sont les sujets de sexe féminin, sans qualification professionnelle et qui travaillent dans des entreprises de petite taille. Les éléments qui ont permis ce maintien sont un changement radical de poste au sein de l'entreprise, l'éviction totale du produit en cause ou la réduction de l'exposition au risque.
Dans tous les cas, ce maintien impose une surveillance médicale stricte associée à une surveillance professionnelle car une aggravation est toujours susceptible d'intervenir. Elle peut être due à des facteurs extra-professionnels mais beaucoup plus souvent à un oubli ou une remise en cause des dispositifs qui ont permis ce maintien.
Diagnostiquer un asthme professionnel doit obligatoirement poser au médecin la question du pronostic professionnel, en confrontant des données médicales et des données économiques. Il doit adopter une démarche logique et considérer plusieurs aspects : le diagnostic de l'asthme, la gravité de la pathologie, la thérapeutique la plus adaptée, les caractéristiques du poste de travail, l'âge, le type de contrat de travail, le niveau de qualification professionnelle et les perspectives de réorientation, la motivation personnelle du salarié, la taille de l'entreprise et les possibilités d'aménagements au sein de cette même entreprise.

- CHARBOTEL Barbara. Historique de l'amiante à la forge. Usine Renault Véhicules Industriels de Vénissieux. Analyse des riques liés à la persistance d'amiante et aux produits de remplacement.
Ce travail de confrontation entre, des éléments de l'histoire d'un atelier de production et la recherche de preuves de la persistance d'amiante dans l'atelier en 1999, grâce à la réalisation de prélèvements, nous a permis d'avoir une idée plus précise des expositions passées et actuelles des salariés à l'amiante.
Les salariés du secteur de la forge avaient pour la plupart déjà répondu à un questionnaire sur leur carrière professionnelle et sur les éventuelles expositions qu'ils auraient pu subir. Cependant, pour les salariés partis en retraite avant 1994, il n'existe pas de recueil précis de leurs expositions ; ce travail de synthèse pourra peut-être avoir un intérêt en cas de déclaration de maladie professionnelle.
Nos résultats ont beaucoup surpris les responsables de la forge et du site de Vénissieux. En effet suite à la vaste campagne menée dès 1997 pour recenser les zones des différents sites de l'entreprise où persistait de l'amiante, les responsables considéraient que les risques étaient totalement supprimés. C'est grâce à la persévérance du médecin du travail pour qui des doutes persistaient que le sujet a pu être précisé.


- CHARET-RAIMBAULT Christine. Vaccination contre l'hépatite B : mauvais répondeurs et nouveau schéma vaccinal.
Le personnel médical et paramédical est considéré comme étant à risque en ce qui concerne la contamination professionnelle de l'hépatite B. C'est pourquoi, la vaccination est obligatoire depuis 1991. Le nouveau protocole vaccinal de juillet 1998, prévoit :
- pour les sujets de moins de 25 ans, trois injections (schéma 0, 1, 6) sans rappel ultérieur, et sans contrôle sérologique ;
- pour les sujets de plus de 25 ans, trois injections (schéma 0, 1, 6), un rappel à 5 ans et un contrôle sérologique après ce dernier rappel.
Il existe de mauvais répondeurs à cette vaccination, qu'il faut détecter en raison du risque qu'ils encourent.
Cette étude ne permet pas de mettre en évidence de moyens faciles et peu onéreux pour détecter à l'avance les sujets susceptibles de faire partie de ces mauvais ou non répondeurs : âge, sexe, IMC, tabagisme, résultats de l'IDR.
La latence importante entre le début de la vaccination et la sérologie obligatoire, voire la non existence de cette sérologie, fait courir un risque important à ces sujets. Il semble donc qu'un premier contrôle sérologique (dosage des anticorps anti-HBs) deux à trois mois après la troisième injection est nécessaire pour dépister ces mauvais répondeurs, et pouvoir leur administrer une ou plusieurs doses supplémentaires. Ces sujets à risque devront être suivis par la suite de façon plus régulière que les autres, afin de vérifier périodiquement (tous les cinq ans) le maintien de l'immunité vaccinale.

- GACHE-GABILLET Cécile. Pathologies thyroïdiennes et toxiques professionnels.
En ce qui concerne nos deux demandes exposées :
- Pour la première, malgré l'absence de relation nette entre l'estimation de l'exposition, la chronologie et les anomalies biologiques, il persiste un doute suffisant, compte tenu des données de la littérature, pour supprimer l'utilisation du DBB dans le procédé de fabrication.
- Pour la deuxième, malgré des similitudes, les deux pathologies ne sont peut-être pas identiques. L'une s'intègre probablement dans une polyendocrinopathie.
La responsabilité de l'acétonitrile a été réfutée pour des raisons chronologiques, formelles en ce qui concerne le deuxième dossier.
- L'enquête professionnelle est difficile compte tenu des nombreux produits utilisés. Les conditions de travail on été nettement améliorées. Il n'a pas été retenu d'association nette entre un produit et la pathologie, et l'aptitude au poste a été maintenue.
En dehors de l'iode et des rayonnements ionisants, la pathologie thyroïdienne est peu fréquente, en générale peu symptomatique. Le plus souvent on ne retrouve que des anomalies du bilan biologique.
L'hypothyroïdie est la forme la plus souvent rencontrée dans la littérature, notamment avec l'inhibition de la peroxydase et de la 5' déiodase par plusieurs toxiques.
On ne retrouve aucune mention des hyperthyroïdies.
Seul un cas de thyroïdite suspectée à l'exposition à l'acétonitrile a été rapporté. En ce qui concerne la pathologie néoplasique, l'industrie du caoutchouc a été mentionnée ainsi que l'exposition chronique à la thiourée.
Le médecin du travail à un rôle clairement mis en évidence par différentes enquêtes. Les consultations systématiques et complètes permettent de dépister de nombreuses affections thyroïdiennes.

- TERRU Sandrine. La médecine du travail de sa naissance à nos jours à travers quelques polémiques.
Une étude de la littérature médicale sur la médecine du travail nous a montré que 50 ans après sa naissance les critiques portées restent fondamentalement les mêmes. Certes le problème des soins qui a donné lieu à de violentes polémiques d'autant plus violentes que des intérêts pécuniaires étaient en jeu, s'est finalement résolu. En revanche, on a la surprise de découvrir que la plupart des autres attaques actuelles ne sont en fait que des formes persistantes ou résurgentes.
Ainsi le problème de la médecine du travail comme spécialité et spécialité exclusive se trouve-t-il reposer par la pénurie actuelle des médecins du travail. La formation par l'internat qui avait contribué à replacer la discipline parmi les autres spécialités et à donner enfin la formation pratique réclamée depuis l'origine, est menacée.
Les arguments récents avancés contre l'organisation de la médecine du travail l'étaient déjà aussi il y a 50 ans : l'organisation des services médicaux et leur culture commerciale, la dépendance salariale du médecin. L'image de la médecine du travail vue par les utilisateurs s'est certainement améliorée mais reste ternie par la méconnaissance des rôles du médecin du travail et par le problème de l'aptitude qui est devenu capital depuis la crise de l'emploi.

- ZERZAIHI Jasmina. L'atelier des rompus. Etude d'un poste de travail en vue de son aménagement. SEITA D.R.D. Lyon Mions.
Cette étude réalisée suite à une plainte essentiellement posturale dans une tâche bien déterminée a permis de mettre en évidence divers facteurs de pénibilité entourant cette tâche.
Il s'agit d'un poste de travail au carrefour des différentes activités de l'entreprise et où l'opérateur doit répondre constamment aux demandes diverses émanant des différents acteurs, aux variations difficilement contrôlables des flux et ceci avec « les moyens du bord ». Plus qu'une difficulté en termes de recueil et de traitement de l'information, c'est la surcharge de travail responsable d'une contrainte de temps qui pose problème.
Trois axes principaux d'intervention possible se sont dégagés de cette étude.
Le premier concerne l'organisation du travail qui n'a jamais été réellement pensée, l'opérateur ayant toujours donné satisfaction. Nous avons décidé de ne pas explorer cet axe, en dehors de la proposition d'utilisation d'un lecteur optique. En effet, la demande n'avait pas été formalisée par la direction à laquelle nous n'avons pas à nous substituer.
Le deuxième concerne l'aménagement du poste et nous avons fait des propositions qui devraient permettre de diminuer le risque de lombalgie.
Le dernier concerne l'ambiance lumineuse qui nous est apparue comme insuffisante, et donc facteur important de fatigue et de surcharge mentale et dont l'amélioration nous a paru nécessaire.

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1999-2000

- BLOT Céline. Etude sur les dosimétries dans le cadre de l'enquête STED Rhône-Alpes.

- DELLI D. La cabine ascensionnelle sur grue à tour. Quels avantages ? Etude comparative des conditions de travail d'un grutier avec et sans cabine élevable.

- LECUYER Sylvie. Etude sur les accidents aux mains survenus dans une usine de construction d'autocars et d'autobus en 1999/2000. Rôle et importance des gants de protection.
Notre étude montre que les accidents aux mains sont plus nombreux dans cette entreprise que sur tout le territoire national. Les intérimaires sont les plus touchés. Les plaies par outils tranchants dominent. On peut penser que le taux de ces accidents pourraient diminuer avec le port de gants adaptés.
Une prévention collective pourrait être instaurée, par exemple, au niveau des outils tranchants qui pourraient être munis d'une lame rétractable. Au niveau du bureau des méthodes, peut être serait il possible de diminuer, pour les opérateurs, la multiplicité des tâches à accomplir.
Sur le plan individuel, le port des gants de protection est impératif; un gros effort de la part de l'entreprise a été fait pour fournir des gants adaptés et de qualité. Le plus gros problème reste de les faire porter par les opérateurs et de les motiver. On constate, en effet, que les bonnes habitudes de protection ne sont pas prises au départ, par inertie souvent et peut être à cause du mauvais exemple des opérateurs plus anciens qui ne les ont jamais portés et qui considèrent qu'il est normal de s'accidenter aux mains quand on fait un travail manuel, cela fait partie « des risques du métier ». Un apprentissage des bons gestes à faire avec le bon outil, les mains protégées, est donc indispensable ainsi que des campagnes de prévention, avec photos à l'appui des gestes à ne pas faire, des bons outils à utiliser, de blessures aux mains, qui doivent être répétées régulièrement sous des formes variées pour ne pas lasser les opérateurs.

- MARIN-LAFLÈCHE Isabelle. Sac d'urgence et protocoles médicaux à l'usage des infirmiers(ères) des services médicaux du travail.

- PENEZ Fabienne. Etude d'une cohorte de sujets fortement exposés à l'amiante sur un même site industriel : matériel et méthodes.
Cette étude nous permettra, une fois les résultats obtenus et analysés de mettre éventuellement en évidence une liaison statistique entre certaines pathologies en dehors de celle déjà reconnues, et l'exposition à l'amiante et de comparer nos résultats avec ceux d'autres études de cohorte réalisées ces dernières années.

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2000-2001

- MARCHAL Fabienne. Apport du service médical dans la validation d'une nouvelle tenue de protection. Site nucléaire de COGEMA-Pierrelatte.
Cette étude avait pour premier but de mettre en place un outil d'évaluation des tenues de protection.
L'organisation a été difficile, mais le protocole fonctionne et le Service Médical dispose désormais d'arguments objectifs afin de jouer pleinement son rôle de conseiller pour l'amélioration des conditions de travail. Il y a de nouveaux volontaires, les épreuves sont en cours et permettront d'obtenir la puissance statistique qui a parfois fait défaut. Plusieurs pistes se dessinent déjà pour l'amélioration de cette tenue, qui ne parait pas acceptable en l'état : reprise de la coupe, éventualité d'une ventilation mécanique (à la fois pour diminuer la contrainte thermique et pour améliorer le vécu), mais à étudier avec les contraintes de déplacement du poste de travail...
Enfin, ce travail a mis à nouveau en lumière l'absolue nécessité de travailler en concertation avec les utilisateurs.

- POËY Michel. Agent caténaire. Fiche de situation de travail.

- ZAMOUR-TISSOT Claude. La fiche d'entreprise en service autonome de médecine du travail.
Nous avons pris le parti de commenter les questions plutôt que d'y répondre ce qui nous a amené à différentes remarques :
• Celle de la nécessité d'une lecture dynamique de cette fiche d'entreprise, et du repérage des risque par cartographie.
Cette présentation permettrait une analyse spatio-temporelle des risques.
En effet, ils diffèrent principalement, en fonction des arrêts de tranche, temps fort de la vie de la Centrale.
Celle de la place de la fiche d'entreprise par rapports aux autres outils de gestion du risque en Santé au Travail :
la fiche relative aux conditions de travail,
la fiche d'exposition aux risques,
le dossier médical du travailleur,
le rapport annuel du médecin du travail,
le plan d'activité en milieu de travail.
Tous concernent le médecin du travail qui doit agir dans un collectif de prévention.
Ils participent à la recherche des relations causales et à la mesure des détriments consécutifs à une exposition.
Si la fiche relative aux conditions de travail, la fiche d'exposition aux risques (réalité de l'exposition) et le dossier médical du travailleur (évaluation du détriment ) concernent l'individu ; la fiche d'Entreprise, elle, concerne le collectif.
C'est une photographie de l'entreprise, parfois réductrice, permettant de faire un état des lieux ; et servant à notre sens d'aide à l'élaboration du plan d'activité.
La fiche d'entreprise est un outil de prévention permettant d'apprécier la potentialité de nuisance et il ne faudrait pas vouloir la transformer en matrice emploi - exposition qui concerne la réalité de l'exposition et qui serait la seule valide pour tirer la conclusion d'études épidémiologiques.

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2001-2002

- BALTA Nicole. L'asthme professionnel : pronostic médico-social, aptitude, prévention médicale. À propos d'un cas clinique d'asthme aux isocyanates.
Le pronostic médico-social de l'AP est souvent grave.
Malgré l'éviction de l'agent responsable, plus de 70% des cas évoluent vers un asthme intrinsèque symptomatique, et l'hyperréactivité bronchique non spécifique, critère de gravité, persiste dans 35 à 100% des cas suivant les auteurs.
30 à 40% des salariés sont contraints de quitter leur emploi, avec une perte salariale de 50% s'ils sont réembauchés, ce qui n'est pas la règle car le chômage est hélas une conséquence plus fréquente de l'AP.
Parmi les salariés restant dans l'emploi, 60% restent encore exposés, peu d'entre eux bénéficiant d'un reclassement.
Il existe peu de facteurs, liés au terrain individuel, prédictifs d'une évolution défavorable, en dehors de l'atopie pour certains AP (agents responsables de haut poids moléculaire).
Par contre, la durée d'exposition à l'agent causal ainsi que l'existence d'une hyperréactivité bronchique non spécifique au moment de l'éviction sont de mauvais pronostic. Il est donc essentiel de faire un diagnostic précoce afin de soustraire le salarié au risque le plus tôt possible, l'éviction étant la seule thérapeutique efficace.
La détermination de l'aptitude et du maintien d'aptitude est souvent délicate, et fera suite à la confrontation la plus précise possible de trois paramètres :
-la gravité de l'asthme
-les caractéristiques du poste de travail
-les conséquences médico-sociales, souvent lourdes, de l'AP.
Cette prévention primaire de l'AP fera aussi intervenir des mesures techniques collectives et individuelles.
La prévention secondaire de l'AP doit être bien sûr en premier lieu l'éviction. Si elle est impossible, des mesures techniques peuvent être proposées, mais pour certaines expositions seulement. En effet, seule l'éviction totale est admissible dans le cas d'agents responsables tels que les isocyanates, pour lesquels même une très faible concentration peut provoquer des crises d'asthme.
Les EFR doivent occuper une place importante en prévention. Pour cela, le médecin du travail, s'il ne peut réaliser de spirométrie lui-même dans le cadre professionnel, doit établir :
- une collaboration avec le pneumologue traitant pour le suivi fonctionnel de l'asthme
- un plan d'action préventive concernant les salariés exposés, les débitmétries de pointe étagées représentant un élément de surveillance de choix malgré leurs limites.
Il faut aussi penser si nécessaire à la mesure de l'hyperréactivité bronchique non spécifique, qui est à la fois un outil diagnostique si la spirométrie n'est pas concluante, et un critère de sévérité de l'AP.
La polyvalence professionnelle fréquemment rencontrée dans les collectivités territoriales rend la prévention médicale à la fois plus complexe du fait de la diversité des expositions, mais en même temps mieux applicable théoriquement en termes d'aménagement de poste.
Le cas clinique présenté dans cette étude appelle des précisions diagnostiques, ainsi qu'un suivi médical et fonctionnel respiratoire régulier. L'aptitude médicale de ce peintre devra être réexaminée périodiquement.
Cet exemple entrerait d'ailleurs dans le cadre de l'action de prévention qui sera proposée aux collectivités, organisée en trois grands axes :
1- l'analyse de l'existant : identification des risques respiratoires.
2- l'information des agents territoriaux sur les nuisances respiratoires et les moyens de s'en protéger.
3- le suivi médical et fonctionnel respiratoire, par des débitmétries de pointe, d'utilisation simple et peu coûteuse, chez les agents exposés, ou après éviction dans le cadre d'un suivi d'AP.


- BAZELAIRE-PHILIPPE Hélène. Fiches d'entreprise des Textiles Chomarat.

- ETIENNE-MILLIER Corinne. Les ATSEM (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles). « Leurs conditions de travail ». Étude.
• La fonction et le rôle de l'ATSEM au sein de l'école, sont en pleine évolution,
• La reconnaissance de ses contraintes de travail physique et mental, mérite d'être mieux encore appréciée à sa juste valeur,
• L'ambiguïté de la « mise à disposition de l'enseignant » et de son « intégration à l'équipe pédagogique » doit être levée,
facteurs déterminants qui pourraient être utilement pris en compte dans le cadre d'un règlement intérieur général et commun, définissant avec précision l'emploi du temps type et les tâches à accomplir par une ATSEM.
Ce règlement, élaboré en étroite collaboration par les parties intervenantes (Education nationale - Collectivités) laisserait une souplesse d'adaptation à chaque école.
Cette « adaptation » du règlement général se ferait de plein accord entre le directeur de l'école, les enseignants de l'école maternelle et l'ATSEM pour être soumis à l'aval final de l'employeur.
Il va sans dire que le règlement général et commun doit traduire concrètement la volonté d'amélioration des conditions de travail de l'ATSEM,
Et que cette volonté exprimée se traduise également par des « prescriptions » au niveau de l'organisation et de l'aménagement intérieur des locaux.


- JEANNERET Christelle. Internet pour le médecin du travail : sélection et évaluation de sites.
Prix PARSAT (Partenaires de la santé au travail) 2002.

- KLING Laurence. Consultation spécialisée de travail sur écran : Analyse de 85 fiches de synthèse médico-professionnelles.

- LADREYT Jean-Thomas. Etude d'un poste de désinfection manuelle d'endoscopes. Utilisation du glutaraldéhyde et évolution des pratiques.

- MACADRE Dominique. La responsabilité du médecin du travail à partir d'une étude effectuée auprès d'une compagnie d'assurances : le Sou Médical.
Sans connaître l'accroissement des mises en cause de médecins dans certaines spécialités, le médecin du travail peut lui aussi être mis en cause dans l'exercice de sa profession. Mais il ne faut pas confondre mise en cause et sanction, nous remarquons que sur les 18 dossiers soumis à notre étude une seule sanction a été prononcée et par le conseil de l'ordre.
La qualité de salarié, mais avec une indépendance technique dans ces décisions, du médecin du travail retentit sur son mode de responsabilité et semble compliquer les choses sur le plan du droit.
Sa mise en cause a lieu principalement dans les cas d'aptitude-inaptitude, lors des vaccinations et dans les cas de violation de secret professionnel.
Les salariés redoutent de voir des secrets dévoilés à l'employeur, le respect du secret est primordial pour les médecins du travail et le garant d'une médecine de qualité, il ne doit pas constituer un obstacle à l'information individuelle et collective sur les risques professionnels.
Plusieurs plaintes ou réclamations ont trait à des problèmes d'examens complémentaires.
La responsabilité administrative du médecin du travail vis à vis de l'employeur est rarement mise en cause : en tant que salarié on ne pourra mettre en cause que notre responsabilité contractuelle à condition que l'on démontre une faute lourde d'une exceptionnelle gravité qui doit être commise dans l'intention de nuire.

- MARCONI Alain. Exposition à la méthyléthylcétone (MEK) chez des salariés dans une usine d'impression de nappes.

- d'ORNANO Stéphane. Analyse critique du tableau de maladie professionnelle n° 98 : affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges lourdes fondée sur des exemples concrets.

- PARENT (TRAN BA LOC) Marie. A partir d'une exposition à l'éther dans un service hospitalier, histoire d'une démarche originale en médecine du travail : de la toxicologie à la souffrance au travail.

- PLASSE Fabienne. Étude de l'éclairage du laboratoire de microbiologie de l'hôpital Édouard Herriot.

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2002-2003

- BERGMAN Cyril. Les cordistes, une profession à part dans le BTP.
Au total, on a vu que les travaux sur cordes sont une activité à risque important dans le BTP. Les accidents graves voire mortels ne sont pas rares, au vu de ce que nous rapportent les cordistes vus en consultation. Par ailleurs, un organisme de formation a contacté ses anciens élèves ; sur 107 questionnaires remplis, 26 % des cordistes ont été victimes d'un accident du travail sur une période de 5 ans au maximum, dont 10,3 % étaient spécifiques des travaux sur cordes, tels que chutes de hauteur, chutes de pierres, erreurs de manipulation des cordes, décrochages de points d'ancrages. Malheureusement, en l'absence de chiffres utilisables, il est difficile de comparer les TSC aux autres professions du BTP.
Les risques encourus découlent principalement du travail en hauteur et des manipulations sur cordes.
Pour autant, il est possible de minimiser ces risques ; ceci passe principalement par une formation adéquate et entretenue, l'utilisation d'un matériel adapté et renouvelé régulièrement ou lorsque cela est nécessaire, le respect des phases de préparation et d'équipement d'un chantier.
L'utilisation du matériel se heurte malheureusement aux habitudes de travail. Ainsi, nombre de cordistes vus en consultation n'utilisent pas la seconde corde, dite de sécurité ; elle serait responsable d'une gêne, principalement due aux blocages de l'anti-chute mobile. Un nouveau type de matériel devrait voir le jour en 2004, qui permettra peut être l'adoption de la corde de sécurité.
Par ailleurs les stratégies de déni du risque, qui sont très présentes dans cette profession, n'encouragent pas l'application des procédures de sécurité.
Mais une question essentielle reste le champ d'action des cordistes. Ce champ d'action ne peut raisonnablement pas être réduit au milieu naturel, car les cordistes sont parfois irremplaçables en milieu urbain.
Cependant, les nacelles actuelles permettent une élévation à concurrence de 78 mètres, ce qui correspond à un immeuble de 26 étages ; leurs travaux sur ce type d'immeubles de moins de 78 mètres de hauteur pourraient être limités aux cas où l'accès à la façade de l'immeuble ne permet pas le positionnement d'une nacelle.
Malheureusement, le travail en sécurité reste plus coûteux, et se heurte souvent à l'argument économique.
C'est pourquoi l'action des services de Médecine Préventive est cruciale dans cette profession, notamment dans le cadre des reclassements qui augmenteront très probablement dans les années à venir.


- CASCHERA Gilbert. Etude ergonomique de l'atelier garantie : en prévision de l'amélioration des accidents de travail et de la sécurité.
Le projet initié en Mars 2002, de manière concomitante par le Service Médical, le cabinet ETO, La Direction des Ressources Humaines, le CHSCT, lors des réunions de COMEX; afin df améliorer les Conditions de travail et de Sécurité de l'Atelier Garantie et Recours fournisseurs, sera avalisé dès le 02/10/2003 par le groupe Organisation Atelier. Le redémarrage de l'activité normalisée pourra avoir lieu durant le dernier trimestre 2003. Mais il reste une interrogation concernant la compatibilité de cette nouvelle méthode de travail avec les autres partenaires de RENAULT VI.

- CATELAIN-LAMY Amandine. Sensibilisation au cuir de chaussures induite par une dermatite irritative des pieds.
L'allergie de contact aux chaussures est relativement fréquente avec comme principal allergène le chrome. Le contact permanent du cuir associé à une fragilité cutanée ne fait que favoriser la sensibilisation. Ces deux facteurs sont à prendre en compte dans la prévention des DAC.
Au niveau professionnel, ces deux exemples soulignent l'intérêt majeur d'inscrire tout fait accidentel ou inhabituel survenu en service, dans le registre des accidents de travail bénins, pour une meilleure indemnisation.


- DUBOIS Margaret. Utilité des gants de protection chez les peintres applicateurs de résines époxy. À propos d'un cas d'allergie aux protéines de latex et aux résines époxy. Analyse des risques liés à l'exposition aux résines époxy et aux éthers de glycol.
Le cas rapporté d'allergie au résines époxy et au latex est une illustration des risques auxquels les peintres sont exposés. La fréquence d'utilisation des revêtements à base de résines, en particulier époxydiques, risque de voir se développer ces pathologies allergisantes si les équipements de protection ne sont pas correctement utilisés et aussi souvent que cela est nécessaire.
Des recommandations doivent être faite pour favoriser le port des gants trop souvent délaissés en raison du manque d'information.
Le médecin du travail se doit d'être vigilant, à la recherche de tout symptôme en relation avec une exposition. Il est important de ne négliger aucune pathologie dont un salarié ferait état, d'une part, parce que l'on risque de voir se pérenniser cette pathologie, d'autre part, parce que celle -ci peut s'aggraver.
Il doit par le biais de l'information contribuer à améliorer les conditions de travail et ne pas minimiser les risques car si les dangers présentés par chacun des constituants des peintures et autres revêtements spéciaux sont réduits du fait de leur faibles teneurs, la somme globale des expositions n'est sans doute pas sans conséquence.
Il faut garder à l'esprit que certains salariés font de l'application tout au long de l'année, que les produits qu'ils utilisent sont variés et que certains posent problème en raison des incertitudes qui existent sur leur toxicité à long terme.


- FAUCON-DELATTRE Marie-Joseph. Une population d'anciens exposés à l'amiante. Analyse du suivi radiologique (radiographie pulmonaire et tomodensitométrie thoracique) de 195 salariés. Analyse de la pathologie de l'amiante décelée de 1981 à 2002.
Le but de ce travail était d'évaluer l'apport de la tomodensitométrie thoracique par rapport à la radiographie simple standard de face, dans le dépistage de la pathologie liée à l'amiante.
Nous avons donc comparé ces deux examens radiologiques chez une population de 195 salariés de la chimie, tous anciens exposés à l'amiante.
Ces chimistes, chaque année, passaient une radio thoracique et ils ont bénéficié d'une T.D.M. thoracique après l'âge de 50 ans, selon les recommandations de la conférence de consensus du 15 janvier 1999.
Cette étude a été possible grâce à la prise en charge de cet examen par l'entreprise.
Dans cette étude, nous avons également analysé la pathologie de l'amiante qui s'est déclarée sur le site de 1981 à 2002.
1 Sur les radiographies, 45 anomalies pouvant se rapporter à l'amiante ont été détectées.
La T.D.M. thoracique a été confirmative d'une pathologie relevant de l'amiante dans 15 cas (plaques pleurales).
Dans un seul cas la T.D.M. a permis de dépister des plaques pleurales, passées inaperçues à la radio : défaut de lecture temporaire, puisque celles-ci ont été relevées par le même examinateur sur le cliché suivant, 6 mois plus tard.
Si la T.D.M. a été confirmative de lésions bénignes dans 15 cas, elle n'a pas dépisté de lésions graves. Ce n'est donc qu'un examen d'appoint, et dans notre population 45 T.D.M. auraient suffi pour un dépistage exhaustif.
En conclusion :
- cet examen ne peut être un outil de dépistage.
- il soumet le patient à une irradiation non négligeable : 4,8 mSv contre 0,1 mSv pour la radio.
- son coût reste élevé
2 La pathologie de l'amiante constatée sur ce site met en évidence l'importance que fut ce risque dans l'industrie chimique.
La scène inaugurale des mésothéliomes est clinique. Pour les cas de pathologie maligne, les clichés thoraciques de référence (ceux effectués avant la mise en évidence de la pathologie) étaient étiquetés nomaux. Les examens radiologiques ne sont qu'une aide au diagnostic et inutiles comme outil de dépistage.


- FRITSCH Emmanuel. Le retour à l'emploi des épileptiques opérés.
Résumé

- JACQUEMIER Christiane. Cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction dans les laboratoires. Identification et première approche de l'exposition des salariés dans quatre laboratoires du Centre Hospitalier Lyon Sud.
Cette observation sur le terrain nous a permis d'avoir une idée plus précise des produits manipulés, de constater l'évolution rapide des techniques et d'avoir une meilleure appréhension des expositions des personnels de laboratoire.
Nous pouvons ainsi faire quelques propositions.
Les produits utilisés et les techniques de manipulation varient dans le temps, cela influe sur l'exposition des personnels de laboratoire. Celle-ci doit donc faire l'objet d'une évaluation régulière. L'utilisation d'un questionnaire qui prend en compte les produits mais aussi les facteurs qui interviennent sur l'exposition comme la quantité utilisée, la durée, la fréquence, les moyens de protection (collective et individuelles) permettrait de suivre les salariés de manière plus précise.
Certains produits comme la benzidine et la NNDMF devraient faire l'objet d'une réflexion en vue d'une substitution si cela est techniquement possible.
Dans tous les cas, le niveau d'exposition doit être limité en privilégiant les mesures collectives ainsi il est nécessaire que les techniciens disposent de sorbonnes plus nombreuses dans certains secteurs notamment en hormonologie.
Les techniciens devraient disposer en priorité de gants en nitrile quand ils manipulent des solvants et des solutions aqueuses.
Le stockage et la signalisation doivent être améliorés avec utilisation si possible d'un logo ou cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction écrits en pleine lettres. L'évacuation des produits qui ne sont plus utilisés devra être envisagée.
La formation et l'information des salariés doit certainement être plus régulière. Il serait intéressant que chaque laboratoire ait un responsable de sécurité qui assure le suivi des produits, des protocoles.
Cette étude a permis d'identifier les produits CMR dans différents laboratoires du Centre Hospitalier Lyon Sud ainsi que leurs modes d'utilisation. Cependant, ce travail ne permet pas de quantifier les niveaux d'exposition des salariés qui manipulent les CMR. Une étude complémentaire devra être réalisée en ciblant les postes où sont manipulés les produits CMR de catégorie 1 et 2 afin de mesurer les niveaux d'exposition de façon quantitative.


- MIANNAY Alice. Le rôle du médecin du travail dans le maintien dans l'emploi. Une étude dans la région Rhône-Alpes.
Prix PARSAT (Partenaires de la santé au travail) 2003.

- MILON-AUGER Sabine. Données actuelles sur la toxicité des fibres de substitution à l'amiante.
L'évaluation du risque lié aux fibres minérales artificielles est très complexe pour plusieurs raisons :
II existe une grande variété de fibres minérales artificielles, aux caractéristiques chimiques et morphologiques très différentes.
La connaissance des mécanismes physiopathologiques de la toxicité de ces fibres est limitée et les résultats des études animales et in vitro sont difficiles à extrapoler chez l'homme.
Pour les pathologies pulmonaires malignes il faut en effet opposer les résultats des études in vivo chez l'animal, qui ont montré un potentiel tumorigène certain (par inhalation et/ou inoculation) pour de nombreuses fibres (laines d'isolation, FCR, certains whiskers, certaines variétés de sépiolite), et les études épidémiologiques chez l'homme, où si un risque ne peut être exclu, les incertitudes demeurent pour l'ensemble des fibres. La plupart des experts recommandent donc une grande prudence.
En effet, compte tenu du temps de latence des pathologies respiratoires malignes, la puissance des études épidémiologiques est limitée pour détecter des maladies rares comme le mésothéliome, ou une augmentation du risque pour des maladies non spécifiques et multifactorielles telles que le cancer bronchique.
Les études épidémiologiques publiées depuis la dernière évaluation de ces fibres en 1988 par les monographies du CIRC ne montrent pas de risques accrus de cancer du poumon ou de mésothéliome liés à une exposition professionnelle au cours de la fabrication de FMA, et montrent des indications insuffisantes globalement pour tout risque de cancer.
D'autre part, l'industrie a consenti des efforts considérables pour mettre au point des matériaux nouveaux, aux propriétés isolantes semblables à celles des anciens produits, mais qui disparaissent des tissus corporels beaucoup plus rapidement (moins biopersistants ).
Certains de ces nouveaux matériaux ont été testés pour leur cancérogènicité et la plupart d'entre eux se sont révélés être non cancérogènes, ou ne causer des tumeurs chez l'animal de laboratoire que dans des conditions d'exposition très particulières et limitées.
Le groupe de travail des monographies a donc conclu que seuls les produits les plus biopersistants demeurent classés comme « peut-être cancérigènes pour l'homme » (2B)
En ce qui concerne les pathologies pulmonaires non malignes :
- il n'y aurait pas de risque de fibrose (pour les fibres pour lesquelles des informations sont disponibles), mais l'exposition cumulée aux FMA est très faible, ce qui ne permet pas d'exclure l'existence d'un risque à des doses plus élevées ;
- un lien avec la présence de plaques pleurales bénignes n'a été établi que pour les FCR.
- Enfin, le rôle des FCR dans la survenue de pathologies respiratoires chroniques non spécifiques est possible, mais l'association à des cofacteurs impose la réserve.
L'implication des FMA dans la survenue de pathologies extrapulmonaires n'est prouvée avec certitude que pour certaines dermatoses.
De plus la commercialisation actuelle de produits composites associant plusieurs substances toxiques, risque d'aggraver la complexité de la toxicologie des FMA.
De cette revue de littérature, il ressort donc nettement que nos connaissances sur les risques toxiques des fibres de substitution de l'amiante sont encore imparfaites, à l'inverse de celles sur l'amiante.
Le manque de recul et de résultats concluants des études épidémiologiques doivent inciter à une grande prudence et à l'application de règles de prévention au moins aussi draconiennes que pour l'amiante.
Il est indispensable que les niveaux d'exposition pour les utilisateurs soient aussi faible que possible, et il est nécessaire de développer des études concernant ces utilisateurs de fibres de substitution, population large pour laquelle on ne dispose d'aucune information.

MUS Olivier. L'absentéisme aux Hospices Civils de Lyon pour raison médicale. Etude de prévalence sur une journée (15 janvier 2003).
6.71% des agents absents au 15/01/2003 (dernière requête effectuée le 30/04/2003), cela représente un effectif de 1271 personnes.
L'absentéisme entraîne une désorganisation des services immédiatement avec une surcharge de fatigue pour le personnel restant, et à moyen terme lors du retour de l'agent absent par la perte de son savoir professionnel.
32.73% d'arrêt de plus de 90 jours, avec 331 arrêts qualifiés en CLD ou CLM. Ces motifs médicaux sont à étudier afin de faciliter la reprise des agents à un stade précoce, lorsque cela est possible.
Il ne faut pas se focaliser sur le contrôle médical, mais essayer en amont de réduire les situations génératrices d'arrêts prolongés par les pathologies qu'elles peuvent créer.
Il faut anticiper plus rapidement la reprise de travail, pour préparer au mieux au sein du service le poste de travail.
Il faut analyser les arrêts de courtes durées générateurs de désorganisations des services et qui peuvent pour certains être éviter par des moyens simples (ex : meilleure couverture vaccinale)
II faut explorer les moyens mis en place dans d'autres établissements, et les adaptés à la situation des HCL (ex : horaires de travail à la carte).


- PARCHIN-GENESTE Nadine. Ressenti des Conditions de Travail des prestataires d'une installation nucléaire de base. C.N.P.E. Bugey Année 2002.
La nouvelle analyse des questionnaires des prestataires ayant accepté de participer à l'enquête permet de quantifier, pour cette population, le ressenti de la latitude de décision, de la charge mentale, du support social, et de la charge physique
Ce travail ouvre la perspective d'études intéressantes à la recherche de lien entre le ressenti des conditions de travail et la dégradation de l'état de santé des salariés, constatée par les médecins du site du CNPE du Bugey.
Une telle évaluation devrait bien entendu reposer sur le recueil simultané des indicateurs de santé d'une part et des données psychosociologiques d'autre part, grâce à une étude basée sur une méthodologie rigoureuse.
Au total, on constate que mener une enquête en milieu de travail n'est pas une tâche aisée, d'autant plus s'il s'agit d'aborder des domaines emprunts de subjectivité (ressenti des conditions de travail) et susceptibles de remettre en cause un système organisationnel.
Dans le cadre d'une telle démarche, il est toujours fondamental de définir les objectifs à priori, d'en informer toutes les parties prenantes (hiérarchie, population d'étude, enquêteurs...) et de s'assurer de leur adhésion au principe de l'étude et de la volonté de prendre en considération les résultats.

- SOLODKY (FAVRE) Marie-Laure. Simplification de la bibliothèque RHODIA pour la rédaction du paragraphe 4 des fiches de données de sécurité.
En conclusion, ce travail nous a enrichi à plusieurs égards.
Il nous a tout d'abord permis de rechercher et ainsi connaître la législation sur les FDS.
Puis nous avons établi des contacts avec les différents intervenants nécessaires à l'élaboration des FDS comme les toxicologues, les chimistes, les responsables sécurité... pour comprendre les rouages de rédaction de ces fiches. Cela nous a aussi aidé à connaître le travail des salariés ci-dessus et a ainsi facilité notre perception d'une vision globale de l'entreprise.
Nous avons enfin découvert un aspect de la mission du médecin du travail en service autonome. Il se situe dans un groupe ou interviennent différents acteurs et nous avons pu ainsi apprécier son rôle et l'importance de son avis dans la rédaction de la partie 4 des FDS.
Nous souhaitons que cet outil de travail simplifie réellement la tâche des rédacteurs en leur laissant moins d'espace de choix. En effet, en tenant compte de la toxicité de la substance décrite au paragraphe 3 et des phrases de risque données au paragraphe 15 des FDS, le rédacteur trouvera les phrases correspondantes dans la nouvelle bibliothèque Rhodia.
Le travail de rédaction semble ainsi davantage systématisé et non plus laissé à l'appréciation du rédacteur, ce qui paraît éminemment variable. La rigueur du travail est ainsi améliorée, ce qui était le but initial des docteurs Cornillon et Deprès.

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2003-2004

- BONNET (CHIPIER) Valérie. Approche descriptive des conditions de travail dans un établissement de soins de longues durées accueillant des personnes âgées.

- CHANCHARME (FRANCHINI) Isabelle. Les résines fluorées : utilisation et toxicité respiratoire. A propos d'un cas survenu en 2003.

- CHELGHOUM (DIEUDONNE) Farida. Évolution des maladies professionnelles reconnues aux Hospices Civils de Lyon au cours des 40 dernières années.

- COATLEVEN (BERLIER) Cécile. Mise en place de la dosimétrie opérationnelle pour la surveillance du personnel hospitalier exposé aux rayonnements ionisants : exemple de l'unité de soins du service de médecine nucléaire de l'hôpital cardiovasculaire et pneumologique Louis Pradel de Bron.

- DIDON (AARON) Bérengère. La place de la réinsertion professionnelle dans le soin des patients toxicomanes traités par Méthadone. A partir d'une étude de 45 cas.

- GIRTANNER (BRUNEL) Laurence. Aide à la décision pour la reconnaissance des maladies professionnelles du tableau 57. Proposition d'une grille médicale et technique.
Prix PARSAT (Partenaires de la santé au travail) 2004.

- LEMONNIER (ESPARCIEUX) Colette. Évaluation de l'exposition aux cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Étude réalisée à l'usine P.C.A.S. de Bourgoin-Jallieux.

- LUSAMVUKU Évelyne. Étude rétrospective de l'exposition au 4,4'-méthylène-bis-(2-chloroaniline) (MOCA) des salariés d'une entreprise de plasturgie.
Des études de l'INRS confirmaient déjà le niveau d'exposition nettement supérieur chez certaines catégories de salariés, les chefs machines étant beaucoup plus touchés que les mouleurs exposés à la résine en cours de polymérisation et les autres catégories travaillant sur le produit fini.
Il n'y donc pas de risque de contamination lorsque la transformation chimique est effectuée. Les expositions sont d'autant plus faibles que le poste est éloigné du poste de chargement de la MOCA.
Les mesures de prévention préconisée par la législation diminuent le niveau d'exposition lorsqu'elles sont appliquées.

- MERIAUX (SULMON) Claire. Tunnelier et accidents de décompression. A propos de 33 observations chez les tubistes du chantier du tunnel de Caluire (Rhône).

- SELLIER (GUILLAUD) Brigitte. Allergie au latex chez les soignants. Analyse de 137 questionnaires recueillis entre mars 1996 et mars 2002.

- ZORZOPIAN Isabelle. Étude de la pénibilité par cardiofréquencemétrie du travail saisonnier chez des ouvriers agricoles d'âge mûr.
La cardiofréquencemétrie est un outil particulièrement fiable pour évaluer objectivement la pénibilité d'un poste de travail.
Cette évaluation se fait sur la globalité du poste, mais aussi en étudiant la courbe des fréquences cardiaques et les données calculées.
Cette étude, malgré le faible nombre de cas, montre que la cardiofréquencemétrie est particulièrement intéressante lorsque des anomalies sont découvertes lors de l'examen de la visite d'aptitude, et ce notamment dans ce type de population d'âge mûr, et peu ou pas du tout suivie médicalement.
On pourrait d'ailleurs envisager de la proposer systématiquement à cette population de manière à :
- créer des aménagements de poste, notamment au niveau des horaires de travail (limitation des heures supplémentaires, décalage des horaires d'après midi de manière à éviter les heures de forte chaleur, instauration de pauses au cours de la journée permettant aux salariés de boire, conseils vestimentaires... ).
- prévoir des consultations spécialisées en cardiologie avec épreuve d'effort en cas de résultats anormaux.
La cardiofréquencemétrie sera alors une aide précieuse en Santé au Travail pour contrôler la compatibilité de l'état de santé du travailleur avec les contraintes de son poste.

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2004-2005

- APPRIOU Nathalie. Rédaction d'un protocole d'utilisation « en ambulatoire » du MEOPA pour l'hôpital de Vienne. Exposition des agents hospitaliers et problématiques à venir.

- BONY Marie-Thérèse. A propos de deux méthodes d'évaluation du risque lié aux manutentions manuelles : application pratique et analyse.

- BRESCIA Laurent. Enquête sur le retentissement en milieu de travail de la canicule de l'été 2003 en Rhône-Alpes.
Tout d'abord, malgré une représentativité très limitée, nous pouvons dégager quelques grandes lignes de cette enquête.
L'information et la prévention doivent s'adresser à tous les salariés et plus particulièrement à ceux présentant des facteurs de risque tels que :
> Age supérieur à 50 ans ;
> Existence de pathologie chronique (cardio-vasculaires, respiratoires, métaboliques, ...) ;
> Antécédent d'accident lié à la chaleur (coup de chaleur, hyperthermié) ;
> Le secteur d'activité (BTP, industrie) et le poste occupé (activité physique intense, poste de travail générant de la chaleur ou sans protection contre le soleil)
De nombreux moyens de prévention existent, qui peuvent permettre de limiter les conséquences des fortes chaleurs sur la santé des travailleurs, avec le concours du médecin du travail.
Cette collaboration commence en amont de la prise en charge d'éventuels accidents liés aux fortes chaleurs en milieu professionnel, dans l'intégration par l'entreprise du phénomène caniculaire comme un risque professionnel potentiel à part entière, devant être appréhendé comme les autres dans l'évaluation des risques au sein de cette même entreprise. Mais cette évaluation et cette appréhension doivent composer avec le caractère imprévisible d'une canicule et la difficulté de prendre en compte la météorologie, tandis qu'une réponse idéale est de pouvoir arrêter rapidement ou bien réduire l'activité et/ou la cadence.
Enfin, du fait des problèmes, dans un futur proche, de vieillissement de la population active avec le recul de l'âge de départ à la retraite, il nous faut de plus en plus anticiper et communiquer sur ce thème pour sensibiliser les entreprises, tout en restant pragmatique pour ne pas discréditer nos propos. Le renforcement de notre présence sur le terrain pourra aussi nous aider à aller dans ce sens.

- ESTRABAUD Carole. Évaluation du risque chimique dans une entreprise de peinture.
La loi impose aux employeurs de veiller à la préservation de la santé de leurs salariés. L'évaluation des risques au poste de travail contribue à cette démarche. Elle est obligatoire et doit être consignée dans le document unique. L'évaluation du risque chimique est difficile pour l'employeur qui ne possède pas de connaissances en chimie et doit mettre en œuvre des mesures préventives à partir de données non maîtrisées : danger des substances, informations communiquées par le fournisseur, degré d'exposition des salariés, nombre d'agents chimiques mis en cause.
Nous avons réalisé l'évaluation du risque chimique d'une entreprise de peinture en bâtiment à l'aide de la méthode MRP de l'INRS. Nous avons jugé cette méthode adaptée aux besoins de l'entreprise car de nombreuses préparations y sont utilisées sans différences dans les modes d'exposition. Nous n'avions donc pas besoin de réaliser une évaluation semi-quantitative. Nous voulions en revanche une méthode permettant de travailler avec un nombre élevé de produits. Nous avons utilisé un logiciel, EvarisT, qui applique la méthode MRP. EvarisT dispose également d'une base de données sur les substances actives. Des fiches simplifiées de données de sécurité destinées aux salariés ou à l'employeurs peuvent être éditées avec le logiciel. EvarisT s'est révélé être un outil bien adapté à nos besoins malgré ses points faibles : lourdeur de la saisie des fiches de données de sécurité et absence d'évaluation semi-quantitative.
Notre travail nous a permis de constater certaines difficultés que rencontrent les petites et moyennes entreprises dans les différentes phases de leur démarche d'évaluation du risque chimique. L'inventaire des produits, le recueil des fiches de données de sécurité, la constitution des groupes d'exposition homogène sont des étapes laborieuses dans leur mise en oeuvre. Les résultats que nous avons obtenus nous ont cependant démontré que l'intérêt d'un tel travail ne se résume pas à la satisfaction d'une obligation réglementaire. Nous avons pu faire un bilan complet de l'utilisation des préparations chimiques dans l'entreprise, mettre en évidence un risque dont l'importance était sous-estimé, proposer la substitution des produits les plus dangereux et préparer des fiches simplifiées pour l'information des salariés. Nous jugeons que le niveau de risque chimique global dans l'entreprise est faible et cette appréciation repose sur les résultats d'une démarche cohérente et validée.
Alors que la réforme de la santé au travail insiste sur les missions de tiers-temps du médecin du travail, nous avons vécu cette évaluation du risque chimique comme une illustration de l'utilité de notre rôle.


- MASSARDIER-PILONCHERY Amélie. Evaluation à 5 ans des troubles musculosquelettiques dans une blanchisserie hospitalière.
OBJECTIF
Une enquête a été réalisée dans une blanchisserie hospitalière afin de suivre la fréquence des troubles musculosquelettiques des agents de sexe féminin 5 ans après une première étude.
METHODE
Cette enquête transversale a été réalisée dans les mêmes conditions que l'étude précédente. La fréquence des troubles au niveau des membres supérieurs, inférieurs et du rachis a été évaluée ainsi que la perception des conditions de travail lors d'un entretien semi-dirigé basé sur le même questionnaire que celui utilisé 5 ans auparavant. Cette approche a permis d'analyser l'évolution de la fréquence des plaintes, de la perception du travail. La corrélation entre la perception du travail et la fréquence des plaintes a également été étudiée.
RESULTATS
La population étudiée était en moyenne moins âgée en 2004 : 39,1 ans (±10,2) contre 41,3 ans (±10,5).
Le nombre de plaintes au cours des 12 derniers mois était moindre en 2004 (3,5 sites anatomiques contre 4,1). La fréquence des troubles au cours des 12 derniers mois était en baisse au niveau de tous les sites anatomiques étudiés sauf pour les coudes (non significatif). Seule la diminution concernant les épaules est significative, avec 57 agents (77 %) en 1999 et seulement 40 agents (58 %) en 2004 (p=0.01).
La perception du travail s'est améliorée de façon globale. Le travail est jugé comme moins répétitif, avec une cadence moindre, demandant moins de force au niveau musculaire, moins de concentration. Il est cependant considéré de complexité semblable, aussi monotone. La perception du stress ressenti au travail est stable.
La fréquence de certaines plaintes semblait liée aux conditions de travail. La relation significative entre la perception d'un travail stressant et les atteintes du coude n'est pas retrouvée en 2004, mais un lien significatif est mis en évidence avec les atteintes du rachis cervical. Par contre une relation significative est retrouvée entre les atteintes du coude et la cadence de travail, les atteintes des poignets et des mains et la répétitivité des gestes.
CONCLUSION
Malgré une diminution globale en 5 ans, la fréquence des troubles musculosquelettiques dans cette population reste à un taux élevé par rapport aux fréquences observées dans d'autres populations. Ce type d'étude pourrait être pérennisé afin de permettre un suivi de l'état de santé des salariés de la blanchisserie et de mesurer l'efficacité des améliorations des conditions de travail engagées.


- NOURRY Delphine. Les maladies professionnelles reconnues au sein du personnel des Hospices Civils de Lyon : étude rétrospective de 1967 à 2004.
Objectif: Une étude rétrospective évaluant l'évolution des pathologies professionnelles reconnues au sein du personnel non médical des Hospices Civils de Lyon (H.C.L.) de 1967 à 2004 a été réalisée.
Méthode : Pour chaque pathologie, différentes variables (sexe, date de constatation, grade, service...) ont été recueillies et analysées.
Résultats : Au sein du personnel des H.C.L. de 1967 à 2004,1117 cas de maladies professionnelles ont été reconnus (effectif annuel total étant d'environ 16 000 agents sur cette période). Les femmes sont les plus atteintes (84,5% des pathologies) mais 80% de l'effectif est féminin. Les infirmières et les aides-soignantes sont les personnels les plus touchés (mais proportionnellement à leur représentativité dans l'effectif total).
Les pathologies infectieuses prédominent (63,1% des cas) avec surtout des hépatites virales (50,5% des pathologies et 80% des pathologies infectieuses). Les hépatites B représentent 27,8% des hépatites, les hépatites non définies 59,3%, les hépatites C 7,1% et les hépatites A 5,5%. Les autres pathologies infectieuses sont par ordre décroissant la gale, la tuberculose et les kérato-conjonctivites infectieuses.
Les pathologies allergiques (19,1% des cas) sont essentiellement dues au latex (44,7% des problèmes allergiques) et au formaldéhyde (18,1%).
Les affections périarticulaires (10,2% des pathologies) touchent surtout les ouvriers et les affections lombaires avec hernie discale (4,4 % des pathologies) les aides-soignantes.
Conclusion : Des moyens de prévention efficace ont permis la diminution de certaines pathologies (vaccination contre l'hépatite B ; introduction des gants en latex non poudrés). Les affections périarticulaires sont les pathologies actuellement préoccupantes.


- POTHERET Dominique. Le cycle de fabrication d'un comprimé. Étude de postes et analyse.
Notre travail trouve son origine dans le symptôme décrit par une salariée en poste sur une chaîne de fabrication d'un médicament.
Nous avons été amenés à conduire, d'une part une étude des postes concernés par la manipulation des composants du médicament, et d'autre part une série d'entretiens auprès des salariés occupant ces postes.
Ces deux axes de notre étude nous enseignent que le risque de banalisation des symptômes qui ne gênaient pas outre mesure les personnels puisqu'ils ne s'en plaignaient pas, est réel. Le médecin du travail doit toujours garder en tête ce risque dans sa pratique. C'est ainsi qu'il pourra anticiper les symptômes qui lui permettront d'ajuster ses questionnements à la fois lors des entretiens médicaux et des études de postes.
C'est grâce à ces symptômes, même banaux, qui doivent être relevés et soulignés par le médecin du travail que les protocoles de protection et de prévention seront les plus efficaces.


- REYMOND MATHIEU Isabelle. Évaluation des risques pour la santé aux postes de travail de la cellule olfactive du laboratoire de contrôle analytique Rhodia Organique – Usine de Saint-Fons.
La cellule olfactive a une fonction très importante au sein de Rhodia car elle permet un contrôle de qualité des produits en-cours des produits en-cours et des produits finis. Le contrôle des produits en cours peut permettre d'améliorer une fabrication si nécessaire et celui des produits finis permet de vérifier leur conformité. Les produits testés à la cellule olfactive sont tous à usage de parfumerie ou à usage alimentaire, leurs qualités olfactives ou gustatives sont donc primordiales.
L'activité de la cellule olfactive concerne des produits dont la nocivité est minime, à faible pouvoir de diffusion atmosphérique. Ce sont de simples irritants. Aucun d'eux n'est classé CMR.
Il est à noter que nous n'avons pu obtenir aucun renseignement pour un des produits testé de manière très occasionnelle par la cellule.
L'exposition aux produits lors de l'inhalation est faible. On a en effet pu montrer que la concentration inhalée est huit fois moins importante que la concentration du ciel du flacon. De plus, la durée des tests pour l'ensemble des agents de la cellule olfactive est courte, de l'ordre de quelques minutes réparties sur deux heures par semaine. L'exposition de l'animatrice, bien que plus importante que celle des autres membres de la cellule, reste modérée.
L'usage fréquent pour les tests olfactifs de mouillettes en papier imbibées de produit diminue très nettement l'exposition. Cependant, cette pratique ne peut être exclusive dans la mesure où l'acheteur demande parfois que le jury de nez teste le produit en sentant directement le flacon. Par ailleurs, lorsqu'un produit a un seuil olfactif élevé, il est nécessaire de le sentir pur pour pouvoir être discriminant.
Au vu des caractéristiques physico-chimiques des différents produits et de l'exposition, on ne retient pas de risque chimique lors des tests olfactifs. En revanche, il existe un risque accidentel lié à des projections cutanéo-muqueuses potentielles lors de l'ouverture des flacons, pouvant entraîner une irritation de la peau ou des yeux. Il n'y a pas de risque physique, ni biologique, ni ergonomique, ni organisationnel lié à cette activité.
En ce qui concerne les tests gustatifs, l'un des produits testés, le salicylate de méthyle, a une toxicité digestive, mais la dilution est telle (5 ppm) que le risque accidentel lié à l'ingestion inopinée de la solution goûtée n'est pas retenu. Il n'y a pas de risque chimique, ni physique, ni biologique, ni ergonomique, ni organisationnel lié à cette activité.
Par ailleurs, les effets indésirables dont se plaignent les agents de la cellule olfactive tels que nausées, céphalées, survenant lors de l'inhalation de certains produits dont l'odeur n'est pas agréable, sont des signes subjectifs qui ne préjugent en rien d'un risque potentiel pour la santé.
Le seul réel problème inhérent à l'activité de la cellule olfactive que nous avons pu mettre en évidence est lié aux phénomènes allergiques. En effet, l'allergie n'est pas dose
dépendante et peut donc survenir avec des quantités minimes de produits. On peut craindre que la répétition des expositions aggrave ces phénomènes allergiques chez les sujets sensibilisés. Peut-on autoriser un sujet présentant une sensibilisation liée à l'activité d'olfaction ou de gustation à continuer de participer à ces séances ? Dans une telle situation, un bilan allergologique devrait aider le médecin du travail à la prise de décision.
Par ailleurs, il serait judicieux d'installer la personne qui prépare les échantillons dans une pièce ventilée pour limiter l'exposition et diminuer le risque d'irritation.
Ainsi, l'activité de la cellule olfactive de Rhodia Organique à Saint-Fons ne paraît pas comporter de risques pour la santé à moins que n'apparaisse une sensibilisation à un ou plusieurs produits, auquel cas il serait souhaitable de limiter cette activité pour éviter d'entretenir les phénomènes allergiques.
L'activité de la cellule olfactive qui est importante dans le cadre du contrôle qualité de l'entreprise peut se faire sans risque à condition de surveiller l'état de santé des participants.

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2005-2006

- CROIDIEU (LEYDIER) Sophie. Conditions de travail dans les centres d'appels téléphoniques et retentissement sur la santé des salariés.

- GONNAZ Marielle. Syndrome d'hyperactivité bronchique lors d'une exposition professionnelle à l'acide peracétique : à propos de deux observations dans un service d'endoscopie.

- LABASTIE COEYREHOURCQ Nadia. Évaluation des risques au pôle essais mécaniques secteur mesure de suies dans l'entreprise Renault Trucks Saint-Priest.

- LE MOAL Patricia. Exposition professionnelle à un produit chimique dangereux : mise en œuvre pluridisciplinaire de l'évaluation des risques et de la prévention dans une entreprise de biopharmaceutique.

- MATHIEU Éric. Les brûlures à la fonderie de Renault Trucks en 2003 et 2004.

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2006-2007

- BALADI-HASSAN Naima. Indicateurs d'alerte de la souffrance psychique en entreprise. Intérêt des critères de « veille médicale des risques psychosociaux (VMRP) » au sein de la plate-forme SERVAL Lyon d'EDF/GDF.

- EUSTACHE-ROOLS Carole. Réflexion sur la nécessité d'une mise à jour de la batterie complémentaire des allergènes de la coiffure.

- GRANGE-DAVAL Mélanie. Etude d'incidence de cancers dans un atelier de fabrication d'hydroquinone et de catéchol.

- RENAUX Camille née PASCAL. Facteurs de risque des accidents de la route liés au travail.

- ZIMMERMANN Erick. Pathologies de l'amiante. Une étude de 537 dossiers soumis à la Commission d'examen des circonstances de l'exposition à l'amiante (CECEA) du FIVA.

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2007-2008

- GUINCHARD Pauline. Exposition professionnelle à la conduite de véhicules légers et risques pour la santé (hors accidents de la route). Revue de littérature.

- LOBIES Philippe. L'entretien médical et la souffrance au travail : essai méthodologique.

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2008-2009

- BALADI-HASSAN Naïma. Prévention des lésions auditives des sapeurs-pompiers lors d'une explosion.

- BOUFFARD Émilie née DUFLOS. Le retour au travail après un accident de la route : facteurs associés à une reprise tardive. Une analyse de la cohorte ESPARR.

- CHAPUIS Céline. Allergie à la diphénylguanidine : 8 nouveaux cas et revue de la littérature.

- DEBOIS Henri. Éthique de la santé au travail. Le code international d'éthique de la santé au travail.

- FASSIER Jean-Baptiste. Évaluer l'implantation des programmes de retour au travail.

- GOLIN Stéphane. Les pneumopathies interstitielles diffuses d'origine professionnelle : un diagnostic incertain.

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2009-2010

- CAMPANELLI Barbara. Étude sur un centre d'appel téléphonique : plaintes et tests auditifs.

- CONFAVREUX Claire née ROMESTAING. Lien entre exposition professionnelle au trichloréthylène et risque de cancer du col utérin ; étude exploratoire.

- DECOSTER Axelle née TEISSEIRE. Conditions de travail et santé des salariés travaillant auprès des personnes âgées.

- ELHADAD-MICHEL Myriam. Rapport de cas : carcinome basocellulaire et exposition professionnelle aux ultraviolets dans le secteur de la grande distribution.

- FONTAINE Jean-Marc. Trichloréthylène et perchloréthylène à EURODIF. Aspect médical et surveillance par la biométrologie urinaire.

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2010-2011

- FOUILLY Marie. Conditions de travail et santé des salariés dans les maisons de retraite.

- GARNIER Florence. Prise en charge et aide au maintien dans l'emploi d'un salarié atteint d'épilepsie partielle pharmaco-résistante.

- LESSORT Rudy. Etude de la phase de mise en place du bilan des expositions professionnelles à 50 ans des salariés relevant du service de santé au travail de la Mutualité sociale agricole Ain-Rhône.

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2012-2013

- ALOTAIBI Thamer. Approche globale du stress au travail. Causes, symptômes et propositions partielles de remèdes de prévention.

- d'AUBAREDE Constance. Violences et incivilités des usagers dans un service d'urgences ophtalmologiques : exploration qualitative de l'expérience du personnel soignant.

- BOUNIN Alice. Facteurs de risques professionnels du cancer de l'ovaire. Revue de la littérature.

- CHAUMET Jessica. Action de santé au travail : questionnement sur une problématique de souffrance au travail parmi un groupe de 70 salariés dans un bâtiment d'un site industriel de 3500 salariés. Analyse de la demande, investigations, plan d'action.

- FRANÇOIS Anne (CAVALIER de CUVERVILLE). Le programme PRESLO de prévention secondaire des lombalgies : évaluation du point de vue des usagers.

- MILLIET-BAUDE Charlotte. Facteurs de risques professionnels des cancers ORL.

- ROBERT Noémie. Exploration de nouvelles pratiques face à la souffrance au travail.

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2013-2014

- BOTTE Cécile. Évaluation semi-quantitative du risque chimique. Étude réalisée au laboratoire de contrôle de la pharmacie centrale des Hospices Civils de Lyon.

- MARFAING Florent. Consommation toxique et médicamenteuse et accidents du travail mortels, étude d'une série de cas à partir d'autopsies réalisées entre 2000 et 2010, à l'IML de Lyon.

- UDUMA Oyidiya. Intoxications aiguës professionnelles au monoxyde de carbone traitées par oxygénothérapie hyperbare : étude restrospective en région Rhône-Alpes et limitrophes.

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2014-2015

- BAKKARI Dounia. Exploration du processus de formulation des restrictions médicales d'aptitude chez les travailleurs lombalgiques : expérience de 10 médecins du travail.

- BIDAUD Chloé. Névralgies cervico-brachiales d'origine professionnelle.

- COMBARNOUS Camille. Facteurs d'insertion professionnelle des personnes souffrant d'épilepsie : revue de la littérature.

- PETE-BONNETON Charlotte. Exposition des soignants de pédiatrie au protoxyde d'azote : évaluation du risque et préconisations.

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2015-2016

- CHALABI DIB Karine. Prévention des troubles musculo-squelettiques : évaluation des conséquences pour la santé des contraintes physiques et des situations de travail chez des électriciens du BTP.

- CROUZET Laure. Impact de l'action du médecin du travail dans la prévention des dermatites de contact des mains chez les infirmiers du Centre Hospitalier Le Vinatier.

- ISNARD Alexandre. Le poumon de prothésiste dentaire : à propos de six observations cliniques.

- VARIN Mélanie. Validation d'un auto-questionnaire de repérage des expositions professionnelles chez les patients atteints de cancer broncho-pulmonaire.

- VERNOTTE Marion. Perception des risques professionnels à long terme et des moyens de prévention chez les guides de haute montagne.

- WANG Victor. Devenir professionnel à long terme, au-delà de 6 ans, après un traumatisme crânien grave : une étude de cohorte rétrospective.
Résumé

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2016-2017

- BASSON Aurélie, épouse CLAIR-BASSON. Promotion de l'hygiène des mains en milieu hospitalier auprès d'une population non soignante.
L'hôpital est un lieu de soins où se côtoient des métiers très variés. Le Groupement Hospitalier Est à Lyon par exemple, emploie environ 6000 personnes, exerçant des professions diverses. En 2014, le service de bactériologie du GHE a constaté, au cours d'un dépistage spontané, un taux de portage nasal de Staphylococcus aureus dans la population des services techniques supérieur à celui observé dans les autres catégories de personnels. L'hypothèse principale évoquée était un déficit d'hygiène des mains. Un groupe de travail est constitué, regroupant épidémiologistes, hygiénistes et médecins du travail, afin de mieux comprendre cette situation et envisager une action correctrice. En effet, du fait de sa présence ubiquitaire chez l'Homme et la potentielle gravité des infections qu'il engendre, le Staphylococcus aureus est le germe le plus fréquemment responsable d'infections associées aux soins. L'objectif de ce mémoire était d'identifier les facteurs favorisant l'hygiène des mains en milieu de soins, et établir un plan d'action. La réalisation d'une revue bibliographique a ainsi montré l'efficacité des campagnes de marketing social soutenues, avec utilisation de plusieurs supports, ainsi que la vérification des connaissances de la population cible. Nous avons pu déterminer les actions à mettre en place pour les services techniques : mise à disposition de distributeurs de solution hydro-alcoolique ; accès facilité à des lavabos propres avec savon et essuie-mains adaptés ; formation collective dédiée avec contrôle des connaissances ; affichage de consignes claires et enfin intégration des services techniques aux réflexions collectives sur l'hygiène. Une nouvelle campagne de prélèvements en 2015 a montré la persistance de taux de portage nasal de Staphylococcus aureus supérieur à ceux de la population générale en France. Ces résultats suggèrent l'existence d'un autre facteur, non retrouvé à ce jour. Les formations avec contrôle de connaissances réalisées depuis ont cependant montré une meilleure compréhension des problématiques liées à l'hygiène des mains ainsi qu'une meilleure compliance.

- BOTOKEKY Eisa. Évaluation du bénéfice du traitement par ventilation en pression positive continue (PPC) sur la qualité du travail chez les patients présentant un Syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) sévère. A propos de 40 cas.
Résumé

- DIAINE Annabelle. Biomonitoring chez des techniciens d'un atelier de galvanoplastie exposés au chrome hexavalent et aux dérivés solubles du nickel.
Objectifs - 6 techniciens de l'atelier d'électrolyse du CERN sont exposés au chrome hexavalent, cancérogène avéré sans seuil et aux dérivés solubles du nickel. L'objectif de cette étude était l'évaluation biologique de cette exposition.
Méthodes - Deux dosages urinaires de chrome total et de nickel ont été prévus après période de non exposition d'au moins 2 semaines (dosage T0) et période d'exposition d'au moins 4 semaines (dosage T1). Ces dosages étaient corrélés à la mesure de la créatinine urinaire et à un questionnaire d'exposition extra-professionnelle au chrome VI, chrome III et au nickel. Les différentes tâches réalisées les semaines précédent le dosage T1 étaient retrouvables grâce au suivi de leur tarification. Les objectifs étaient des résultats inférieurs à la valeur biologique tolérable (VBT) suisse pour le nickel de 4 0µg/L et à la valeur limite biologique (VLB) française pour le chrome de 2,5 µg/L. Ces résultats étaient comparés aux valeurs biologiques de référence (VBR) de 3 µg/L pour le nickel et 0,65 µg/L pour le chrome. Un dosage intra-érythrocytaire du chrome hexavalent et une étude de poste était prévus si la VBI était dépassée.
Résultats - Le dosage T0 a été réalisé pour 3 des 6 salariés à la date du 02 octobre 2017 ; la moyenne ± écart-type des résultats était de 1.17 ± 0.46 µg/L de nickel urinaire et 0,23 ± 0.05 µg/L de chrome urinaire. Le dosage Tl a été réalisé chez 1 salarié à la date du 02 octobre 2017. Il était de 0,4 µg/L de nickel urinaire et 0,3 µg/L de chrome urinaire.
Conclusion - Un dosage T1 sur 6 et 3 dosages T0 sur 6 ont été réalisés pour l'instant avec des résultats bien inférieurs aux VBR, VBI, VBT. Les autres dosages sont encore en cours. L'instauration d'une surveillance régulière biologique est envisagée par la suite.


- GATELLIER Valérie. Développement d'une boîte à outils au travers de l'exploration d'Internet pour des pratiques managériales favorables à la santé mentale au travail.
Résumé

- SAUVAJOL Bertrand Emmanuel Sylvain. Dépistage in situ des contaminations internes par des radionucléides de courtes périodes physiques et biologiques en service de médecine nucléaire : une étude transversale.
Résumé

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2017-2018

- BATTAIL Thibault. Sous-déclaration des accidents d'exposition au sang parmi le personnel médical au sein d'un CHU en 2017.
Objectifs: Chiffrer la survenue et le niveau de déclaration des accidents d'exposition au sang (AES) du personnel médical hospitalo-universitaire et rechercher les facteurs qui conditionnent cette déclaration.
Méthodes: Un auto-questionnaire, transmis par courriel à l'ensemble du personnel médical, juniors et seniors, de quatre centres hospitalo-universitaires d'une même région française, a permis d'étudier la survenue et la déclaration des AES sur l'année 2017.
Résultats: Sur 1228 répondants, 292 ont subi au moins un AES. Plus des deux tiers sont sous-déclarants (70,2%) et plus de la moitié (53,8%) sont non-déclarants. Les tranches d'âge les plus jeunes (20-29 ans: PR=1,7 - IC95% [1,2-2,3] et 30-39 ans: PR=1,6 - IC95% [1,1-2,2], p=0,02), les spécialités chirurgicales (PR=3,6 - IC95% [3,0-4,4], p < 0,0001) et la survenue d'autres accidents du travail (PR=1,5 - IC95% [1,3-1,8], p < 0,0001) sont des facteurs de risque associés aux AES. Considérer la procédure de déclaration comme trop complexe (PR=1,3 - IC95% [1,1-1,6], p=0,02) est un des facteurs de risque associé à la sous-déclaration. Les circonstances, pouvant moduler la déclaration, les plus associées aux individus sous-déclarants sont les piqûres profondes (PR=1,2 - IC95% [1,0-1,4], p=0,01) et par aiguille pleine (PR=2,6 - IC95% [1,8-3,6], p < 0,0001).
Conclusion: En 2017, la sous-déclaration parmi le personnel médical hospitalier est un phénomène persistant, dans des proportions élevées. Plusieurs facteurs sociodémographiques, professionnels ou encore organisationnels sont retrouvés comme déterminants. Les démarches pour déclarer un AES doivent être révisées.

- BROUSSE Joanna. Conduite à tenir pour le personnel soignant en contact avec des patients atteints de diphtérie.
Introduction : Le Service de Santé au Travail (SST) a mis en place une Conduite à tenir simplifiée (CATS) basée sur le guide du Haut Conseil de la Santé Publique du 4 Mars 2011, en cas de contact du personnel avec un patient atteint de diphtérie ORL ou cutanée. L'objectif de cet article est de décrire l'hospitalisation de 2 enfants suspects de diphtérie cutanée et la prise en charge pour les soignants.
Matériel et Méthodes : La démarche a consisté à lister les professionnels contacts sans protection lors des passages des enfants pour instituer une surveillance clinique, réaliser des écouvillonnages nasaux et pharyngés, délivrer une antibioprophylaxie (ABP) indépendamment du statut vaccinal et du résultat de la culture, et effectuer un rappel antidiphtérique si le dernier datait de plus de 5 ans.
Résultats : Nous avons identifié 64 agents contacts. Quarante trois ont eu des prélèvements, 31 ont reçu une ABP et 9 un rappel vaccinal. Trois jours après l'alerte, les prélèvements cutanés des 2 enfants sont revenus négatifs mais les écouvillonnages oropharyngés positifs à Corynebacterium diphtheriae (Cd). Au 6ème jour nous avons appris que les isolats de Cd retrouvées dans les gorges des enfants n'étaient pas porteurs du gène tox, codant pour la toxine diphtérique (tox-) et au 11ème jour, nous avons arrêté notre démarche. Cette CATS est présentée sous forme de logigramme.
Conclusion : Cette enquête fait suite à un dépistage dans l'hôpital voisin de 34 soignants contacts avec les plaies de la sœur de nos deux patients, infectée par un isolat de Cd porteur du gène tox (tox+). Ce même hôpital a eu à gérer 2 autres cas de diphtérie cutanée (toc+) puis oropharyngée (tox-) sans cas secondaire identifié. Ces épisodes inattendus rappellent l'importance du respect du calendrier vaccinal et des précautions standard et complémentaires.

- JEANTET Marie-Benoiste. Utilisation des outils quantitatifs en Santé au Travail : Exemple de l'outil EVREST dans une entreprise du secteur secondaire.

- PAOLI Anne-Cécile. Evaluation de l'impact social et professionnel de la consultation pluridisciplinaire « Epilepsie et Travail ».
Résumé

- PAUL Adèle. « Score PE » : Identification des effets perturbateurs endocriniens des substances actives phytopharmaceutiques en agriculture biologique et conventionnelle.
L’étude des effets perturbateurs endocriniens (PE) des pesticides s’inscrit dans une démarche de santé publique et dans le but de mieux comprendre les enjeux de ce risque professionnel émergent. En 2016, on estime que plus d’un million d’agriculteurs sont exposés aux pesticides. Plusieurs bases de données issues d’organisations officielles étudiant ces effets ont été mises à disposition depuis les années 2000.
L’objectif de ce travail est d’identifier les effets PE des substances actives phytopharmaceutiques ayant bénéficié d’une autorisation de mise sur le marché depuis 1960 dont celles autorisées en France en 2018 en agriculture biologique ou conventionnelle, en synthétisant les informations issues de cinq bases de données officielles européennes, américaine et internationale par la construction d’un score reflétant le niveau de preuve de ces effets.
Ce « score PE » a été construit selon un gradient comportant quatre classes : substance PE « avérée », « probable », « possible », « sans effet connu en l’état actuel des connaissances », pour chaque substance active et pour chaque organe cible étudié.
Parmi les 458 substances actives étudiées, 44 ont un effet PE global « avéré » (10%), 254 « probable » (55%), 40 « possible » (9%) et 120 « sans effet connu en l’état actuel des connaissances » (26%). 10 substances classées « PE avéré » et 170 classées « PE potentiel » sont actuellement autorisées en France en 2018. Les fonctions reproductrices, la thyroïde et les glandes surrénales sont les cibles sur lesquelles le plus grand nombre d’effets a été recensé. Malgré la diminution du nombre de substances autorisées depuis 1990, la proportion de substances ayant un effet potentiel ou avéré est en augmentation (42% en 1990, 54% en 2018). Parmi les 8 substances de biocontrôle (sur 41 homologuées en agriculture biologique) étudiées dans ce projet, 5 ont un effet PE « avéré » ou « potentiel » et 3 sont « sans effet connu en l’état actuel des connaissances ».
En conclusion, les travailleurs agricoles, régulièrement au contact de produits phytopharmaceutiques, peuvent être exposés à des substances dont le caractère PE est préoccupant. Toutefois, l’étude d’un plus grand nombre de substances actives et une évaluation du risque adaptée aux expositions professionnelles et environnementales prenant en compte les mécanismes toxicologiques des effets PE sembleraient désormais intéressantes.

- SAMUEL Camille. L'impact d'un siège ergonomique sur le rachis : une étude en AQM du rachis et des membres inférieurs de la stratégie debout assis c'est le sujet sein.

- WHITE Mathilde. Étude NARCOWORK. Parcours scolaire et professionnel des patients atteints de narcolepsie.
Introduction
L'objectif de Narcowork était d'étudier l'impact de la narcolepsie sur le parcours scolaire et professionnel des patients.
Méthodes
Soixante-neuf patients (51 NT1 et 18 NT2; 42,5+/-18,2 ans) ont été inclus entre octobre 2017 et juillet 2018 au Centre de Médecine du Sommeil adulte de Lyon. Ils ont rempli des questionnaires sur leur parcours scolaire et professionnel, leur maladie (NSS), et des échelles de qualité de vie (EQ-5D), de dépression (BDI) et de somnolence (ESS). Ces données ont été comparées à celles de témoins appariés sur l'âge et le sexe.
Résultats
Les scores de dépression étaient plus élevés (OR dépression sévère=4,4 (1,6-12,6), p=0,02) et la qualité de vie moins bonne (67,3+/-18,4 Vs 80,6+/-13,2, p=0,0007) chez les patients que chez les témoins. Aucune différence sur le redoublement ou le dernier diplôme obtenu n'était observée mais les patients avaient plus souvent vécu une réorientation scolaire (28,6% vs 9.9%, p=0,01) et jugeaient leur scolarité plus difficile (45,5% vs 16,9%, p=0,0007). Il n'y avait pas de différence pour la catégorie et le statut professionnels mais les patients étaient significativement moins satisfaits au travail. Un meilleur parcours professionnel était associé à une somnolence moindre (p=0,007), une meilleur qualité de vie (p=0,004) et une NT2 (vs NT1, p=0,02).
Discussion et Conclusion
Le parcours scolaire et professionnel des patients narcoleptiques semble objectivement peu différent de celui des témoins mais avec un vécu plus difficile. Cette étude pilote sera suivie par l'étude multicentrique NarcoScol-narcoVitae.

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2018-2019

- COLLETTE Boris. Caractérisation par questionnaire de la population française touchée par l'anxiété de la conduite, identification de la gêne et de ses répercussions socioprofessionnelles.
Résumé

- DAMBO Darie. Qualité de vie et qualité de sommeil chez des travailleurs postés de l'industrie chimique du bassin Lyonnais.
Résumé

- DESBAS Amélie. Evaluation des effets d'un programme d'activité physique adaptée sur le retour au travail après un cancer du sein : résultats d'une étude avant après.
Résumé

- DUPOYET-VANDAME Camille. Retour à l'emploi après cancer du sein : apports de la recherche collaborative en santé au travail et d'une charte de partenariat entre acteurs concernés.
Objectif : Élaborer et valider une charte de partenariat entre les différents acteurs de la métropole de Lyon impliqués dans la conceptualisation d'une intervention visant la réinsertion professionnelle des femmes après un cancer du sein.
Méthode : Cet outil de recherche collaborative a été conçu dans le cadre de la première étape du projet FASTRACS basé sur le protocole de l'Intervention Mapping. Un Comité Stratégique (COS) a été constitué entre les chercheurs et les quatre catégories de parties prenantes : patientes et associations, entreprises, professionnels et organisations de santé, institutions. A partir des Verbatim des échanges entre les membres du COS, une analyse qualitative thématique des données recueillies a permis l'élaboration de propositions, ensuite validées par méthode de consensus e-Delphi.
Résultats : La charte comportait un préambule, 9 valeurs et 4 engagements. Elle a permis d'initier et structurer le fonctionnement du COS, et d'en fidéliser ses membres. Son élaboration a répondu aux besoins des différents acteurs, en termes de connaissance mutuelle, communication, et définition des rôles de chacun.
Discussion : L'élaboration d'une charte de partenariat entre chercheurs et parties prenantes est une approche innovante dans la prévention de la désinsertion professionnelle. Elle répond aux recommandations actuelles de la recherche interventionnelle en santé des populations pour le développement d'interventions complexes, visant à réduire les échecs dus à un défaut de théorisation du problème et d'implantation de l'intervention. La définition d'un engagement écrit a généré une implication concrète et authentique dès la première phase du projet. Les retombées de cette charte seront étudiées durant les étapes suivantes de développement, d'implantation puis d'évaluation de l'intervention du projet FASTRACS.

- FIQUEMONT Alizée. Exposition aux rayonnements ionisants et pathologies myéloprolifératives : étude de cas à partir de la base de données du RNV3P.
Résumé.

- HAHN Jean Guillaume. Évaluation des risques psychosociaux de la population des personnels de l'Université Lyon 1. identification de populations à risque.
Comme d’autres secteurs d’activité, celui de l’enseignement supérieur et de la recherche est concerné par des mutations du travail et des évolutions organisationnelles. C’est dans ce contexte et pour répondre à ses obligations qu’une évaluation des risques psychosociaux a été menée au sein de l’Université Lyon 1.
L’étude RPS Lyon 1 a pu montrer que les doctorants, les enseignants titulaires comme les contractuels, les chercheurs et enseignants chercheurs étaient plus touchés que les autres personnels par le surinvestissement. Les enseignants titulaires cumulaient des expositions au jobstrain, au manque de reconnaissance et au surinvestissement. Les BIATSS titulaire/CDI de catégorie C étaient les plus exposés au jobstrain et au manque de reconnaissance. Les personnels travaillant pour des unités de recherche cumulaient à la fois des expositions au manque de reconnaissance et au surinvestissement. Nous avons retrouvé aussi une plus forte prévalence d’exposition aux risques psychosociaux chez les femmes que ce soit au jobstrain, au manque de reconnaissance, à la violence sur le lieu de travail.
Cette étude a permis d’estimer que les personnels travaillant à l’UCBL présentaient une prévalence de 10,4% de symptômes d’épisode dépressif majeur et 8,2% d’idées suicidaires dans les 2 dernières semaines. Sur cette question de la santé mentale explorée par le QSP-9, les doctorants étaient une population à risque pour laquelle des explorations supplémentaires visant à identifier plus finement les causes de ce mal-être seraient nécessaires.
Outre la mise en conformité des obligations réglementaires de faire apparaitre les RPS dans le document unique d’évaluation des risques professionnels, cette évaluation permettra de fournir un cadre menant à l’amélioration des conditions de travail sur le long terme. Elle sera une aide pour développer une stratégie de prévention primaire visant à réduire les sources de stress professionnel que créent les facteurs de risques psychosociaux.
Un des rôles de ces interventions de prévention à grande échelle est de mener les collectifs de travail à acquérir une certaine autonomie quant à l’évaluation des risques psychosociaux les concernant. Ainsi, l’établissement d’espaces d’échanges autour du travail peut mener à de saines « disputes professionnelles » constructives par la mise en perspective de différents avis. Les travailleurs peuvent alors se saisir d’un certain « pouvoir d’agir » qui les remettra en mouvement face aux causes des dysfonctionnements professionnels. L’amélioration des conditions de travail, dont les services de santé au travail sont partenaires, ne peut être dissociée d’une participation active des salariés eux-mêmes.
Cette étude quantitative est une première phase d’une investigation qui pourra être répétée. Elle pourrait être affinée par un versant qualitatif qui permettrait de recueillir des détails plus fins sur les conditions concrètes de travail pour mieux cibler la prévention.

- LONGEQUEUE Augustin. Le risque chimique dans les TPE-PME de l'industrie mécanique : à propos d'une entreprise de mécanique générale.
L'industrie mécanique, de par la multiplicité des produits chimiques utilisés ou émis, est un secteur d'activité présentant un risque chimique ubiquitaire. Notre étude dans cette entreprise de mécanique générale a permis de confirmer la présence de ce risque, avec d'une part l'analyse des produits et des substances qui a montré la présence en très forte proportion d'agents chimiques dangereux et aussi la présence d'agents classés CMR, et d'autre part grâce à l'étude de poste de travail, nous a confirmé ces résultats, avec l'apport de données telles que l'absence de prévention collective (ventilation), la multiplicité du risque (dû à la polyvalence de l'opérateur).
Des propositions d'accompagnement ont été faites à l'entreprise : poursuite de l'évaluation du risque, conseils sur la mise en place d'une ventilation au poste de soudage, discussion sur la substitution de produits classés CMR.
Aussi, la réalisation d'une biométrologie est à envisager (notamment dosage du nickel et du chrome) sur les postes de soudage.

- SANDANA Sarah. Application d'un protocole pour le suivi des étancheurs exposés aux hydrocarbures aromatiques polycycliques.
Les travaux d'étanchéité exposent les opérateurs à des fumées pouvant comporter des HAP. La réglementation impose un suivi des expositions professionnelles aux CMR. Le rapport Frimat de 2018 rappelle l'obligation de traçabilité professionnelle. L'application de ce protocole répond à la réglementation et permettra d'évaluer le risque sanitaire.

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2019-2020

- ARAUJO Olivier. Mise en place d’une étude de validation d’un questionnaire en santé au travail.
Le travail réalisé dans cette étude a pour objectif d’évaluer l’utilité et la fiabilité du questionnaire STPC-étape 1 dans le suivi global des salariés en entreprise.
Afin d’évaluer STPC-étape 1 de façon objective, le profil médical SIGYCOP du ministère de la défense a été utilisé. J’ai apporté des données supplémentaires au travers mon ressenti de médecin du travail pour affiner cette classification SIGYCOP.
Ce mémoire de DES est une étape intermédiaire de mon travail de thèse et les conclusions des comparatifs STPC-étape 1 VS classification SIGYCOP et ressenti du médecin du travail y seront développés.
Si la classification des salariés issue de ma méthode correspond à la classification issue de STPC-étape 1, alors nous pouvons envisager l’utilisation de l’outil STPCétape 1 dans le suivi global des salariés en entreprise.
Pour aller plus loin, l’étape 2 de l’étude STPC produit un ensemble d’indicateurs au travers des facteurs individuels (IMC, douleur chronique, qualité du sommeil, etc.) et des facteurs organisationnels (soutien social, latitude décisionnelle, qualité de la coopération interne, implication psychologique, etc.).
En explorant ces facteurs individuels et organisationnels, je m’interroge sur leur lien et contribution à la santé physique et mentale du salarié.
Ces facteurs individuels et organisationnels permettent d’établir un état des lieux de la santé physique et santé mentale du salarié à un moment donné.
En fonction des éléments marquants et à améliorer, des actions en milieu de travail peuvent être entreprises.
La base de donnée issue de la 2e étape de STPC permet d’évaluer l’efficacité des actions en milieu de travail dans le temps.

- CONESSON Nicolas.

- VAN DER PERRE Marine. Les besoins des patients diabétiques de type 1 en terme d'éducation thérapeutique sur diabète et travail.
Introduction : Le diabète est une pathologie chronique. Son impact au travail est important aussi bien pour le vécu du patient qu’en matière de coût pour la société. De même le travail interfère avec l’équilibre du diabète entraînant une problématique de santé publique. Sa prévalence est en augmentation aussi bien en France que dans le monde.
Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude qualitative utilisant la théorisation ancrée. 20 entretiens semi-directifs ont été réalisés, dont 4 avec des endocrinologues, 1 entretien collectif avec 3 infirmières et 15 entretiens avec des salariés diabétiques de type 1. L’objectif était d’identifier les besoins des patients diabétiques pour concilier diabète et travail.
Résultats : Les patients diabétiques rencontrent de nombreuses difficultés sur leur lieu de travail en lien avec leur diabète. Les principales difficultés sont en lien avec l’alimentation, l’activité physique, les horaires, les contraintes physiques et émotionnelles, le regard et le jugement des collègues et responsables, la gestion des complications du diabète, la question de la divulgation du diabète, la connaissance des droits et des possibilités d’adaptation du poste de travail. Une meilleure connaissance du rôle du médecin du travail permettrait une meilleure collaboration et un meilleur équilibre entre diabète et travail.
Conclusions : Les patients diabétiques rencontrent un certain nombre de difficultés pour équilibrer leur diabète et leur travail. Ceci pourrait être amélioré par des séances d’éducation thérapeutique. Des consultations spécialisées réalisées par des médecins du travail et des endocrinologues pourraient améliorer les situations les plus complexes.

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MÉMOIRES de l'UE Environnement et santé
               
                

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2007-2008

- CHAMPIAT Lucie, CORDIER Stéphanie. Implication du mercure dans les maladies neurologiques.

- CUQUEL Anne-Claire, PIETRETTI David. Conséquences des facteurs environnementaux sur les fonctions neurosensorielles : exemple du bruit sur le sommeil.

- DELAFOND Clarence, CIBRARIO Arnaud, DELAFOSSE Camille. Les composés volatils toxiques dans les atmosphères de travail des laboratoires d'analyses.

- MALARDÉ Pierre, BARRAUD Loïc. Le danger des ondes Wi-Fi.

- REBOUILLAT Alice, J. de SAINT LAGER Alix. Le Rhône : le fleuve PCB.

- PETE-BONNETON Charlotte, MAGAT Élodie, THURRIES Margaux. Aspergillus et aflatoxines.

- SIMONIN Anne-Sophie, CHUZEL Quentin. Les antennes relais : Principe, structure et effets des ondes électromagnétiques sur la santé.

Retour UE Environnement

2008-2009

- AIT MANSSOUR Nawal, CARBONNAUX Mélodie, DE PARISOT Audrey. Diffusion des souches ultra-résistante²²²²²²²²²²²²²²² de bacilles tuberculeux dans le monde et les moyens de les prévenir et de les traiter.

- BÉROUD Sébastien, DELORME Marion. Étude de l'influence des ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables sur la fertilité masculine.

- BRUNET Alice, LAFFITTAN Sylvia. Effets des Polychlorobiphényles sur la santé humaine et animale, et application à la gestion du risque.

- FRAISSE Thibault, HAZEBROUCQ Jérôme. Exposition aux pesticides et cancers : existe-t-il un lien ?

- GAUME Célia, GROS Adeline. Déodorants antitranspirants et cancer du sein.

- JUTTET Pauline, GALLAND Joris. Troubles du sommeil chez l'homme et environnement.

- LE TOHIC Sarah, VIALLET Alice. Répercussions de l'utilisation prolongée de baladeurs musicaux sur l'audition.

- MAGNAN Clémence, GAUVRIT Fanny. Le mercure. Effets sur la santé et l'environnement.

- NAUCHE Fanny, OLAGNE Louis, LEPETIT Hugo. SARM porcins et santé humaine.

- SALEH Myriam. Le radon : origine, conséquences d'exposition et radioprotection.

Retour UE Environnement

2009-2010

- BERT Marine, VINCENT Lise-Marie. En quoi la spectrométrie de masse de type MALDI-TOF permet-elle la détection des agents biologiques dans la lutte contre le bioterrorisme ?

- BERTHOZAT Claudine, JACQUET Emmanuelle. Les acides gras oméga-3 ont-ils un rôle dans le cancer du sein ?

- ROSTANG Charlotte, BRUSCHET Alain. Hypersensibilité électromagnétique.

- COURTOIS Nathalie, GRANIER Delphine. La contamination au mercure des amérindiens Wayanas de Guyane.

- DANCER Marine, MALBURET Sarah. Les phtalates comme perturbateurs endocriniens chez l'homme.

- DEKERMANDJIAN Christel, TRILLOU Damien. Les risques environnementaux et professionnels sur le cancer de l'ovaire.

- DELDOND Céline. Pesticides et leucémie aiguës de l'enfant.

- GOBILLOT Sophie, LE COZANET Léa. Maladie de Parkinson et facteurs de risque environnementaux : les pesticides.

- GOULLET Florence, PIRES David. Exposition à l'Agent Orange pendant la guerre du Vietnam : épidémiologie et étude des effets tératogènes.

- RIVOIRE Aude. Les insectes pollinisateurs : Importance pour l'agriculture mondiale, état de leurs populations, causes possibles du déclin.

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2010-2011

- BILLOTTE Morgane. Tuberculose et transmission lors des vols commerciaux : Recherche d'une base factuelle non épidémiologique.

- BONTE Audrey, MIGUET Caroline. Le bisphénol A : quelles répercussions sur la santé ?

- BRUXAUX Jade. Impact des traitements antiparasitaires vétérinaires sur l'environnement : exemple de l'Ivermectine.

- DANTEC Allyriane, MARTY Noémie. Les odeurs corporelles axillaires : conséquences des cosmétiques sur la flore cutanée bactérienne et l'organisme.

- DENIS Jean-Baptiste, THOMAS Gil. Toxicité du glutaraldéhyde : conséquences sur l'environnement.

- FANJAT Youta, JOLIVET Mathieu. Les facteurs de risque environnementaux et l'impact de notre mode de vie sur la carence en vitamine D.

- GUYOTAT Nicolas. Risques pour la santé liés à la contamination du Rhône par les PCB.

- MARTINS Capucine, MATHAIS Sophie. Exposition aux fumées diesel et risque de cancer du poumon.

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2011-2012

- BELMELIANI Sonia, DAILY Theresa. Fukushima Dai-ichi et Tchernobyl : la dispersion radioactive, hypothèses explicatives et multiconséquences.

- CHAISE Laureline, HANNETEL Hélène. Les résistances bactériennes aux antibiotiques transmissibles entre humains et animaux.

- DE LA BARRE Hugues, FOUQUET Charles-Henri. Le chirurgien exposé à divers dangers dans son environnement opératoire : les gaz anesthésiques et les fumées de bistouri électrique.

- GHOSN Mario, LE ROY Béatrice. incidences sanitaires des résidus médicamenteux dans l'eau.

- MANDAROUX - LE CORRE Morgane. Listériose : entre environnement et santé publique.

- REVEL Clothilde, CASSANET Thomas. Quels risques encourent l'homme face aux perturbateurs endocriniens ?

- SCHWARTZ Camille, SERRET-LARMANDE Arnaud. Les résidus médicamenteux dans l'eau : exemple des perturbateurs endocriniens et des anticancéreux.

- SUYBENG Vecheak. Les virus oncogènes humains.

- YRAETA Arnaud, HO Didier. Les différentes voies d'expositions aux pesticides : état des lieux des connaissances.

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2012-2013

- BONNOT Julie, LOUNIS Younes. L'utilisation du composite en odontologie restauratrice et prophylactique : impact sur la santé.

- COLOMBE Soledad, HERITIER Romain. Espaces verts et santé humaine : bénéfices et conséquences.

- KILBURG Milène, RICHARD Coline. Risques et impact des déchets médicaux du cabinet dentaire sur la santé et l'environnement.

- PAQUET Marie-Laure, BEAUVY Julie, GIUDICELLI Xavier. Les perturbateurs endocriniens : implications dans l'obésité, le diabète et la spermatogenèse.

- PRADAL Mélanie, TEISSONNIERE Marie. Les résidus d'antibiotiques dans les eaux de surface.

- QUILLICO Pierre-Henri. Dosage du chrome dans les eaux destinées à la consommation humaine : faut-il continuer à doser systématiquement le chrome total ?

- RAVET Marie-Sophie, SEIGNEMARTIN Charlène. Les Emissions de Nanoparticules des Moteur Diesel : Quels Impacts pour la Santé ?

- REVEL Clohtilde, CASSANET Thomas. Quels risques encoure l'homme face aux perturbateurs endocriniens ?

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2013-2014

- BOUQUET Antoine. Perchlorate, profil toxicologique et connaissances actuelles sur l'exposition.

- CARRERE Josselin, MEURISSE Paul-Louis. Influence de l'environnement sur la répartition des maladies vectorielles.

- CHARPAT Florian, CARO Pierre. L'exploitation du gaz de schiste : enjeux sanitaires, économiques et environnementaux.

- FAURE Alexandra, GIRARDO Claudine. Emballages alimentaires en verre et en plastique PET.

- HAYAU Justine, MOUSSATOFF Chloé, VALETTE Chloé. L'impact des pesticides sur l'incidence des lymphomes non hodgkiniens.

- KELLE Yeter, RUBIERE Romain, KEBBOUCHE Imen. Compostage : émissions et risques sanitaires.

- LEGLAND Anne-Margaux. Conséquences du bruit sur le militaire en opération et moyens de protection.

- PAQUET Marie-Laure, BEAUVY Julie, GIUDICELLI Xavier. Les perturbateurs endocriniens : implication dans l'obésité, le diabète et la spermatogenèse.

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2014-2015

- BOURLAT Marianne, FAREZ Séléna. Effets de l'éthynylestradiol (EE2) sur la fonction reproductrice des poissons d'eau douce.

- CARBONNE Jonathan, DABRICOT Erika, RETOURNE Mathilde. Crématoriums : un problème pour l'environnement et la santé des riverains ?

- COQUEMONT Céline, CUNTZ Marine. Aluminium et pathologies neurologiques : quelle implication de l'aluminium dans la maladie d'Alzheimer ?

- EYRAUD Marion, FRIGO Louise. Les effets du soleil sur la santé.

- MARSOT Charlotte, PERRIER Louis. Influence des polluants organiques non persistants (Phtalates et Bisphénol A) sur le métabolisme glucidique et l'apparition du diabète et de l'obésité.

- ROUX Axelle, ZHU Nessie. Les effets du méthylmercure sur le foetus et le nourrisson.

- SURDON-DEMONGEOT Bartholomé, DELATTRE François. L'impact des facteurs environnementaux sur l'asthme : exemple du bisphénol A.

- VENDEVILLE Benoît, BARNOUD William. Exposition aux pesticides et maladies neuro-dégénératives.
Ce mémoire a pour but de faire l'état des lieux des connaissances actuelles sur l'utilisation des pesticides en France, et leur implication, particulièrement en milieu professionnel, dans le développement des maladies neuro-dégénératives : la maladie de Parkinson, la maladie d'Aizheimer et la sclérose latérale amyotrophique.

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2015-2016

- BOUCHÉ Nathalie, LATHUILLIERE Alex. L'huile de palme : une source de polémiques sanitaires et environnementales.

- BOUIS Anne-Sophie, GERARD Louis-Marie. Évaluation de la cancérogénicité du glyphosate : comparaison des données du CIRC et de l'EFSA.

- BRET David, DELACOUR Manon. Les risques environnementaux et sanitaires des nanoparticules : exemple du dioxyde de titane (TiO2).

- BRONCARD Coralie, GUYEN-THOMAS Aurore, LEQUITTE-CHARRANSOL Lucie. Identification des toxiques d'intérêt prioritaire lors d'exposition à des fumées générées par des dispositifs pyrotechniques : grenade incapacitante et pain de démolition type C4.

- BUIRON Charles, ISSENMAN Arnaud. Cancer colorectal et viande rouge.

- DEGRANGE Laurène, DUBUS Margaux. Impact de l'exposition aux pesticides dans la survenue des cancers : exemple du cancer des testicules.

- GAZSO Frank, GRAFF Océane, OGER Emmanuelle. Bisphénol A et reprotoxicité : Que disent les réglementations française et européenne ?

- GOUY Giulia. Risque de cancer du sein suite à l’exposition aux polluants environnementaux organochlorés DDT et PCBs.

- MAUGEY Alexandra, PAYEN Caroline, SAMBIN Pauline. Les phtalates : exposition et toxicité sur la reproduction et le développement sexuel.

- PAULIK Quentin, MISSONNIER Aude. Maladies infectieuses et changements climatiques - Exemple de la dengue.

- SALGON-WISCHER Anne-Charlotte. Utilisation des implants en titane en odontologie : impact sur la santé et l'environnement.

- SANCHEZ Thomas, PASCUAL Hugo. Impact de la pratique sportive en milieu urbain sur la santé pulmonaire d'un adulte sain et non-fumeur.

- VEDRINE Jules, RAKOTOARINOSY Hanitriniaina. Alexandrium : impacts sur l'environnement et la santé.

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2016-2017

- BERTRAND Caroline, DELPUECH Julie. Cancer du sein et sels d'aluminium contenus dans les anti-transpirants, actualisation d'une revue systématique de la littérature de 2008 à 2016.

- BONIFACE Océane, BONNET Émilie, SABATIER Laura. Les effets des édulcorants sur la santé de nos enfants.

- COUDERT Anne. Utilisation du TEGDMA en Odontologie : impact sur la santé et sur l'environnement.

- DURIVAL Valentine, BONNICHON Lucie. Entre PCB et composition lipidique : comment nourrir nos saumons d'élevage ?

- HORVAT Côme. Transmission passée, présente et future du paludisme en Europe : description et analyse des facteurs environnementaux.

- KATZ Laura, LAVOILLOTTE Julie. Impact des Particules Fines sur l'Exacerbation de l'Asthme.

- KRAWCZYK Pauline, CHARLES Jérémy. Interaction gène-environnement et risque de cancer du sein.

- POCHELU Florian. Produits de dégradation des composites dentaires : exemple du bisphénol A et ses conséquences sur l'organisme.

- SAUNIER Pierre. Étude des compteurs intelligents. Opposition entre modernisation du réseau de distribution d'énergie et inquiétude d'un nouveau danger sanitaire.

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2017-2018

- ALLIO Noémie, LEGRAND Claire, RADIX Claire. L'affaire du lait frelaté à la mélamine en Chine : un exemple de scandale sanitaire.

- ANDRIEUX Valentin, VAREILLES Emmanuel, JULLIEN Victor. Amiante et cancers digestifs : revue des connaissances actuelles.

- BABINET Cosima, MARTIN Pauline, SIMONDON Mathilde. Leptospirose et facteurs environnementaux : comment expliquer une recrudescence de cas en Europe ?

- BOTOKEKY Elsa, COING-BOYAT Laureen, MOULLEC Manon. Facteurs environnementaux et humains et transmission de la maladie de Lyme.
Le mémoire porte sur les déterminants de la dynamique du cycle de la maladie de Lyme. Il récapitule les caractéristiques de la bactérie et des hôtes impliqués dans le cycle, avant de détailler les mécanismes qui influencent la transmission de la maladie de Lyme en lien avec la dynamique de la communauté d'hôtes (hôtes compétents versus non compétents, amplification, dilution), les facteurs climatiques et humains. Le sujet étant très vaste, la présentation ne peut pas être exhaustive mais le choix a été fait de quelques mécanismes clé qui semblent particulièrement importants dans le cas de cette maladie. Cette recherche a donné l'occasion aux étudiantes d'aborder des processus éco-épidémiologiques complexes, qui ont été bien compris et clairement présentés.

- BOUGEON Charlotte, CARVALHO Émilie, NIKOLIC Julia. Effet du bruit du transport routier sur le sommeil.

- DE MAGNEVAL Philippine, PERUSSEL-MORIN Sophie, OZIAT Flora. Impact des particules fines sur la santé : Quelles mesures contre les PM2,5 ?

- DELECOURT Valentine. Les nanoparticules en odontologie.

- MONNIER Jeanne. Bénéfices cardio-métaboliques du régime végétalien.

- MORIN Erwan. Exposition à des substances organophosphorées dans les cabines d'avion : quelles possibilités biométrologiques ?

- ULM Justin, PERRIN Thibault. La bilharziose, un problème de santé publique dans les forces armées françaises déployées en Afrique.
Les troupes françaises déployées en Afrique subsaharienne révèlent un problème de prévention de cette infection parasitaire. Les soldats français bénéficient d'un traitement prophylactique pour le paludisme, cependant quelles sont les mesures de prévention vis-à-vis des infections à Schistosoma, et existe-t-il un dépistage systématique au retour en France ?

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2018-2019

- BADOUX Marine, MUSSET Béatrice. Les microcapsules dans notre environnement quotidien.
Les microcapsules représentent une chimie innovante dont le principe fondamental consiste en l'encapsulation d'un principe actif sous forme solide, liquide, ou gazeuse (parfum, arôme ou encore colorant) au sein de particules individualisées dont la taille s'échelonne d'un micron à un millimètre. La microcapsule est constituée d'une particule réservoir constituée d'un cœur de matière active. Tout l'intérêt des microcapsules réside donc dans la présence de la membrane, qui isole et protège le contenu du milieu extérieur. Selon les cas, la membrane sera détruite lors de l'utilisation pour libérer son contenu (exemple : encarts publicitaires "Scratch and Sniff" libérant le parfum lorsqu'on écrase les microcapsules), ou bien la membrane restera présente tout le long de la libération du contenu, dont elle contrôlera la vitesse de diffusion (exemple : encapsulation de médicaments pour libération ralentie). Ainsi, les microcapsules ont une application dans de nombreux domaines et vont être présent au sein de nombreux domaines de notre environnement quotidien (alimentaire, textile, hygiène quotidienne, pharmaceutique et odontologique...).
Depuis quelques années, cette innovation chimique semble prendre une place de plus en plus prépondérante dans notre environnement. Le terme de microcapsules est couramment utilisé par les médias. Il est ainsi devenu un argument clé dans de nombreuses publicités. Pour cette raison, j'ai donc souhaité comprendre non seulement leurs intérêts mais également connaître leurs utilisations dans notre vie quotidienne. Les diverses possibilités qu'offrent la technique de microencapsulation en font un thème passionnant à explorer.
Ainsi, j'ai découvert que l'utilisation des microcapsules dans le domaine pharmaceutique présente de nombreux avantages puisqu'elles permettent de protéger des composés actifs contre des agents extérieurs, d'augmenter la durée de vie ou de conservation, ainsi que de différer l'action de l'actif au sein de médicaments. Dans le domaine textile, cette technique est également très appréciée car elle permet d'apporter des propriétés fonctionnelles et durables aux articles confectionnés. En effet, la diffusion d'actifs aromatiques et/ou thérapeutiques permet de créer des textiles dits « intelligents» : hydratant, antibactérien, amincissant... Cette avancée chimique est aussi utilisée dans le domaine alimentaire comme agents de conservation, et de diffusion de probiotiques (surtout des bactéries lactiques comme Bifidobactériê) produisant un réel bénéfice pour notre santé.
Mon étude va donc avoir pour but de mieux comprendre la conception des microcapsules mais également les divers modes d'applications dans l'ensemble des domaines en insistant tout particulièrement sur le secteur pharmaceutique et odontologique, qui sont directement liés à ma formation médicale.

- BOURGAlN-VIALAR Albane, GUYARD Oriane, BENHAMOU Salomé. Organes cibles et impact clinique des effets sanitaires chez l'Homme de l'exposition alimentaire aux phyto-œstrogènes du soja.
Aujourd’hui, une alimentation saine et équilibrée est mise en avant par les nutritionnistes. Les commerciaux développent donc des produits plus équilibrés afin de répondre à la demande des consommateurs qui ont modifié leurs habitudes. Ainsi, de nouveaux aliments à base de soja et contenant donc des phyto-oestrogènes apparaissent sur nos étalages suite à leur succès dans les pays asiatiques. De plus les régimes végétariens et végétaliens se développent de manière croissante et peuvent permettre d’avoir une alimentation substitutive équilibrée. Mais la consommation croissante de molécules ayant des structures semblables aux oestrogènes endogènes entraine des interrogations sur des effets autant bénéfiques que néfastes. Cependant une utilisation de ces produits remplaçant la consommation de viande (rouge en particulier) classée cancérigène par le CIRC pourrait bien contrebalancer certains effets négatifs dont les phyto-estrogènes pourraient être la cause. De même, ces produits consommés en remplacement de produits transformés en développement constant pourraient aussi présenter des bénéfices sur les organes et fonctions humaines.
L’Etude de l’Alimentation Française 2 (ANSES Juin 2011) a déclaré que les isoflavones, le coumestrol et l’équol ne présentaient pas de risque pour la population générale. Néanmoins, leur limite maximale doit être réévaluée et une enquête sur les populations les plus exposées au soja doit être menée. De plus, bien que certains effets positifs aient été étudiés, aucune étude ne prouve que ces substances doivent nécessairement être consommées.
Il est également nécessaire d’améliorer les techniques d’analyse de la quantification de tous les phyto-oestrogènes afin de mieux appréhender leurs mécanismes sur le corps humain et de pouvoir mieux les étudier chez l’Homme.
Par ailleurs, après avoir mesuré dans différents produits à base de soja le taux de phyto-oestrogènes et trouvé des valeurs de 2 à 5 fois plus importantes que les seuils recommandés en 2005, l’Union Fédérale des Consommateurs – Que choisir a alerté l’ANSES et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) le 23 mai 2019. Au regard des nouvelles habitudes de consommation et en vertu du principe de précaution, l’UFC demande qu’une nouvelle étude vienne réévaluer les risques de ces produits et que des doses maximales soient appliquées en conséquence.
En définitive, depuis 2005, les avancées au sujet de l’impact réel des phyto-oestrogènes n’ont été que minimes. Même si aucun risque immédiat n’a été retrouvé, les changements de mode d’alimentation questionnent de plus en plus et exigent que de plus amples études soient réalisées. En attendant, le principe de précaution prévaut et ce surtout dans les populations les plus concernées et les plus vulnérables.

- BOURGEON Laurie, CANALE Sophie, GIRARD Lisa. Tchernobyl et le cancer de la thyroïde.
A travers ce mémoire, nous tenterons de montrer que cet accident a engendré des dégâts immédiats mais également des effets sanitaires et matériels qui sont toujours d'actualité. Tout d'abord, nous décrirons la centrale de Tchernobyl ainsi que l'expérience ayant mené à l'explosion. Ensuite, nous aborderons les mécanismes physiopathologiques et les conséquences sur la thyroïde. Enfin, nous évoquerons les moyens pour lutter contre la contamination des sujets exposés après la catastrophe.

- COTTIN Noémie, DRIF Khadija, AZOULAY Nathanaël. La gestion des déchets hospitaliers.
L'objectif du mémoire sera d'étudier les circuits de tri et d'acheminement des déchets en milieu hospitalier. Pour ce faire nous nous rapprocheront des médecins en charge à la Médecine du Travail de Lyon auprès desquels nous donnerons de courts interviews sous la forme de petits questionnaires. Nous irons ensuite sur le terrain à la rencontre des personnes ressources qui nous expliciterons les pratiques de centralisation, d'élimination et de tri à l'intérieur de l'hôpital.
Nous récapitulerons les informations obtenues sous la forme d'un rapport rédactionnel reprenant les différentes procédures hospitalo-universitaires mises en exergue au cours de cette recherche.

- DURIEUX Marie, JACQUET Jennifer, LAMBERT Alix. La pollution de l'eau à l'arsenic : ses conséquences sur la santé et des solutions pour y remédier.
La pollution de l'eau à l'arsenic est un problème récurrent dans de nombreuses régions du monde qui entraîne une toxicité humaine. Nous aborderons dans ce mémoire différents aspects de ce problème en prenant pour exemple le Bangladesh.
Quelle est l'origine de cette contamination à l'eau ? Quelles sont ses conséquences sur l'être humain et quelles solutions en matière de traitement de l'eau pouvons-nous appliquer afin de limiter cette contamination ?

- FAURE Aymeric, LAGRANIERE Adrien, LONGUET Valentine. PM 2.5 : Effets sur la santé et l’environnement. Revue de la littérature.
Les PM 2.5 sont en lien avec bien d’autres particules, les PM 10, PM 0.1 et gaz (Nox, etc…), les interactions se créent et modifient leur structure mais aussi leur fonction, créant un véritable cocktail dont les effets sont difficiles à analyser. Cependant, avec les enjeux majeurs identifiés sur la santé humaine - le coût sociétal des PM 2.5 est estimé à 53 milliards d’euros, avec un coût humain à 17 712 décès qui pourraient être évités annuellement (Santé publique France, 2017) - les pouvoirs publics et la société civile accroissent leur intérêt pour la recherche et le développement de nouveaux outils d’analyse. Parmi les limites des analyses : les particules prélevées pour les études toxicologiques sont les particules en suspension. Il suffit parfois d’un flux d’air important pour modifier drastiquement les taux de PM 10 et des PM 2.5 les plus grosses.
Les PM 2.5 affectent aussi la faune et la flore qui nous entourent. Les poussières en suspension dans l’air peuvent absorber et diffuser de la lumière et ainsi provoquer une limitation de la visibilité. Les particules fines peuvent se déposer sur le sol ou peuvent être absorbées par les plantes entrainant une diminution de leur croissance. En se déposant sur le patrimoine immobilier, les particules polluantes contribuent aussi à la dégradation des bâtiments et des monuments en milieu urbain.
La problématique des PM 2.5 est donc bien globale, avec des effets délétères pour tout notre environnement. C’est un sujet encore à explorer, avec de nombreuses recherches à mener dans le futur proche. Par exemple des études complémentaires avec des marqueurs humains de stress oxydant plus spécifiques in (Kim, Long-Term Exposure to Air Pollutants and Cancer Mortality: A Meta-Analysis of Cohort Studies., 2018)vivo et in vitro seront nécessaires pour déterminer si le ciblage des voies de stress oxydatif impliquées dans les actions des particules de diesel des gaz d’échappement pourrait présenter un intérêt thérapeutique dans les années à venir.

- FREGONESE Emma, SEMELET Margaux, METOZ Nicolas. Conflit entre bénéfices et risques sanitaires liés à l'utilisation du DDT des années 1930 à 1980, quelles alternatives aujourd'hui ?
Ainsi, le DDT est synthétisé pour la première fois en 1874, mais sa production et son utilisation massive débute lorsque l’utilisation du DDT est toujours controversée entre les bénéfices que le pesticide apporte au niveau sanitaire, et les risques environnementaux et pour l’organisme humain.
Ainsi, le DDT (Dichloro-Diphényl-Trichloroéthane) est un produit chimique possédant de fortes propriétés insecticides. Son utilisation à partir de la Seconde Guerre Mondiale s’est étendue rapidement dans deux domaines : la santé humaine tout d’abord puis l’agriculture.
Le DDT s’est révélé être une arme très performante contre les insectes vecteurs de maladies comme le typhus et le paludisme. Il a aussi été largement utilisé pour lutter contre les ravageurs des cultures. Son efficacité a induit une utilisation effrénée, voire abusive, qui engendre un impact sanitaire et environnemental non négligeable, dénoncé pour la première fois par Rachel Carlson. Le DDT est aujourd’hui classé comme produit potentiellement dangereux pour l’humain. En effet, il est classé B2 par l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats-Unis, ou A2 par le Centre International de Recherche sur le Cancer, c’est-à-dire cancérigène potentiel pour l’Humain et avéré dangereux pour de nombreuses espèces.
Malgré une utilisation de plus en plus restreinte depuis son interdiction dans les années 70 aux Etats-Unis, le DDT est un produit possédant une très longue demi-vie, on le trouve donc encore dans les sols et même dans des échantillons de tissus humains. Cette bioaccumulation le place au rang de Polluant Organique Persistant (POP). En 2001, la Convention de Stockholm, ratifiée par 158 pays, règlemente l’utilisation des POPs. Le DDT n’est donc plus autorisé que dans les espaces clos et habitations afin de lutter contre les maladies transmises par les insectes.
Ce produit est inscrit dans la liste des insecticides potentiellement dangereux pour les écosystèmes qui ont marqué le XXe siècle. Il s’agit donc aujourd’hui de trouver des alternatives durables respectueuses de l’environnement avec une balance bénéfice/risque plus réfléchie et maîtrisée.

- LEVESY Romain, PROST Maxime, PHANG Julie. Etat des lieux et rétrospective sur les facteurs de risques industriels favorisant une surreprésentation de cancers hématologiques en Ardèche.

- VALLE Luca, SALMON Melvyn, MAGNIN Claudia. Impact de l’utilisation d’un pesticide sur la santé : exemple du Chlordécone.
Nous avons donc vu que le chlordécone, pesticide organochloré utilisé pour protéger les bananeraies contre les charançons, a été largement utilisé dans les Antilles françaises entre 1973 et 1993. Même si les effets toxiques ont été découvert dès 1975 dans l’usine de fabrication aux États-Unis, il aura fallu attendre 1990 pour que le retrait de l’autorisation de vente intervienne et même 1993 pour l’arrêt de son utilisation. C’est en 1999, après des études de la DSDS en Guadeloupe et Martinique qu’il a été mis en évidence la pollution des eaux et des sédiments de rivières par ce pesticide. Il a été reconnu comme perturbateur endocrinien à cause de ses propriétés hormonales de type ostrogénique et progestagénique ayant des conséquences sur la fertilité, les naissances prématurés ou encore des troubles neurologiques.
Les nombreuses études réalisées sur l’impact du Chlordécone sur la santé, ont toutes menées à la conclusion que le chlordécone est un pesticide nocif pour notre santé. Son principal impact est d’augmenter le risque de survenu de cancer de la prostate chez l’homme, il joue un rôle néfaste sur la fertilité. Enfin, le chlordécone a un impact sur le développement foetal et la future croissance du nouveau-né, autant au niveau moteur que psychiatrique.
Outre cet impact direct sur notre santé, le chlordécone déséquilibre également notre environnement, affecte notre éco-système.
De plus, la prise en charge du cancer de la prostate est un cheminement long et rigoureux. En effet il faut prendre en considération l’avis de plusieurs spécialistes et aussi de l’avancée du cancer.
Plusieurs questions se soulèvent alors. Comment faire pour protéger la population et faire en sorte que le drame du Chlordécone ne se reproduise plus ?
Le gouvernement a mis en place des lois pour encadrer tout ce qui touche de près ou de loin à l’utilisation du chlordécone et plusieurs plans de prévention ont été mis en place.

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2019-2020

- BAUD-GRASSET Amandine, FAVIER Elodie. Impacts de la pollution de la vallée de l’Arve sur la santé de ses habitants et les solutions apportées
La vallée de l’Arve, en raison notamment de sa topographie mais aussi des activités humaines qui s’y concentrent, constitue l’une des régions les plus polluées de France. Cette pollution s’est imposée depuis plusieurs années comme un véritable enjeu de santé publique, tant les études démontrant un impact négatif sur les populations se multipliaient.
Les pics de pollution se reproduisent tous les ans, spécialement l’hiver, et une prise de conscience des décideurs a été nécessaire. Cette dernière a permis la mise en place de mesures de réduction de la pollution, qui se sont avérées efficaces pour certaines.
Cependant, ces règlementations ne sont pas suffisantes, car la population est encore surexposée aux polluants. Pour avoir rencontré différents professionnels et résidants de la vallée, la plupart ne réalise pas la gravité de l’impact sanitaire d’une exposition prolongée aux principaux polluants atmosphériques. Ainsi, une meilleure information de la population sur les véritables risques encourus d’une exposition accrue à la pollution atmosphérique est essentielle dans l’optique d’une dépollution de la vallée. De plus, le confinement de mars-avril 2020 a montré une réduction de la pollution aux oxydes d’azote et à certaines particules fines ce qui nous permet d’appuyer d’autant plus cette idée que la population a un rôle à jouer dans la réduction de la pollution dans cette vallée.

- CASTILLON Estela, MOUSSA Victoire, PENIN Brune. Exposition aux phtalates en milieu médicalisé via l’utilisation des tubulures de perfusion : effets sanitaires et réglementation.
In fine, les phtalates représentent un enjeu de santé publique important, ne serait-ce que par la population qui y est exposée. En plus du taux résiduel auquel la population générale est exposée, les patients, qui sont une population fragile, voient leur exposition augmenter considérablement par certaines procédures.
Les effets adverses des phtalates, bien qu’ils soient encore à l’étude, semblent se concentrer sur les fonctions sexuelles et reproductives : hypofertilités, malformations génitales, perturbation des hormones, pathologies placentaires, par exemple. Chez le foetus ou le nouveau-né exposé in utero, on note aussi des modifications du terme et du poids à la naissance. Les recherches explorent également les liens entre phtalates et les facteurs de risques cardiovasculaires, les troubles respiratoires et le métabolisme thyroïdien.
Cet éventail d’accusations contre les phtalates, avec de plus en plus de publications de recherche, a conduit les législateurs européens à s’intéresser à eux. Depuis 2019, onze d’entre eux sont donc classés comme reprotoxiques 1B, par la classification CMR. De cette classification découle des précautions à l’emballage et à l’étiquetage. Dans le cas des dispositifs médicaux, le fabricant doit signaler la présence de chaque phtalate, la raison de son emploi, et détailler les risques auxquels le dispositif expose les utilisateurs. Le fabricant a également pour obligation de lister les alternatives, de les étudier et c’est seulement après avoir comparé les balances bénéfice/risque respectives qu’il peut utiliser les phtalates.
La réglementation européenne est donc plutôt récente et vise surtout à informer fabricants et consommateurs, ainsi qu’à encourager la recherche d’alternatives que nous peinons encore à trouver. La réglementation française qui en découle, est plus directive : en plus de régir l’étiquetage et d’informer par le biais de l’ANSM, elle met en place de vraies interdictions, pour réglementer la protection des professionnels et des patients.

- CHAMBELLANT Alice, COQUARD Lou, GUALDE Damien. Les effets sanitaires du travail de nuit.
Pour conclure, nous pouvons dire que le travail de nuit a un impact considérable sur la qualité de vie du travailleur, que ce soit sur sa santé mentale, physique, sur son efficacité au travail ou encore sur sa vie personnelle.
Cela fait seulement quelques années que les chercheurs sont parvenus à démontrer les impacts sanitaires de ce rythme de travail. Puis, les recommandations sur le sujet ont encore mis un certain temps à s’harmoniser. Aujourd’hui, bien que l’on accompagne davantage ces travailleurs et que l’on est mis en place des mesures de prévention pour eux, nous ne sommes pas en mesure d’éviter tous les effets néfastes du travail de nuit sur leur santé. Bien qu’il puisse travailler de nuit, l’Homme n’est pas fait pour cela. Notre rythme circadien endogène fait de nous une espèce diurne, devant se reposer la nuit. Le travailleur de nuit se rend donc au travail au dépend de sa santé... Ainsi, nous nous sommes interrogés sur la nécessité du travail de nuit, au vu de ces conséquences considérables sur la santé de l’Homme. Est-il indispensable pour notre société de faire travailler autant d’employés la nuit ? L’économie est-elle plus importante que la santé de la population ? L’enjeu financier est-il plus important que la santé de ces hommes et femmes ? Ne serait-il pas judicieux de réserver ce type de travail aux postes indispensables (pompiers, soignants…) ? Pour finir, nous nous sommes intéressés à l’étude menée par Christopher P. sur les erreurs médicales commises par les internes à l’hôpital. En effet, ceux-ci sont soumis à des horaires très lourds, incluant des heures de nuit. Dans cette étude, le groupe contrôle ne travaillait pas de nuit. Ils ont constaté qu’en moyenne, les internes travaillant de nuit feraient 35% d’erreurs en plus. Nous pouvons alors nous demander si tous les soins médicaux réalisés la nuit sont réellement bénéfiques pour le patient.
Ainsi, le travail de nuit semble être le reflet de la hiérarchisation sociale où les plus démunis sont les plus exposés. S’il s’avère être parfois indispensable comme lors d’une urgence vitale, il reste en grande partie néfaste pour le travailleur. L’économie et la rentabilité des entreprises ne devraient pas prévaloir sur la qualité de vie de leurs employés. Et finalement cette rentabilité n’est pas toujours si évidente, comme le montre l’étude RAND, puisque nous avons remarqué que les erreurs sont fréquentes lors des postes de nuit.

- COHENDET Laure, FOGHA-TATSAMBON Michaël, VENU Cédric. L’impact des zoonoses sur la santé humaine : exemple de l’émergence de la COVID-19 et la gestion de cette crise en termes sanitaires.
Le SARS-CoV 2 est un virus enveloppé monocaténaire à ARN positif et non-segmenté, de la famille des Coronaviridae.
Ce dernier n’ayant que 80% d’homologie génétique avec le SARS-CoV (malgré quelques nombreuses similitudes virologiques), la pandémie liée au SARS-CoV 2 présente ainsi des différences liées non seulement à l’agent causal mais aussi à la situation économique, sociale et politique dans laquelle elle s’inscrit. De nombreuses questions demeurent encore, notamment sur l’origine exacte du virus, l’exhaustivité des modes de transmission, le ou les hôte(s) intermédiaire(s), la physiopathologie exacte ainsi que la date d’apparition du premier cas. Si les recherches précédemment menées sur le SARS-CoV et le MERS-CoV peuvent fournir des pistes et ont permis de mettre en place dans les premiers temps de la pandémie des protocoles de protection et de prise en charge assez rapidement, ces connaissances ne sont pas suffisantes pour répondre à toutes les questions soulevées par cette pandémie.
Les difficultés de gestion de la COVID-19 peuvent s’expliquer par les problèmes de communication qui ont existé dans les premiers temps de la pandémie entre le foyer initial de l’émergence du virus et les institutions mondiales. Le délai entre l’apparition du premier patient en Chine et le moment où l’OMS a pris connaissance de l’existence de la COVID-19 est d’au moins un mois. De ce fait, dans ces conditions, un retard dans la gestion de la pandémie sur la scène internationale ne pouvait être évité. En parallèle, le monde politique a dû, au début de la crise et à plusieurs reprises, faire face à des avis discordants sur l’importance à accorder à la COVID-19. Par exemple, le décret de l’état d’urgence sanitaire à portée internationale n’a été prononcé par l’OMS que le 30 janvier, lors de la deuxième réunion du comité d’urgence du nouveau coronavirus, alors que la COVID-19 avait déjà frappé plusieurs pays depuis deux mois.
Au-delà des problèmes sur la prise en charge initiale du virus et sur le manque de connaissances précises, la période à laquelle a débuté la pandémie n’a pas été la mieux appropriée pour détecter au mieux le virus. En pleine période de fête, il fut difficile de faire cliniquement la différence entre les symptômes de la COVID-19 et ceux de maladies virales bénignes et communes à cette époque de l’année (rhume, grippe…). Il s’agissait également d’une période où les gens se retrouvaient pour célébrer les fêtes de fin d’année sans vraiment savoir qu’une pandémie était en train de se développer.
Cette crise sanitaire se caractérise également par de fortes répercussions économiques. Les décisions sanitaires prises doivent prendre en compte la situation de crise économique engendrée par la pandémie. Certaines mesures qui seraient optimales pour le contrôle de la pandémie, comme par exemple une prolongation de la fermeture des écoles, sont économiquement difficilement envisageables.
À tous ces éléments s'ajoutent aussi le facteur humain. Les différentes mesures existantes pour enrayer la progression du virus sont, à l’échelle humaine, relativement contraignantes. La nécessité pour la France de déclarer l’état d’urgence sanitaire avant le confinement en est la preuve : les mesures de distanciation sociale constituent une intrusion dans la sphère personnelle de chaque individu. Il a donc été nécessaire sur le plan légal de décréter un état qui donne la légitimité au gouvernement de limiter les libertés de déplacements et de réunion. Des mouvements pour lutter contre cette restriction des libertés individuelles sont nés pendant le confinement, notamment en Allemagne où des manifestations pour s’opposer aux mesures de confinement se sont mises en place pendant que ces dernières étaient en vigueur. Des mouvements pour lutter contre le port du masque ont également vu le jour au Canada où des manifestants affirmaient que le fait de porter un masque était une violation de leurs droits. De plus, nous pouvons aussi prendre en compte les personnes qui peinent à mettre leur masque correctement, parfois de manière involontaire, parfois par peur de ne pas pouvoir respirer correctement, sans être pour autant opposés aux mesures sanitaires. Ces différents cas de figures variés et globalement minoritaires représentent bien la difficulté à mettre en place et faire respecter les recommandations sanitaires, un autre défi que présente cette crise.
Aujourd’hui, si l’hypothèse d’une potentielle deuxième vague suscite de nombreux débats, l’objectif des scientifiques et médecins est principalement de trouver une façon d’éradiquer le virus ou du moins de trouver un traitement efficace contre la COVID-19. En effet, à l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement ni aucun vaccin spécifique contre le SARS-CoV 2.

- GIVELET Manon, CADILLON Alba, KOELSCH Margot. Les effets des feux d’artifice sur la santé et l’environnement.
Pour le grand public, les feux d’artifice représentent un moment d’émerveillement. Ces procédés millénaires chinois fascinent les petits et les grands à chaque représentation. Le mélange entre poudre noire pour l’explosion et composés métalliques pour la couleur nous permet d’assister depuis la fin du Moyen-Âge à des spectacles remplis de magie.
Pourtant, ces phénomènes de divertissement devraient nous inquiéter. Comme vu précédemment, les feux d’artifice sont en réalité néfastes pour l’Homme et pour l’environnement. Nous avons vu que de par leur caractère explosif et les particules, gaz et déchets rejetés, ils dégradent à la fois la santé humaine, animale, les écosystèmes, la qualité de l’air atmosphérique et donc l’environnement en général.
Heureusement, de nombreuses réglementations sont apparues concernant la pollution des feux d’artifice. En effet, ils sont classés par catégorie de dangerosité et les ventes sont de plus en plus réglementées (limite d’âge, qualifications requises). Cela a permis de mieux contrôler la vente et donc l’utilisation faite de ces engins. En plus de cela, nous avons pu voir apparaître de plus en plus de réglementations concernant la pollution atmosphérique et l’environnement et donc par conséquence veillant à préserver la santé humaine et animale. C’est un constat que ces nouvelles réglementations ont permis de diminuer la pollution et l’impact des feux d’artifices sur la santé.
Pour permettre une meilleure gestion du phénomène, il faudrait continuer à développer des alternatives écologiques avec un remplacement de certains composants par des moins toxiques et une meilleure gestion des déchets rejetés lors de feux d’artifices. Par exemple, la société française Arts et Feux promet de retirer et trier l’ensemble des déchets produits sur un site de tir de feux d’artifice. Mais surtout il faudrait sensibiliser le grand public à la dangerosité du phénomène car de nos jours les feux d’artifices ne sont perçus que comme un divertissement inoffensif par la plupart des gens. En effet, bien que la partie explosive soit déjà considérée comme dangereuse par beaucoup, l’aspect pollueur des feux est complétement inconnu. Cela combiné à une plus stricte réglementation de la vente au grand public des feux d’artifice, permettra sans doute d’améliorer à moyen terme la situation actuelle.

- JACQUIER Marie, LAURENT Sandra. Les perturbateurs endocriniens : une nouvelle menace pour la santé des ours polaires.
Pour conclure, malgré des mécanismes encore complexes à expliquer et à mettre en évidence, de nombreuses preuves s’accumulent quant à l’impact des perturbateurs endocriniens sur la santé des ours polaires. Ces phénomènes de pollution anthropique combinés à un changement climatique global pourraient avoir des répercussions désastreuses sur cette espèce emblématique. Les efforts de recherche doivent se poursuivre afin de comprendre et pouvoir mettre en place des mesures de protection adéquates pour ces populations.
Enfin, il ne faut pas oublier que toutes ces espèces animales ne sont pas les seules victimes collatérales de nos sociétés industrielles qui polluent le globe dans ses moindres tréfonds. En effet, les peuples Inuits qui vivent également dans ces régions, sont eux aussi des Mammifères, qui se nourrissent de chair de poissons, de phoques et parfois d’ours. Aux effets directs de ces polluants sur leur organisme s’ajoute la contamination de leur descendance via le lait. Quel sera donc l’avenir de ces populations, soumises aux mêmes pressions environnementales que toutes les espèces arctiques ?

- LABARTHE Alexandre, EDOH Margaux, COQUEMONT Cyril. La perception du temps en environnements extrêmes et inhabituels.
Ainsi, si les environnements non écologiques affectent de multiples facettes de l’individu, de ses émotions à sa perception de son environnement, la perception du temps est également dépendante d’une multitude de facteurs. Aussi bien affectée par l’environnement et les paramètres physiologiques de l’individu que par son état émotionnel, la perception du temps n’en reste encore que peu explorée. Bien que n’étant pas totalement maîtrisée car difficilement explorable, les modèles bayésiens récents semblent plus proches des observations expérimentales et permettent de mieux traduire l’influence de l’environnement. Elle ne se limite plus à une simple mesure de durée d’intervalle, mais prend aussi en compte la localisation de cet intervalle dans le temps.
Pourtant, si des études ont prouvé l’effet de variation de température ou d’un hivernage antarctique sur celle-ci, d’autres environnements restent encore peu explorés. L’isolement en sous-marin, associé au bruit constant de régularité variable, cause probablement d’autres modifications de la perception du temps pour l’équipage. De même, les séjours à bord de la Station Spatiale Internationale permettraient d’évaluer l’effet d’une absence de gravité sur la perception du temps des astronautes.
Ces études ne semblent pas primordiales actuellement, car peu de personnes sont exposées à ces environnements extrêmes et inhabituels ou confinés et isolés. Pourtant, elles permettent de faire avancer notre compréhension de la perception du temps. De plus, la proportion de personnes exposées à ces environnements risque d’augmenter : tandis que le réchauffement climatique va rendre certaines zones plus hostiles par une augmentation de chaleur, l’augmentation de la population dans les zones déjà densément peuplées va réduire leur espace de vie, à l’image de Taïpei où la densité est d’un habitant pour 10m² et où les habitants vivent dans quelques m², se rapprochant d’un isolement. Le confinement à domicile lié à la pandémie de Sars-Cov-2 ouvre également des perspectives d’études sur d’éventuelles modifications de la perception du temps en isolement modéré. Enfin, la perspective de voyages spatiaux dans les décennies à venir nécessite une excellente compréhension de tous les affects auxquels pourraient être exposés les astronautes, qu’ils soient physiques ou psychologiques.

- LOCATELLI Laura, TISSOT Charlotte, VINET Marianne. Le bisphénol A : ses effets sur la femme enceinte et le fœtus.
Ainsi, le BPA a été utilisé durant plusieurs années dans la fabrication de contenants alimentaires et particulièrement dans les objets utilisés par les enfants. Plus récemment, des études ont été menées suite aux effets produits par le BPA. Ces études ont été réalisés sur des animaux ainsi que sur les humains, les études animales permettent une supposition des effets indésirables chez l’humain. Suite aux effets démontrés, des réglementations ont été mises en place pour limiter l’utilisation du BPA, il a par exemple été interdit de fabriquer des produits destinés à contenir des aliments. Le BPA a été substitué par le BPS, un voisin d’un point de vue de leur structure chimique. L’utilisation du BPS est déjà controversée quant à sa toxicité. Des études ont été menées chez l’animal, toutefois aucune étude n’a encore été menée chez l’Homme.

- LUANGRATH Paul, SANCHEZ Hugo, TAGHBALOUTE Amel. Risque et impact du fluor sur la santé et l’environnement.
La maladie carieuse constitue l’une des pathologies chroniques la plus fréquente chez l’enfant. De ce fait, la prophylaxie buccodentaire doit être considérée comme une discipline importante dans la prise en charge de la santé orale de l’enfant.
Différents moyens de prévention existent notamment chez le jeune enfant avec l’administration d’une supplémentation fluorée. Cependant la stratégie la plus efficace et la plus recommandée est le brossage des dents après chaque repas avec un dentifrice fluoré adapté au risque carieux individuel et leur âge.
L’action du fluor, largement démontrée, fait que les autorités de santé ont été amenées à l’introduire comme thérapeutique dans la prévention de la carie dentaire. C’est ainsi que du fluor est retrouvé dans des produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, dentifrices, sel fluoré, ...). La population est donc soumise à un apport en fluor via des produits de santé, mais aussi via son environnement (eau de boisson, alimentation, sel de table, ...).
Le fluor est incontestablement la mesure clé en prévention de la carie dentaire mais ses apports nécessitent une réelle implication du patient et de sa famille. En effet, l’excès de fluor peut être à l’origine, selon sa dose, d’une toxicité aiguë ou chronique engendrant une fluorose dentaire en premier lieu puis une fluorose osseuse plus générale. La dose adéquate de fluor, provenant de toutes les sources, est estimée à 0,05 mg/kg/jour et ne doit pas dépasser 1 mg par jour.
Devant l’hypothèse de ces toxicités, beaucoup de personnes se posent la question de savoir si le fluor est bon pour la santé ou dangereux. Cette pensée rend souvent la discussion impossible. En effet, la réponse n’est ni l’un ni l’autre et en même temps les deux à la fois. Le fluor possède une action bénéfique certaine, sur la prévention de la carie dentaire. En revanche, si la dose bénéfique est dépassée, il présente une toxicité́.
Pour éviter l’apparition de ces toxicités, tous traitements ne doivent pas être définitifs et doivent être régulièrement contrôlés. Par exemple, une supplémentation fluorée ne pourra être initiée qu’après une appréciation du risque carieux individuel et établissement d’un bilan fluoré personnalisé par les professionnels de santé qui doivent suivre scrupuleusement les recommandations de l’HAS entre autres.
Si la prévention est souvent avancée comme mesure phare, celle-ci doit encore être améliorée en France. En effet, les dernières recommandations de l’AFSSAPS de 2008 et de la HAS de 2010 doivent être réévaluées et rendues plus accessibles aux praticiens afin que les autres moyens de prévention tels que l’hygiène alimentaire puissent compléter la supplémentation fluorée dans la prévention carieuse.
Des efforts restent à faire au regard des nombreuses possibilités qui s’offrent à nous. En effet, il serait intéressant d’envisager un passage d’une médecine actuellement définie comme une succession d’actes ponctuels vers une médecine de parcours, constituée d’une continuité de soins allant de la prévention à l’accompagnement.,

- SCHWERTZ Maelle, QUESADA Valentin. Chlordécone aux Antilles françaises : un scandale politique aux conséquences sanitaires et environnementales majeures.
À travers ce document, nous avons mis en exergue la dimension politique et économique du scandale sanitaire et environnemental lié à la chlordécone. Au vu de son ampleur, cette polémique explique l’étendue de la mobilisation des associations de défense des antillais, qui, ces dernières années ont soulevé la nécessité de l’engagement de l’État dans le “chemin de la réparation et des projets”. En définitive, le scandale de la chlordécone démontre clairement les conséquences d’une politique agricole à courte vue dont les seules préoccupations semblaient être financières.
Ce dossier apporte un éclairage intéressant sur certaines décisions politiques récentes, notamment concernant le glyphosate. En effet, aujourd’hui, l’Europe est prise en tenaille entre les pressions lobbyistes, les incertitudes médicales, les tensions politiques et les actions citoyennes visant le pesticide le plus vendu au monde. Au regard du sujet épineux qu’incarne le glyphosate, l’exemple historique du scandale de la chlordécone nous enseigne, que tant que les autorités en charge continueront de privilégier l'Économie au principe de précaution, les conséquences sanitaires et environnementales à long terme seront désastreuses.

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MÉMOIRES du DIU Infirmier en santé au travail
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2014
                 

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2012-2013

- CHASSOT Janique. Mise en pratique de l'entretien infirmier de santé au travail au sein d'une structure mixte.

- DEMOUSTIER Anne-Sophie. Accompagnement des agents de la Banque de France par le service de santé au travail lors du déménagement de la succursale de République sur Lyon Confluence.

- DUCAS SABBADINI Claude. Ordonnance de prévention pour les agents de propreté.

- LORENZO Magali. Réflexion préalable à la mise en place d'entretiens infirmiers en santé au travail aux Hospices Civils de Lyon.

- MAGGIACOMO Sonia. Rôle de l'infirmière santé au travail dans l'accompagnement de la réflexion sur les besoins d'une pratique de sport au travail.

- VIGNAT Caroline. Place de l'infirmière dans la surveillance de l'état de santé des techniciens d'investigation criminelle au décours de l'évaluation du risque chimique.

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2014-2015

- AVERLY Karine. Travailler en 3x8 : Comment bien dormir et bien manger.

- CLEAUX Vanessa. Comment l'infirmier peut-il prévenir le risque bruit pour les conducteurs de trains soumis au risque ferroviaire ?
Le bruit favorise la survenue d'accidents : il peut distraire, déconcentrer, augmenter la fatigue ou induire un stress. Le conducteur de train doit être capable d'entendre certains signaux sonores et échanger à la radio, notamment en cas d'anomalie. De nombreuses mesures sont à la limite des 80 dB et certaines les dépassent. Solution ? Sujet de préoccupation et de plainte des agents de conduite et de leurs représentants. Souhait d'une protection.
Les données actuelles ne mettent pas en évidence d'audition diminuée dans la population de conducteur en comparaison avec la population générale.

- DAUBERT Béatrice. Prise en charge et suivi (PECS) des conducteurs receveurs (CR) de bus agressés : État des lieux et proposition d'un protocole par l'Infirmière en Santé au Travail (IST).

- EVRARD Christelle. Mise en place des entretiens infirmiers à Volvo Compact Equipment Belley (01).

- GILIBERT Chrystelle. Sensibilisation et prévention du personnel soignant à l'utilisation du MEOPA.
En conclusion de l'ensemble des données apportées à cette étude, il en ressort que le personnel soignant n'était pas dans une démarche de protection le concernant et ne semblait pas ou peu connaître les incidences réelles du MEOPA sur leur santé quelle que soit l'unité dans laquelle il se trouvait.
La présence de MEOPA dans les pièces utilisées était souvent importante pendant le soin et en fin de geste.
Force est de constater qu'il y avait souvent des fuites autour du masque des patients (il était souvent mal tenu ou mal adapté au visage de celui-ci).
Parfois, en fin de geste, la bouteille était fermée en dernier et le produit se diffusait dans l'air au moment de l'ablation du masque.
Ou les patients retiraient leur masque pour parler pendant le soin donc il y avait diffusion du MEOPA dans l'air.
Une prévention avec des préconisations pour limiter le risque d'inhalation de MEOPA par les utilisateurs seraient impérative. Elle consisterait à :
- Rappels des bonnes pratiques d'utilisation
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Aération des lieux d'utilisation en fin de geste
- Mise en place de tuyau d'évacuation des gaz
L'infirmière de santé au travail est formée pour mener à bien ses missions de prévention en préservant au mieux la santé des salariés.


- ILIADIS Marie-Anne. Mise en place des entretiens infirmiers, dans un service autonome, sur site industriel.

- KARAM Bruno. Amélioration des conditions de travail d'un peintre au poste atelier peinture du Technicentre Industriel de la SNCF sur le site d'Oullins.

- LE BLAY Nathalie. Comment améliorer la prise en charge de l'électrisé au Technicentre d'Oullins ?

- LUYA Isabelle. Le travail en 2x12 heures à l'Hôpital Édouard Herriot : État des lieux, avantages et risques pour la santé, proposition d'un protocole d'entretien infirmier.

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2015-2016

- BAY Caroline. Exposition du personnel hospitalier à un cas de tuberculose, comment améliorer la procédure du service de médecine et santé au travail ?

- CHARRIER Émilie. Propositions pour la mise en place d'un protocole d'organisation des secours au sein du Département du Rhône.

- CROUAIL Brigitte. La prévention des TMS chez les agents des lycées de l'Isère. Quelles actions spécifiques peuvent être proposées pour prévenir les Troubles Musculo Squelettiques ?

- LEFEUVRE Valérie. Prise en charge pluridisciplinaire des étudiants infirmiers : rénover en intégrant un entretien infirmier.

- RIVOIRE Annick. Les examens complémentaires effectués dans le cadre de la surveillance médicale des agents de la ville de Lyon.

 

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2016-2017

- BASSOMPIERRE Éric. Rôle de l'infirmier du service de santé au travail dans le suivi, l'information et la sensibilisation des salariés exposés aux rayonnements ionisants. Exemple dans le service autonome d'un Centre Hospitalier privé.
La gestion des actions de prévention pour les risques associés aux rayonnements ionisants est un acte difficile au sein des hôpitaux publics ou privés. Le risque est jugé faible, il est invisible, et la survenue, toujours aléatoire, des pathologies inscrites au tableau n°6 des MPI du régime général est le plus souvent très tardive. Seuls les risques pour la grossesse et les questionnements qui en découlent parviennent à intégrer la radioprotection dans le quotidien des salariées.
Par ailleurs, les moyens pour se protéger sont considérés comme contraignants, inconfortables voire sources de TMS. L'intérêt d'un suivi dosimétrique est peu compris tout comme la nécessité de deux types de dosimétrie.
La prise de conscience des soignants est longue, en partie aussi car la radioprotection n'est pas enseignée dans les études en soins infirmiers. La formation triennale obligatoire n'est pas toujours effective et des pratiques médicales non optimales en matière de radioprotection peuvent servir de contre-exemples.
Dans ce contexte, au sein de l'équipe pluridisciplinaire et aux côtés du médecin du travail et de la PCR, quel positionnement pour les infirmier(e)s des services de santé au travail ? Avec le support d'une enquête réalisée auprès des salariés d'un bloc opératoire et de salles de cardiologie interventionnelle, des propositions sont faites pour inscrire les infirmier(e)s dans le panel des actions d'information et de sensibilisation tant dans le cadre des « entretiens infirmiers » (selon un protocole validé par le médecin) qu'auprès des salariés sur leur poste de travail.


- BENTIVEGNA Laurie. Les aides à domicile et la problématique du risque chimique lié à l'utilisation de produits ménagers.
Les travailleurs à domicile sont soumis à de nombreux risques, parmi lesquels les manutentions manuelles, le risque routier, le risque psycho social, et notamment le risque chimique.
L'utilisation des produits ménagers de façon régulière et prolongée est susceptible d'avoir des conséquences sur la santé.
Les lieux de travail des intervenantes à domicile ne sont pas soumis au code du travail ce qui engendre des environnements de travail, matériels et produits ménagers différents.
Le suivi des produits utilisés est difficile pour les associations qui emploient ces salariés.
Suite à l'analyse des visites médicales, des entretiens infirmiers puis des résultats de l'étude de poste et des questionnaires, l'infirmière en santé au travail a pu constater une méconnaissance et une banalisation du risque chimique liée à l'utilisation des produits ménagers. Les aides à domicile n'ont pas toujours conscience des effets néfastes sur leur santé par l'utilisation répétée et prolongée des produits ménagers.
Une méconnaissance sur le risque chimique de la part des bénéficiaires est également constatée, avec le manque parfois de matériel adapté ainsi qu'une exposition aux produits ménagers liée au non port de gants systématique pour une partie des intervenantes à domicile.
De ces constats, l'infirmière en santé au travail préconise, en accord avec le médecin du travail et avec la participation de l'association, une sensibilisation au risque chimique, d'une part auprès des salariés, et d'autre part auprès des bénéficiaires par l'intermédiaire de la responsable de secteur lors de ses visites.
Cependant, il est important de faire prendre conscience aux salariés de préserver leur santé afin de perdurer dans cette profession et aussi aux membres de l'association pour sensibiliser les bénéficiaires au risque chimique.


- CHARTOIRE Helen. Mercure et arsenic dans un herbier universitaire : conditions d'exposition et suivi des travailleurs.
Certains personnels de l'Université Claude Bernard Lyon 1 peuvent être exposés au mercure et à l'arsenic en manipulant des plantes séchées. En effet, un bâtiment de l'université, un grand herbier, abrite de nombreuses collections du patrimoine botanique, datant pour certaines du 18e siècle. Ces parts de végétaux ont été préservées grâce à des techniques de conservation anciennes à base de mercure et d'arsenic, et aujourd'hui encore, peuvent dégager des substances toxiques lors de leur manipulation.
Alerté par une personne travaillant dans cette structure, inquiète concernant cette exposition, le service de médecine et santé au travail a entrepris une démarche d'évaluation de l'exposition professionnelle à ces substances chimiques. Cette action se situe dans le cadre du suivi de l'état de santé et la protection de la santé des travailleurs, mission du service de santé au travail.
Pour cela, l'intervention de l'équipe pluridisciplinaire a été nécessaire. Le service de prévention, hygiène et sécurité (SHS) s'est chargé de faire réaliser des mesures surfaciques et atmosphériques dans cette structure.
Pour compléter ces mesures, et le suivi des travailleurs déjà en place, le service de médecine et santé au travail de l'université, a procédé à la surveillance biologique par dosages urinaires des personnels. Cette mise en place a été réalisée par l'infirmière du service en collaboration avec le médecin du travail et sous sa responsabilité.
Les résultats de ces différents prélèvements révèlent effectivement la présence de mercure et d'arsenic sur les échantillons surfaciques, et indiquent des concentrations en mercure gazeux non négligeables dans les espaces de travail des personnels de l'herbier (comprises entre 10% de la valeur limite d'exposition professionnelle (VLEP) et la valeur limite d'exposition professionnelle). Les résultats des indicateurs biologiques d'exposition (IBE), montrent quant à eux des valeurs en dessous des valeurs biologiques d'interprétation (VBI).
Suite à ces résultats, le médecin du travail et le SHS ont émis des préconisations. Des actions de prévention collective sont à mettre en place concernant une ventilation efficace, de manière à permettre aux prochaines mesures atmosphériques de se situer en dessous des 10 % de la VLEP. Les mesures de prévention actuelles sont à poursuivre, certaines sont à renforcer, l'objectif étant de réduire l'exposition des travailleurs au niveau le plus bas.


- FERRIER Michelle. Mise en place des visites d'information et de prévention dans un service de santé au travail autonome.
Ce mémoire traite de la mise en place des VIP dans un service autonome de santé au travail. L'objectif est de décrire les différentes phases qui nous ont permis d'élaborer une procédure pour effectuer les VIP. Je m'emploierai donc à détailler les étapes et le matériel nécessaire pour mener à bien cette nouvelle mission le tout illustré d'exemples vécus.
La mise en place des VIP, rappelons-le, rendue obligatoire par Décret, a permis de voir une autre facette de notre métier d'infirmière et de toucher du doigt la lourde problématique des visites de suivi. L'emploi s'en trouve enrichi même si parfois la charge émotionnelle est intense. J'espère ainsi que ma collaboration avec le médecin du travail permettra dans un proche horizon de résorber le retard des visites périodiques que connaît la CPAM du Rhône depuis un certain nombre d'années.


- FUZIER Martine. La reprise de travail avec une restriction d'aptitude.
Après avoir assisté à la conférence d'une personne (ayant eu un cancer) relatant son retour au travail qui s'est mal passée, et une réunion de l'Observatoire de la qualité de vie au travail sur mon site au cours de laquelle était évoqué le problème des arrêts maladie, nous nous interrogeons sur cette problématique et plus précisément sur le retour des salariés après un arrêt de travail. Le sujet étant vaste, le travail est ciblé sur la prise en charge d'un salarié reprenant le travail avec une restriction d'aptitude. Une analyse des arrêts de travail en 2016 a été effectuée afin d'établir un état des lieux au sein de l'usine et essayer de mieux comprendre ces absences. Le cas d'une personne est étudié afin d'illustrer sa prise en charge et ses limites en tenant compte de la dimension individuelle (antécédents médicaux et entourage familial) et collectif (au niveau de son atelier, de son poste de sa hiérarchie et de ses collègues de travail). Après avoir évalué des objectifs d'améliorations, un autre salarié ayant une restriction d'aptitude est suivi. Les actions des différents partenaires notamment de l'infirmière sont mises en avant (échanges avec le médecin, le salarié, hiérarchie, collègues de travail, étude de poste, etc.).

- HATCHADOURIAN Sandrine. Évaluation des mesures de prévention collectives et organisationnelles mises en place depuis les travaux de recherche des Dr DENIS et Dr PETE-BONNETON concernant l'exposition des soignants au gaz MEOPA en pédiatrie.1. Objectif :
L'objectif de ce travail, est d'évaluer la connaissance des professionnels en secteur pédiatrique des risques liés à une mauvaise utilisation du gaz MEOPA pour leur santé. De voir si le rendu des prélèvements atmosphériques au-dessus des valeurs recommandées, réalisés en 2010 et 2014 a permis d' améliorer les procédures d'utilisation, et d'évaluer les solutions mises en œuvre pour limiter les fuites dans leur atmosphère de travail. Le but est aussi de sensibiliser les soignants de manière pérenne aux risques pour leur santé et d'améliorer les conditions et bonnes pratiques d'utilisation afin de réduire au minimum la pollution des espaces de travail et de réduire ainsi l'exposition chronique à laquelle ils sont soumis.
2. Méthode :
Après avoir ciblé les services les plus consommateurs en gaz MEOPA sur l'année 2016 auprès de notre pharmacie, 5 services ont été retenus pour réaliser un audit des connaissances et pratiques ainsi que des enquêtes de terrain afin d'évaluer les procédures d'utilisation au quotidien.
135 questionnaires ciblés sur les connaissances du produit et les pratiques d'utilisation ont été remis auprès de ces services dès février 2017. J'ai pu recueillir 85 réponses, pour un taux de participation de 63%.
21 études de poste sur le terrain ont été menées de février à juin afin d 'évaluer le matériel, et les pratiques d'utilisation sur l'ensemble des 5 services.
3. Résultats :
Le bilan de l'audit a révélé un manque de formation, surtout chez les auxiliaires puéricultrices qui maintiennent souvent le masque. Une méconnaissance des risques toutes populations confondues et ce, malgré la formation reçue. L'utilisation du MEOPA pour les soins de courtes durées est fréquente dans tous les services avec parfois la délégation de l'application du masque aux parents. Dans l'ensemble le matériel est adapté mais souvent mal utilisé, ce qui génère des fuites. L'évaluation de terrain a démontré que l'administration à des débits élevés est parfois mal tolérée par les patients jusqu'aux nausées et vomissements. L'application du masque aux tout-petits est difficile à maintenir devant l'agitation ou refus des enfants, ce qui génère des fuites importantes dans les espaces de travail. Les symptômes rapportés par les équipes sont principalement les céphalées.
4. Conclusion :
Le rendu des mesures atmosphériques n'a pas amélioré les pratiques au quotidien. Le MEOPA très largement répandu en pédiatrie s'est banalisé et les soignants n'ont pas conscience de la réalité d'une exposition chronique. Les recommandations du fournisseur qui assure l'innocuité pour les femmes enceintes et les enfants sans condition d'âge, leur semblent gage d'être inoffensif.
L'information des utilisateurs à cette réalité d'exposition chronique (en l'absence de ventilation ou d'un matériel de récupération du gaz efficace) doit s'inscrire dans la durée, avec le soutien des responsables chargés de formation, les cadres des services et l'équipe médicale. Le langage devrait être le même, sans diaboliser ni dramatiser, ni contester le problème de toxicité du gaz MEOPA, principalement pour les femmes enceintes.
Création d'un flyer de rappel des bonnes conduites d'utilisation permettant de réduire les fuites dans l'atmosphère de travail et des risques de toxicité principalement pour les femmes enceintes.

- PAPPINI Marie Josée. Pertinence de l'utilisation de l'EchoScan en SST autonome dans un Centre d'Emboutissage.
Cette étude nous a permis de mesurer la fatigue auditive de 24 salariés de l'Emboutissage et de constater qu'une fatigue auditive probable est présente chez des salariés exposés à des bruits inférieurs à 80 dB la majeure partie de leur temps de travail.
La communication des résultats aux membres de l'entreprise pourra permettre d'engager la réflexion sur de nouvelles actions collectives et une nouvelle campagne de sensibilisation sera l'occasion de rappeler que l'exposition récurrente au bruit peut avoir des effets néfastes pour la santé. De plus il conviendra de rappeler que la prévention des risques liés au bruit ne doit pas se limiter aux seules expositions professionnelles.
Ces résultats sont partiels et non absolus. L'utilisation de l'EchoScan® devra faire l'objet d'autres études au sein de notre entreprise, avec des échantillons plus importants et des expositions mieux caractérisées, afin de conforter nos résultats et de conclure sur l'intérêt de son utilisation. Cet intérêt n'est pas aujourd'hui évident, dans le paradigme actuel d'une logique où l'exposition répétée provoque une fatigue auditive cumulative entraînant, elle-même, une hypoacousie. Cela amène à s'interroger sur les facteurs pouvant entraîner une fatigue auditive mesurée par l'EchoScan®.
Dans le contexte actuel, les limites organisationnelles du Service de Santé, en regard de celle des populations suivies, ainsi que les difficultés techniques de mise en œuvre de campagne de dépistage de la fatigue auditive, ne permettent pas d'envisager une utilisation de l'EchoScan® en routine dans notre service. Il conviendrait de repenser l'organisation du tiers temps infirmier, d'envisager des flexibilités horaires et de mettre en place une formation adéquate pour tout le service, afin d'inclure cet examen dans nos pratiques.


- TEZIER Lydie. Comment peut-on assurer sa protection contre le bruit au travail avec l'utilisation unilatérale d'un écouteur MP3 ?
Le point de départ de ce travail de recherche a pris sa source, en 2015, à l'occasion du suivi périodique d'un salarié de l'entreprise Efï Automotive qui présentait des symptômes de fatigue auditive ainsi qu'une ignorance sur le sujet du bruit et ses conséquences alors qu'il écoutait, depuis plusieurs années, de la musique en format MP3 librement durant ses journées de travail. Cette rencontre m'a fortement interpellée, un questionnement a émergé alors : comment les agents exposés au bruit peuvent-ils assurer une bonne protection auditive avec la possibilité autorisée par l'employeur d'associer une nuisance supplémentaire par l'utilisation d'un seul écouteur musical?
Tous les bruits sont des facteurs physiques agressifs qui doivent être maîtrisés : si la guérison est impossible, il reste l'information et la prévention. Cette étude décrit plusieurs constats qui ont motivés la volonté du projet d'une démarche de prévention plus globale car il n'est pas possible d'assurer une protection efficace contre le bruit avec l'emploi simultané d'une oreillette musicale.
Tout d'abord, la première partie de ce travail nous a permis d'effectuer un état des lieux concernant la connaissance, la gestion, l'évaluation et la maitrise du risque du bruit en place ainsi que l'identification d'une population exposée composée notamment de jeunes intérimaires ou de travailleurs ne maîtrisant pas toujours la langue française. Un questionnaire d'évaluation nous a renseigné sur de nombreux besoins exprimés par les salariés tels que : une méconnaissance et une banalisation des dangers du bruit en général, une protection souvent absente ou mal exploitée, une signalisation non identifiée ou confuse et un avis défavorable sur la qualité des protections auditives. Ces résultats ont contribués à la définition d'un plan d'action basé sur les neuf principes généraux de la prévention selon l'INRS afin de mener une démarche de protection à la fois collective, individuelle mais aussi participative. Pour répondre au besoin des personnes exposées et tenter de rééduquer les habitudes et les comportements, toutes les questions posées autour de l'efficacité des bouchons d'oreilles ont été étudiées.
Une campagne de prévention et de sensibilisation auprès des salariés a eu pour objectif de réaliser une prise de conscience en proposant une formation ludique sur les mécanismes du bruit et notamment sur les dangers des écouteurs intra-auriculaires (formellement interdits par la suite dans le règlement intérieur de l'entreprise). Cette dynamique a été accompagnée de nombreux outils de communications tels qu'un appareil de mesure des décibels en temps réel.
Au cours de cette année, une évaluation de l'efficacité de ces interventions a été réalisée à l'aide d'une nouvelle enquête. En effet, la préoccupation de la prévention du risque de surdité doit perdurer au fil du temps afin d'impliquer et de responsabiliser tous les acteurs. La confusion de la signalisation et le manque d'information concernant la mesure du bruit notamment ont fait l'objet de nouvelles problématiques qui ont été le moteur d'une réflexion en équipe pluridisciplinaire afin de proposer des solutions de compréhensions simplifiées et accessibles à tous. Une politique de prévention de la sécurité plus exhaustive est ainsi visée touchant tout autant, les Sauveteurs Secouristes du Travail, que les agences d'intérims
Les résultats de cette initiative sont plutôt encourageants car les travailleurs sont devenus plus exigeants et inquiets quant à l'efficacité de la protection de leur audition. La question de l'efficacité totale des équipements de protection individuelle n'est cependant pas résolue dans le cadre de la polyvalence des postes qui est en voie d'expansion pour répondre à une priorité de production. Cette polyvalence fait l'alternence entre des postes non exposés au bruit et des postes exposés qui imposent, de ce fait, le port continu de protections auditives et le réflexe de se protéger avant d'entrer dans la zone à risque. Toutefois, ce travail reste une étape dans la démarche globale de prévention de la santé et la nécessité d'une sensibilisation régulière de tous les acteurs de l'entreprise paraît indispensable, le suivi régulier des salariés au moyen des entretiens infirmiers permettra de renforcer cet objectif.

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2017-2018

- BENBETKA Samia. Evaluation de l'efficacité des consultations d'aide au sevrage tabagique dans le Service de Médecine et Santé au Travail de l'hôpital Édouard Herriot.
1ère partie : Problématique du tabagisme
Le tabagisme reste une cause de mortalité majeure en France avec 78000 décès par an. Il est la deuxième cause de mortalité évitable dans les pays développés, avec de nombreuses pathologies graves qui lui sont attribuées. La lutte contre ce problème de Santé Publique est du devoir du médecin du travail qui assure le suivi régulier de l'état de santé des salariés, et de ce fait, l'infirmière faisant partie de l'équipe pluridisciplinaire est impliquée dans ce travail d'éducation et de prévention. Il serait utile de demander le statut tabagique des salariés, de les sensibiliser sur les méfaits du tabac, et de les inciter à arrêter de fumer.
2ème partie : Evaluation de l'efficacité des consultations d'aide au sevrage tabagique du SMST de HEH avec une étude de 2007 à 2017
Objectifs :
L'objectif principal de ce travail est de s'interroger sur l'efficacité de cette action de prévention en recherchant le nombre de personnes suivies entre 2007 et 2017 et le nombre d'agents qui ont réussi à arrêter de fumer. C'est aussi de connaître leurs motivations, la façon dont ils ont été mis au courant de l'existence de ces consultations, et leur ressenti sur la prise en charge par le service, le but étant de modifier le protocole existant. Un autre objectif est de savoir s'il existe des consultations d'aide au sevrage tabagique dans les autres SMST des HCL afin de comparer nos pratiques, d'uniformiser les protocoles, et de savoir si les IDEST sont satisfaites de la prise en charge des agents fumeurs.
Méthodes :
Pour la période de 2007 à 2013, il s'agit d'une recherche sur les dossiers des agents pour savoir si à l'issue des consultations d'aide au sevrage tabagique ils ont arrêté de fumer, et s'ils n'ont pas rechuté. Pour les personnes ayant quitté HEH par mutation, l'information a été obtenue grâce aux recherches faites dans les dossiers par les collègues des autres SMST, pour les autres (retraite ou disponibilité), ils ont été contactés par téléphone. Pour la période de 2014 à 2017, les agents ont été sollicités par un entretien téléphonique d'une dizaine de minutes.
Résultats :
114 agents suivis entre 2007 et 2013, et 33 de 2014 à 2017 soit au total 147 personnes. Pour la première période, nos consultations ont permis à 22 agents d'arrêter de fumer dont 7 sans rechuter et pour la deuxième période : 12 agents, dont 8 ont rechuté donc ce qui porte à 11 sevrages réussis en 10 ans. Dans les services de SMST des HCL, 3 proposent des consultations d'aide au sevrage tabagique et seul un service possède un protocole. Aucune IDEST n'est satisfaite de leur prise en charge.
Discussion :
Peu d'agents sont venus chercher notre aide dans les consultations de sevrage tabagique, nous pouvons supposer que l'information n'est pas suffisamment diffusée au sein de l'hôpital. Le nombre faible de sevrages réussis peut remettre en cause l'efficacité du protocole existant. Les réponses des IDEST des HCL laissent penser que le protocole doit être amélioré.
Conclusion :
Pour améliorer la prise en charge des agents venus en consultations d'aide au sevrage tabagique dans notre service, il faudrait réfléchir à une meilleure communication de cette action de prévention, et travailler sur un nouveau protocole plus adapté et plus personnalisé. La formation des IDEST à des notions de base en tabacologie pourrait contribuer à une meilleure efficacité.

- BRON Séverine. Impact du travail posté sur la santé des salariés de l'usine Danone à Saint-Just Chaleyssin et rôle de l'infirmière d'entreprise.
Suite à plusieurs plaintes de salariés supportant difficilement ces horaires décalés et à l'inaptitude d'un salarié de 34 ans au travail de nuit, l'infirmière de santé au travail de l'usine a voulu avoir une représentation de l'état de santé des salariés postés.
Après avoir décrit l'entreprise et les missions de l'infirmière, un bref rappel sur les données physiologiques du sommeil, la réglementation du travail posté et ses répercussions sur la santé, précise le contexte actuel.
Un questionnaire a été élaboré et remis à l'ensemble des salariés. L'infirmière a ensuite extrait des informations sur les troubles du sommeil, les accidents du travail et l'absentéisme.
Des pistes d'amélioration sur l'organisation du travail, l'environnement de travail et la prise en charge des salariés sont proposées. Certaines actions ont déjà été faites et sont commentées. D'autres sont en cours.

- CAPIAUX Véronique. Evaluation des effets d'une sensibilisation à la pratique des échauffements dans deux collectifs de travail.
Comme la plupart des entreprises confrontées à la problématique des TMS, la Métropole a cherché à partir des années 2012 à prévenir l'apparition de ces troubles par la mise en place d'informations et de sensibilisations à la pratique des échauffements à la prise de poste.
Ces actions ont été menées en collaboration avec les responsables des services et l'équipe pluridisciplinaire en Santé au Travail présentes à cette période.
A ce jour, pour mesurer l'impact des effets auprès du personnel le choix d'une évaluation par questionnaires a fait l'objet d'une étude.
L'évaluation de la participation à la pratique des échauffements a contribué à obtenir un état des lieux actuel de cette activité. A savoir qui étaient ceux qui pratiquaient ou pas sur le temps de travail les échauffements et les raisons d'un tel choix, sans négliger les facteurs d'exposition favorables aux risques des TMS dans l'activité.
L'exploitation des données n'a pas permis de répondre de façon précise à certains critères de santé, ni sur les bénéfices de telles pratiques dans l'activité professionnelle car l'état de santé initial du personnel n'avait pas été évalué.
La finalité de cette étude permettra au service Santé au Travail d'entrevoir des actions à mener par le futur.


- COTTET Carole. L'utilisation des produits d'entretien ménager est-elle prise en compte comme un risque chimique dans les collèges ? De l'état des lieux aux bonnex pratiques.
Depuis janvier 2015 la métropole a intégré dans son effectif les agents chargés de l'entretien des collèges.
Les collèges sont gérés par 2 administrations : l'éducation nationale et la métropole.
Au vu de cette organisation complexe, le service de santé au travail a peu d'élément sur les conditions de travail de ces agents et les risques professionnels auxquels ils sont soumis.
Le document unique de la collectivité n'est pas renseigné pour le moment pour ce service. L'évaluation des risques n'est pas encore réalisée.
Le manque d'effectif de médecin du travail dans les différentes collectivités auxquelles ils ont été rattachés ne permet pas d'historique sur l'état de santé de cette population.
Actuellement le service de santé au travail de la métropole pâtit également d'un manque de médecin. Ce suivi médical irrégulier et ne permet pas d'évaluer précisément le retentissement qu'a le travail sur la santé des salariés.
De par leurs missions, les agents des collèges sont susceptibles d'utiliser les produits d'entretien ménagers.
Ils s'exposent à des composants potentiellement irritants, corrosifs ou allergènes.
Le service de santé au travail a pour objectif d'éviter toute altération de l'état de santé des salariés du fait de leur travail. Le médecin et l'infirmière se questionnent sur les pratiques d'utilisation de ces produits et des moyens de prévention mise en oeuvre.
L'objectif de ce mémoire est de répondre à ces questions en effectuant 5 visites de collèges et en s'appuyant sur un état des lieux des pratiques.
Suite à ces états des lieux un constat s'impose. Le risque chimique que ces produits d'entretien occasionnent ne peut pas être actuellement maitrisé par la collectivité. Elle ne connaît pas les produits que ces salariés utilisent car ils sont commandés par le gestionnaire du collège (Éducation Nationale). L'identification de leur danger n'est donc pas possible.
Cependant certains moyens de prévention collective sont mis en oeuvre dont l'installation de centrale de dilution de produits d'entretien, la ventilation mécanique des cuisines.
Les agents se disent sensibilisés sur l'aération des salles de classe pendant le ménage, le port des gants de protection, le non mélange des produits.
Mais les gants et les masques de protection ne sont pas adaptés aux produits, les lunettes de sécurité pas utilisées lors du transvasement de produits corrosifs, les locaux de stockage mal ventilés et sans bac de rétention, les petits contenants non étiquetés et des flacons inadaptés.
Une centralisation des commandes des produits d'entretien par la collectivité pourrait permettre de maîtriser le risque chimique et de répondre à ses obligations légales. Un projet de création de centrale d'achat est en cours par le service DSHE.
D'autre part, il est important d'informer les salariés sur les dangers de ces produits, de l'impact qu'ils peuvent avoir sur leur santé et des bonnes pratiques à mettre en œuvre.
Cette étude permettra d'adapter l'information des agents sur le risque chimique et les moyens de prévention lors des visites médicales et des entretiens infirmiers.

- DARGET-LACOSTE Laurence. Approfondir la connaissance du site de La Valbonne (centre d'essais pour poids lourds), pour mieux répondre à une demande de prévention des troubles musculo-squelettiques.
En France, dans le régime général les troubles musculo- squelettique (TMS) des membres supérieurs et inférieurs sont reconnus au titre du tableau 57 des maladies professionnelles.
Les TMS sont la première cause de maladie professionnelle en France et en Europe. Les chiffres progressent d'année en année, cela représente un coût financier important pour les entreprises et la société.
C'est dans ce contexte que le service médical de Renault -Trucks est souvent sollicité pour des interventions de sensibilisation. Mais le médecin du travail constate souvent que cela ne suffit pas à satisfaire la demande et à juguler les plaintes.
A partir d'une nouvelle sollicitation du centre d'essai de la Valbonne j'ai cherché à approfondir la connaissance de l'unité de travail et de ses employés.
Un travail de recherche à partir des données déjà existantes a alors démarré. Cela m'a apporté de nouvelles connaissances et une autre vision des enjeux.
La mise en place d'une visite d'information et de prévention, avec une partie ciblée TMS m'a permis de découvrir des outils de prévention faits dans d'autres structures et de me les approprier.
D'une demande anodine, j'ai poussé mes investigations pour proposer des pistes d'améliorations multifactorielles, bien limitées dans mon champ de compétence.

- DI LEGGE Lucrèce. Rôle de l'infirmière dans le maintien dans l'emploi.
Avec le vieillissement de la population et le recul d'âge de la retraite, le maintien dans l'emploi est devenu un défi pour toute entreprise.
Au sein de l'entreprise CARRIER, le comité de maintien dans l'emploi est une instance créée en 2007 puis abandonnée en 2015. En 2017, la nouvelle organisation du service de santé au travail a permis de réactiver cette commission.
L'objectif principal est de préserver la santé du salarié et de proposer des mesures pour le maintien à l'emploi.
Méthode :
L'effectif suivi concerne les opérateurs des lignes de production qui ont des restrictions médicales ou en arrêt maladie depuis plus de trois mois. Les intervenants du comité sont en relation avec ses employés.
La mise en place et le suivi des actions sont proposés à l'infirmière, sous la responsabilité du médecin du travail.
L'outil retenu est un format de type PDCA (Plan/Do/Check/Act). C'est une démarche d'amélioration continue qui permet d'avoir une méthode structurée pour conduire les actions jusqu'à la fin du projet.
Résultats :
Environ un tiers des opérateurs présentent des restrictions médicales au sein de la production. Sur les vingt-trois salariés suivis en 2017, quinze projets ont aboutis : aménagement de poste, reclassement au sein de l'entreprise, reprise du travail après un long arrêt maladie....
Le rôle de l'infirmière s'est élargi avec la réalisation d'étude de poste et le travail en pluridisciplinarité.
Conclusion :
Toute restriction médicale est une potentielle inaptitude et donc source de désinsertion sociale. Cette réunion permet de partager et de centraliser les informations sur les salariés en difficulté et permet un suivi cohérent entre la production, l'employeur et le service de santé. Elle s'inscrit dans un projet d'entreprise, indispensable à la réalisation des projets.
Néanmoins, c'est une démarche individuelle et de prévention tertiaire. Or avec le vieillissement de la population, il faudrait que cela devienne une stratégie collective en s'intégrant dans une culture de la prévention. C'est d'ailleurs ce que souligne l'un des axes stratégiques du troisième plan santé au travail 2016-2020.

- FAURE Carole. Démarche de mise en place d'un échauffement physique à la prise de poste pour les salariés d'un hypermarché.
La prévention des TMS est aujourd'hui un enjeu de santé publique important. Le secteur de la grande distribution est particulièrement touché par les troubles musculo-squelettiques.
Des actions prioritaires doivent être mises en place au travers des moyens de prévention primaire et après l'évaluation des risques et des conditions de travail.
Le travail réalisé dans ce mémoire, interroge l'intérêt de la mise en place d'un échauffement physique à la prise de poste pour les salariés d'un hypermarché travaillant de nuit, au froid, adoptant des postures contraignantes et soumis à la manutention de charges. Cette démarche de prévention vient en complément des actions déjà réalisées par l'hypermarché en collaboration avec la CARSAT.

- LACOUSSE Frédéric. Le rôle de l'infirmier dans le suivi des travailleurs temporaires à travers les visites d'informations et de prévention au sein d'un service de santé au travail.
Ce travail présente une étude sur la mise en place et l'organisation de Visites d'Informations et de Prévention par un infirmier auprès de salariés intérimaires au sein d'un service de santé au travail interentreprises.
Cette population, parfois professionnellement et personnellement au seuil de la précarité, a soif de conseils de prévention parce que parfois peu formée, jeune et inexpérimentée.
Ce travail décrit comment ces visites d'Information et de prévention ont été mises en place au sein de ce service dont une des spécificités est l'intérim, secteur professionnel avec de nombreuses particularités.

- PERREON Patrice. Etude des risques psychosociaux chez les managers de l'hypermarché CARREFOUR Vénissieux.
Alors que le bien-être au travail des employés est un sujet d'actualité, après quelques mois dans l'entreprise, j'ai eu la sensation que les managers étaient soumis à de fortes contraintes psychosociales mais étaient, eux, oubliés en terme de bien-être au travail.
Pourtant, leur rôle est majeur par leur position d'intermédiaire entre la direction et les employés mais ils subissent, de ce fait, des pressions venant des deux côtés. J'ai donc voulu étudier leur exposition aux risques psychosociaux en vue de les réduire si besoin.
Après l'élaboration d'un questionnaire cohérent avec les particularités managériales, l'enquête a confirmé que leur niveau de RPS était élevé mais qu'aucune manifestation significative n'était véritablement visible.
Mais le danger étant tout de même présent, l'analyse des résultats nous a aiguillé vers un temps de présence trop élevé, générant une mauvaise conciliation entre la vie professionnelle et la vie privée, un manque d'activités de loisirs et de la fatigue.
Aussi paradoxalement que cela puisse paraître, plusieurs études tendent à prouver que la productivité n'est pas proportionnelle avec le temps de présence. Il est donc apparu intéressant d'engager une réflexion de l'entreprise sur ce sujet pour améliorer l'exposition aux risques psychosociaux des managers et, pourquoi pas, accroître la productivité.

 

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2018-2019

- ABRIAL-BENALI Feini. Mise en place d’une démarche de prévention du risque d’accident d’exposition au sang des policiers municipaux dans la collectivité territoriale de Vaulx-en-Velin.
Cette démarche de prévention du risque d’AES des policiers municipaux de Vaulx-en-Velin, nous a permis de faire un état des lieux de leurs connaissances, de leurs pratiques professionnelles, et des mesures de prévention existantes dans la collectivité.
L’analyse d’enquête montre que le risque réel est faible et qu’il est en parti pris en compte.
Pour autant, la perception sur évaluée des agents à ce risque, leur manque de maitrise du risque, l’insuffisance des mesures de prévention existantes et la gravité des complications d’un AES, font qu’il a été nécessaire de proposer et mettre en place de nouvelles actions de prévention.
Les actions de prévention, que nous avons proposées à la collectivité, sont des mesures organisationnelles, techniques, humaines qui permettent de prévenir le risque et en cas d’exposition de diminuer ses conséquences. La plupart de ces actions sont en cours de réalisation, certaines sont encore en état de projet, en attente de la validation de la collectivité.
Cette démarche a sensibilisé les agents au risque AES, a augmenté leur maitrise du risque et a ainsi amélioré leur sécurité au travail. Elle a également eu un rôle d’accompagnement et de conseil auprès de la collectivité. L’amélioration de sa prise en compte du risque AES lui permettra de répondre à ses obligations de prévention.
Aussi, cette démarche m’a permis d’être mieux identifiée comme un des acteurs de prévention au sein du service de médecine préventive. Elle a renforcé mes liens professionnels avec les différents partenaires internes et a appuyé mon positionnement dans la collectivité.
Sur un plan plus personnel, j’ai pu appréhender les spécificités de mes missions et me conforter dans mon choix de spécialisation d’infirmière en santé au travail.
Dans le contexte national, d’accroissement de la pluridisciplinarité en santé au travail et d’une plus grande prise en compte de la prévention au travail et notamment de la prévention primaire, l’infirmière de santé au travail trouve sa place.
Sa présence, permet de développer et d’augmenter le nombre d’actions en milieu de travail. Ces actions sont nécessaires à une prise de conscience de la place de la prévention au sein des collectivités et a une plus grande prise en compte des risques professionnels.
Ce travail de prévention que j’ai mené s’inscrit dans cette démarche. Je suis convaincue de son intérêt, et espère qu’elle aura soulevé une prise de conscience de l’importance de la prévention dans la collectivité de Vaulx-en-Velin.
La réussite de ce projet a été possible grâce au travail de collaboration mis en place avec les différents partenaires internes de la collectivité ainsi qu’au grand soutien du médecin de prévention.
À ce jour, elle ouvre une réflexion plus globale, au sein du CDG 69, sur le risque AES des policiers municipaux dans l’ensemble des collectivités.

- BARBEAUD Morgane. Robots de traite dans les exploitations laitières : évaluation et prévention des risques professionnels.
L’agriculture se modernise pour faire face aux besoins et aux contraintes actuelles auxquelles elle est soumise.
De ce fait, de nouvelles technologies de pointe sont apparues dans le milieu et de nombreuses exploitations laitières s’équipent désormais en robots de traite ; leur nombre ne devrait cesser d’augmenter dans les années à venir.
La qualité de vie au travail des exploitants et de leurs salariés semble s’améliorer grâce à l’utilisation de ces nouveaux outils.
Cependant nous devons nous interroger sur les conséquences physiques et psychologiques, que de telles transformations de leur activité professionnelle pourraient générer.
En voulant « tenir compte des évolutions de la technique », le service de Santé et Sécurité au Travail de la MSA Ain-Rhône, s’est questionné sur les accompagnements à mettre en place autour de cet outil de travail.
Après avoir cherché à identifier les risques des travailleurs dans ce domaine d’activité, via une étude de poste puis la diffusion d’un questionnaire, une action de prévention des risques professionnels a été élaborée en équipe.
En ciblant les jeunes en apprentissage, salariés et exploitants de demain, le service ambitionne à travers cette action, une diffusion des messages de prévention le plus largement possible et une sensibilisation toute particulière aux risques psycho-sociaux, sujet encore délicat dans le monde agricole.

- BEAUVAIS Fabienne. Etat des lieux du risque formol pour les petites pièces opératoires (biopsies).
Ce travail m’a permis d’approfondir mes connaissances générales concernant le risque chimique et sa prévention. J’ai pris conscience de mon rôle transversal d’IDE en médecine et santé au travail. J’ai envie de mettre en place une information efficace lors des visites des agents utilisateurs des pots de formol, lors des pré-visites périodiques ou des VIP. Je souhaite également vérifier la bonne utilisation des EPC ou EPI notamment l’utilisation des gants nitriles non stériles et du port de masque contre les projections lors de chaque utilisation des flacons de formol 4% tamponné.
J’ai pu également approcher des acteurs de tout horizon, de travailler en pluridisciplinarité, en lien étroit avec les utilisateurs :
• médecins et cadres d’anatomopathologie ;
• référents risque chimique ;
• cadres de service ;
• CCT ;
• ergonomes ;
• commerciaux ;
• etc…
La connaissance de ces personnes m’ouvre des perspectives de travail pour aborder la prise en charge d’autres problématiques et pour suivre mon engagement dans la réduction de l’exposition des personnels de blocs au formol.

- CHOMEL David. Action de prévention chez les ouvriers maraichers saisonniers.
Les saisonniers représentent un type de salariés important au sein de la MSA.
Le secteur de l’agriculture fonctionne en saisonnalité et les rythmes de travail sont fluctuants sur l’année. Les employeurs ont donc fréquemment recours à l’emploi de travailleurs saisonniers pour quelques mois, notamment durant les récoltes.
Comme tous salariés, les saisonniers sont reçus en Visite d’Information et de Prévention par un médecin du travail ou un infirmier en santé au travail pour s’assurer de l’état de santé et délivrer des messages de prévention des risques professionnels auxquels ils sont exposés.
Mais le déroulé de l’entretien peut s’avérer difficile en fonction de la particularité de ce type de population : barrière de la langue, contrat court, besoin vital de travailler.
Comment agir lorsque les messages de prévention sont difficiles voire impossibles à faire passer ?
Est-il envisageable de trouver une ou des alternatives à ces visites ?

- GRANGE Marion. Organisation de la campagne de vaccination contre la grippe des agents du département du Rhône.
J’ai pu au cours de ces deux ans d’exercices au poste d’IST envisager les spécificités de mes missions liées à la Collectivité. J’ai pris conscience des contraintes liées au nombre important d’agents (1780), à leur éloignement géographique et à la diversité des secteurs d’activité. J’ai compris que le partenariat est une ressource fondamentale pour mener à bien des actions de prévention primaire au Département du Rhône.
La réussite de ce projet a été possible grâce à une étroite collaboration avec différents services internes.Leur volonté de s’impliquer au cours de la préparation préalable de ce projet a permis de trouver les moyens de contourner les obstacles et de mener à bien ce projet.
La vaccination contre la grippe reste un choix personnel. Le rôle de L’IST est d’informer les agents et de leur facilité l’accessibilité. Comme la plupart des actions de prévention primaire, il m’est difficile de mesurer l’impact de cette action tant sur l’absentéisme que sur la contamination des populations pour qui le virus a des conséquence graves en contact avec des agents du Département.
La nouvelle organisation proposée au sein du Département du Rhône est en corrélation avec les actions nationales mises en place par l’HAS [10] en juillet 2018 sur « l’extension des compétences des professionnels de santé en matière de vaccination contre la grippe ». Elle facilite la vaccination contre la grippe pratiquée par les professions paramédicales permettant de multiplier l’offre de proximité dans le but d’augmenter le taux de vaccination des populations recommandées au plan national.
La conférence-débat sur la vaccination du 14 mai 2019 à laquelle j’ai assisté rendait compte de la réussite et de la pérennité de cette nouvelle politique de santé sur le plan sanitaire.
Le sujet de mon mémoire s’intègre dans une actualité nationale des risque sanitaires.

- HECK Aurélie. Construction d’une action d’information et de prévention sur les risques liés à l’exposition aux poussières de bois chez les professeurs de lycée professionnel.
Mon étude aura permis de remettre en lumière les difficultés ainsi que certains risques auxquels sont confrontés quotidiennement les professeurs enseignants sur les plateaux techniques bois.
Leur exposition aux poussières de bois est une source de risques non négligeable qui exige bien des mesures tant de prévention que de protection et évidemment d’information de ces personnes.
Ces professeurs enseignent avec passion les métiers du bois en transmettant leur savoir aux élèves. Il est important qu’ils aient toutes les ressources nécessaires afin de véhiculer quotidiennement les bonnes pratiques de prévention.
En travaillant tous les jours face à un public jeune et entrant dans la vie professionnelle, ils servent d’exemple à des milliers d’élèves.
Aussi, il me parait essentiel qu’ils puissent bénéficier d’informations précises, mais également d’un suivi régulier de leur état de santé.
Le chemin est long, il y a encore beaucoup de travail à faire concernant le suivi des personnels, la traçabilité des exposition, l’évaluation des risques professionnels et sa transcription dans un document unique d’évaluation des risques professionnels…
C’est un challenge ambitieux mais qui semble aujourd’hui nécessaire.
En mars 2019, a été demandé par M. Edouard PHILLIPE, premier ministre, un rapport sur l’amélioration du dispositif de prévention des risques professionnels dans la fonction publique.
Aussi, selon Mme LECOCQ, députée du Nord, en matière de médecine de prévention, les conséquences de la réforme de la médecine du travail dans le secteur privé vont conduire à prendre des mesures équivalentes dans la fonction publique.
Son rapport est attendu fin septembre 2019… J’en attends beaucoup!

- LIOTARD Nathalie. Evaluation et mise en place d’un plan de prévention du risque d’exposition professionnelle à la leptospirose.
Ce travail m’a permis de mieux connaitre le travail réel du service des biogénérateurs, ainsi que les risques d’exposition des salariés ce qui a permis de mettre à jour leurs surveillances médicales.
J’ai rencontré quelques difficultés d’ordre organisationnel : trouver un temps d’échange avec les responsables d’équipes, le service HSE compte tenu et nos agendas respectifs ; mais avec un peu de patiente et de persévérance nous avons réussi et nous organiserons en fin d’année une réunion de suivi des actions mises en place afin d’évaluer le résultat : je ferai un nouvel état des lieux.
Ainsi, grâce à cette enquête j’ai pu mieux comprendre l’importance de former les nouveaux arrivants dans ce service. J’ai mis en place des actions d’information et je vérifierais qu’elles soient comprises par tous par une nouvelle enquête.
Ce travail a trouvé ses bases dans les axes prioritaires du plan de prévention Santé 3 (2016-2020) Rhône-Alpes Auvergne qui sont la prévention primaire, la qualité de vie au travail et le dialogue social.
En effet, la protection du risque par la vaccination entre dans le cadre de la prévention primaire et l’écoute des salariés et de leurs besoins lors de cette enquête a permis de renforcer notre dialogue social.
Le Service de Santé au travail est au cœur de la prévention dans l’entreprise et le travail en pluridisciplinarité est essentiel au bon fonctionnement de l’entreprise.
Cette étude a confirmé l’importance de l’interaction entre les différents partenaires afin de mener des actions conjointes. Ce travail pourra être une base de réflexion pour d’autres expositions ou risques.
La place de l’infirmière est essentielle dans le service de Santé au Travail lors de ses entretiens infirmiers. Notre rôle Infirmier au sein de l’entreprise tend à évoluer encore et il faudra continuer à se former pour pouvoir à répondre aux attentes de l’entreprise et des collaborateurs.
Depuis le commencement de ce mémoire, le SST a été sollicité par d’autres services, en interactions avec le service des biogénérateurs, pour participer à des réunions sur le sujet de la leptospirose.
Ainsi, une évaluation du risque leptospirose va également être faite au laboratoire de contrôle qualité de virologie et de bactériologie, puis à la maintenance.

- MERABTI Soraya. Etude quantitative et qualitative du processus de maintien dans l’emploi, au sein du service informatique de Renault Trucks : Place de l’infirmière.
La lutte contre la désinsertion professionnelle par le Maintien En Emploi est un sujet d’actualité sur lequel les pouvoirs publics travaillent depuis de nombreuses années afin de développer une culture de prévention dans les entreprises et particulièrement au sein des Services de Santé au Travail.
Le Maintien En Emploi des salariés qui rencontrent un problème de santé au cours de leur activité professionnelle devient une priorité et presque un problème de santé publique, qui tend à s’accroitre du fait du vieillissement de la population et du recul de l’âge de départ à la retraite.
Le Médecin Du Travail avec qui je travaille en binôme sur le secteur informatique de l’entreprise, a fédéré les différents acteurs en créant une cellule maintien en emploi.
Le but de ce mémoire a été d’évaluer cette cellule afin de faire ressortir ce qui fonctionne, si on peut y apporter des pistes d’amélioration et si l’infirmière en santé au travail y a un rôle et si oui, comment l’y intégrer.
C’est par le biais d’une étude au moyen d’un questionnaire que nous avons tenté de répondre sur ces différents points.
Le sujet étant : «Etude quantitative et qualitative du processus de maintien dans l’emploi, au sein du service informatique de Renault Trucks : place de l’infirmière».
Dans un secteur tertiaire à forte concentration de cadres et, il convient de noter la prédominance, à 50 % de troubles psychologiques suivis de près par les Troubles Musculo-Squelettiques à 28 %.
Cette étude a également permis de démontrer l’intérêt du travail d’équipe concerté entre le médecin du travail, les managers et les responsables des ressources humaines.
Les actions menées par le service médical et l’encadrement ont permis à 82 % des salariés impactés de retrouver leur poste de travail à temps plein et ainsi de garder leur emploi.
Il en ressort une grande satisfaction des salariés et une certaine reconnaissance vis-à-vis du SM et de l’entreprise pour la qualité et la bienveillance de la prise en charge.
Les managers et les RH quant à eux souhaitent renforcer les prises en charge par une volonté de repérer le plus en amont possible le risque de désinsertion professionnelle.

- NAVIAUX Sonia. Le travail a parfois une saison : nouvelles modalités de suivi des travailleurs saisonniers de l’hôtellerie de plein air.
Travaillant en service de santé au travail en qualité d’infirmière depuis mai 2018, je suis un DIU en santé au travail à l’université de Lyon. Mon employeur l’« A.P.I.A.R » est une association de santé au travail inter-entreprises (loi 1901). Suite aux nouvelles réformes de la loi travail et au nombre important de saisonniers dans notre région, j’ai décidé de diriger mon projet vers le suivi des salariés saisonniers qui se fera par des AFP (actions de formation et de prévention).
Dans un premier temps, je me suis intéressée à constater le nombre de saisonniers et les différents secteurs d’activités en Ardèche. Je me suis tournée vers les saisonniers de l’hôtellerie de plein air (campings) car ils embauchent beaucoup en période estivale.
A la suite de ça et après avoir analysé les risques auxquels les saisonniers de camping peuvent être exposés durant leurs activités, j’ai créé un power-point avec le soutien de mes collègues de travail (infirmiers, médecins et IPRP).
Avec l’aide d’une collègue de travail infirmière, j’ai pu réaliser deux actions de formation et de prévention au sein d’un camping. Chaque session comptait une quinzaine de saisonniers.
Pour une première, nous avons eu d’excellents retours de la part des salariés présents par le biais des questionnaires de satisfaction et aussi du directeur adjoint lors d’une entrevue avec lui.
Je souhaite étendre les actions de formation et de prévention à d’autres secteurs d’activités saisonnières l’année prochaine.

- RAISIN Régine. Evaluation et améliorations des conditions de travail du personnel de cuisine en ESAT.
Dans une entreprise médicosociale (ESAT) où le turnover de personnel interroge et déstabilise la population (personnel et usagers), cibler un des services les plus touchés (la restauration collective) pour tenter d’améliorer leurs conditions de travail semblait important, d’autant plus qu’une restructuration se profilait simultanément.
En tenant compte des multiples tâches et des risques professionnels des agents de restauration, il importe de chercher à comprendre les difficultés et les ressources de chacun avec l’objectif de les améliorer dans une démarche de prévention dynamique, qui offre à tous des perspectives de soulagement et de modifications.
Recherches documentaires, observations et études du travail, entretiens et contacts humains ont abouti à un recueil de données et d’analyses nous permettant aujourd’hui de mieux comprendre le travail des agents dans ses 3 dimensions (physique, cognitive et relationnelle). Par un travail pluridisciplinaire regroupant le SST, le CHSCT et un préventeur, des préconisations ont été établies et des améliorations notables ont été apportées et sont détaillées dans ce mémoire.
Cette étude a également donné l’opportunité au Service de Santé au Travail d’enrichir ses connaissances sur les aménagements techniques, organisationnels et humains.
Ce travail a permis de répondre à un objectif de prévention et d’améliorations des conditions de travail dans le domaine de la restauration, par une situation plus stable avec un personnel se sentant considéré et en sécurité, ce qui nourrit sa motivation et son implication.

- TOBIE Stella. Sédentarités : état des connaissances des salariés.
Les relations entre l’AP et la sédentarité sont complexes. L’activité physique n’est hélas pas un antidote à la sédentarité. Pour agir sur l’état de santé, il faut agir sur les deux à la fois.
Même si le temps passé devant un écran est un bon indicateur de la sédentarité, l’analyse de ces comportements ne devrait pas être réduite à une description des périodes d’activité ou d’inactivité. Car ces comportements résultent aussi de pratiques culturelles et d’un « mode social », plus difficile à maitriser.
Effectivement, on observe qu’une majorité des salariés interrogés ont un profil d’individu sédentaire et peu actif, lié à leurs conditions de travail et leurs activités personnelles. Beaucoup se perçoivent comme victime d’un mode de vie auquel ils ne peuvent se soustraire, imposé par les exigences professionnelles et familiales. Il convient par la même occasion de s’interroger sur la manière dont l’organisation de travail peut contraindre le salarié à une sédentarité évidente.
L’avis de l’ANSES 2015 sur la révision des repères relatifs à l’activité physique et à la sédentarité souligne en effet que c’est la concomitance de l’augmentation de l’activité physique et la réduction des temps cumulés et continus de sédentarité qui produira les effets les plus marqués sur la santé.
Il faut d’abord lutter contre la sédentarité au quotidien pour modifier le comportement des salariés et dans un même temps mettre en place des programmes obéissant aux recommandations, sans fixer d’objectifs inaccessibles qui seraient contre-productifs.
En effet, « il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport pour avoir une activité physique. Inutile que celle-ci soit intense ou structurée…elle peut être réalisable par des sujets qui n’aiment pas le sport…les bénéfices sont proportionnels à la quantité d’activité plus qu’à son intensité.»
Il s’agira d’éveiller une prise de conscience de l’existence d’un danger et de la vulnérabilité personnelle à ce danger selon des actions de communication basées sur les modèles de psychologies classiques, menée par le SST.
Mais s’il semble donc plus simple de faire appel à la responsabilité individuelle en insistant sur les risques sanitaires importants, induits par les comportements sédentaires et leurs conséquences sur l’affaiblissement de l’ensemble du corps humain, il semble moins aisé de réveiller une conscience collective via un changement de politique d’entreprise. Il est alors question de solliciter une réaction d’éveil face à une menace sournoise.
Contrairement aux risques psychosociaux, TMS ou accidents du travail, la sédentarité et ses effets sont peu présents, voire inexistant, dans les documents uniques d’évaluation des risques professionnels. Peut-être parce que les conséquences ne sont pas palpables ni même sa mise en lien avec le travail, d’autant plus que l’hygiène de vie personnelle (hors travail) est également en cause.
Paradoxalement, la qualité de vie au travail et son concept du bien-être sont des préceptes très bien répandus par l’employeur.

- TOMASZEWSKI épouse FERREIRA Marina. La prise en charge des soins en tripartite entre les pompiers en interne, le service médical et les sauveteurs secouristes du travail. Dans quelle mesure peut-on inclure les SST dans l’organisation de la prise en charge des soins sur les sites de production chez ELKEM Silicones ?
Grandie d’une expérience de 9 mois, j’ai beaucoup appris, j’ai rencontré des personnes formidables, créé des liens avec certains, j’ai pu concrétiser et commencer un projet important pour l’entreprise ELKEM Silicones qui a pour engagement l’optimisation et l’amélioration de la prévention des risques avec pour objectif 0 accident.
Je suis fière d’être un maillon de la chaine du maintien, du suivi de la santé et de la sécurité des salariés.

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2019-2020

- COURNIL Christelle. Mise en place d'une démarche de prévention du risque biologique du Cytomégalovirus chez les agents de la petite enfance.
L'accueil des enfants en bas âge dans les structures collectives favorisent la transmissions d'agents infectieux entre enfants mais également aux professionnels de la petite enfance.
Le CMV en particulier, reste méconnue et pour autant les conséquences sur le fœtus même si elles sont très rares, peuvent être grave.
L'objectif de ma démarche, est de réaliser un état des lieux des connaissances des agents travaillant en crèche, afin de proposer une action de prévention du risque professionnel du à l'exposition aux agents biologiques.
La prévention primaire doit être une question au cœur de nos missions de santé au travail.


- GALICE Adeline. Enquête autour d'un cas de tuberculose en établissement de soins : rôle et place de l'Infirmière de santé au travail (IST).
En France selon l'Organisation Mondiale de la Santé, la tuberculose a une incidence faible. Les enquêtes autour des cas de tuberculoses ainsi que le traitement adéquat mis en place en préventif, permettent de maitriser l'endémie.
Cependant nous remarquons que la diminution de l'incidence entraine une méconnaissance chez le personnel soignant sur l'histoire de la maladie, des conséquences et de sa contagiosité. Bien que l'incidence soit faible, chaque année de nouveaux cas émergent et nos soignants sont les plus exposés. Il est donc important de maintenir une expertise du personnel soignant à ce sujet.
La forme pulmonaire de la tuberculose est considérée comme contagieuse et nécessite donc une enquête dès qu'un nouveau cas est déclaré. Selon les articles L.4622-2 à 4 du code du travail les missions du service santé travail est « d'éviter l'altération de la santé du fait du travail, notamment en surveillant les conditions d'hygiène au travail, les risques de contagion et l'état des travailleurs ».
Au niveau de l'enquête en milieu professionnel, l'équipe santé travail est en charge d'assurer le co-tracing en binôme avec le CDHS et l'infirmière hygiéniste de l'établissement, afin d'assurer l'enquête et de mettre en place un dépistage par radiographie pulmonaire et test cutané tuberculinique des cas contacts.
Si les examens se révèlent négatifs, le suivi du salarié s'arrête ici, si le résultat est positif, une orientation vers un pneumologue se fait afin de discuter d'une thérapeutique si nécessaire.
L'exposition d'un cas de tuberculose maladie au sein des urgences de la structure nous a permis de mettre en place une procédure de conduite à tenir. Cette dernière va permettre d'identifier les acteurs de cette démarche (qu'ils soient internes ou externes à l'établissement), de mettre en place le dépistage et le suivi des salariés avec les outils adéquats et ainsi déterminer le rôle du SSTI et plus précisément le rôle de l'infirmière santé travail.

- OUAHID Assia. Prévention des risques en lien avec l'hygiène de vie des itinérants.
Les services de santé au travail contribuent au maintien dans l'emploi des travailleurs
Ce travail nous a permis de soulever des axes d'amélioration non attendus.
Ce mémoire nous a également aidé à cheminer et à découvrir des problématiques inopinées
En effet la conjoncture des risques encourues par les itinérants est complexe et riche ;
Selon nous, un travail en transversalité est inéluctable afin d'assurer un maintien dans l'emploi pérenne.
D'après nous, une mutualisation est nécessaire entre les différents acteurs : les salariés, leurs directions et le service médical afin d'apporter des outils managériaux et sanitaires répondant aux attentes et besoins des itinérants.
La communication devrait être fondamentale selon nous, privilégiée et amorcée par le service médical ou les supérieurs sur les possibilités qui s'offrent à cette population.
En effet le bien-être au travail est une mouvance actuelle et selon l'auteur GROJEAN V. la mutualisation pourrait être une piste à explorer, nous pensons que le service pourrait en être un acteur à part entière.
« La notion de bien-être au travail se rattache au courant de la psychologie positive qui cherche à aborder l'individu par son volet positif. Elle a aussi servi à construire des politiques de santé en entreprise inscrites sur le long terme et visant à concilier aspirations individuelles et souci de la performance. Elles doivent se décliner en trois niveaux : l'individu, le collectif et l'entreprise. » Grosjean, V. (2016). Bien-être au travail. Dans : Gérard Valléry éd., Psychologie du Travail et des Organisations: 110 notions clés (pp. 61-63). Paris: Dunod.

- OUTRÉ Clotilde. État des lieux : les risques de troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs en service administratif au sein de la direction des services départementaux de l'Éducation Nationale de l'Ain.
Cette étude aura permis de remettre en lumière les difficultés et les risques auxquels sont confrontés quotidiennement les agents administratifs au sein de la DSDEN 01.
Leur travail est une source de risque non négligeable de TMS qui exige bien des mesures tant de prévention, que de protection, et évidemment d'information de ces personnes.
Aussi, il me parait essentiel qu'ils puissent bénéficier d'informations précises, mais également d'un suivi régulier de leur état de santé.
Nous sommes face à un challenge ambitieux qui nous l'espérons sera facilité par la parution du décret n°2020-647 du 27 mai 2020 relatif aux services de médecine de prévention dans la fonction publique de l'Etat.

- POTHET-LOPEZ Maude. Exposition aux poussières de farine chez les salariés de boulangeries-pâtisseries artisanales : évaluation de la perception et de la connaissance du risque, actions de prévention.
L'exposition aux poussières de farine est un risque professionnel fréquemment rencontré dans les meuneries, métiers de bouche et boulangeries-pâtisseries. Les études décrivent plusieurs facteurs agissant sur l'intensité de l'exposition du salarié, les conditions et techniques de travail. Mais la sphère professionnelle de l'artisanat est peu étayée dans la littérature. Des maladies professionnelles peuvent alors apparaître, entraînant des conséquences socio-professionnelles. Pour les éviter, la prévention en santé au travail entre en première ligne. Des aménagements techniques et organisationnels tentent de se mettre en place. Cependant, l'acteur principal face à ce risque est et restera l'être humain. La « culture » du risque est un élément clé pour le chef d'entreprise.
Mais quelle perception de ce risque les salariés de boulangerie-pâtisserie ont-t-ils ? Existe-il une différence en fonction des métiers de boulanger, pâtissier, apprenti et vendeur ? Quels facteurs psychologiques, sociaux, culturels et d'expérience personnelle influencent chacun ? L'étude de la perception du risque est compliquée par l'implication des émotions chez les participants.
Cette étude tente de répondre à ces questionnements, en identifiant le rôle et la place de l'infirmier de santé au travail au sein d'une équipe pluridisciplinaire. Des actions auprès des employeurs sont toutes aussi importantes que la conduite de sensibilisations dès la période d'apprentissage.

- RAOUX Amandine. La baisse de la vigilance liée à l'alimentation chez les policiers municipaux en horaires décalés.
Cette enquête m'a permis de mettre en relation l'alimentation des policiers municipaux et l'hypothèse sur le fait qu'il y ait un lien entre l'alimentation et la baisse de la vigilance.
L'analyse et la recherche des données montrent que le risque est faible mais qu'il est tout de même existant.
Elle montre également qu'il y a un lien évident entre l'alimentation et la fatigabilité et le facteur stress des agents. D'une part car le métier de policier municipal peut-être stressant et d'autre part le rythme décalé des horaires qui peut être un frein à un bon équilibre alimentaire.
Dans la majeure partie des cas, lors de mes entretiens sur la visite d'information et de prévention, les agents ont les connaissances d'une amélioration de leur rythme et qualité alimentaire. Cependant, certains d'entre eux ne l'appliquent pas ou peu.
En accord avec le médecin de prévention et le responsable du service de police municipale, une démarche d'information va être mise en place dans cette collectivité pour commencer afin d'informer sur le risque de baisse de vigilance. Cette démarche a pour but de sensibiliser les agents sur l'intérêt d'une bonne alimentation et d'un bon rythme alimentaire, leur démontrer l'action d'une mauvaise alimentation / rythme sur le sommeil et donc par extension sur la vigilance et donc de leur prouver que par une bonne alimentation et un bon rythme alimentaire, il est possible de réduire les accidents du travail et améliorer les performances sur le poste.
Aussi, cette démarche m'a permis d'être mieux identifiée comme un des acteurs de prévention au sein du service de médecine préventive. Elle a renforcé mes liens professionnels avec les différents partenaires internes et a appuyé mon positionnement dans la collectivité. Sur un plan plus personnel, j'ai pu appréhender les spécificités de mes missions et me conforter dans mon choix de spécialisation d'infirmière en santé au travail.
Dans le contexte national, d'accroissement de la pluridisciplinarité en santé au travail et d'une plus grande prise en compte de la prévention au travail et notamment de la prévention primaire, l'infirmière de santé au travail trouve sa place.
Sa présence, permet de développer et d'augmenter le nombre d'actions en milieu de travail. Ces actions sont nécessaires à une prise de conscience de la place de la prévention au sein des collectivités et a une plus grande prise en compte des risques professionnels.
Ce travail de prévention que je vais mener s'inscrit dans cette démarche. Je suis convaincue de son intérêt, et espère qu'elle aura soulevé une prise de conscience de l'importance de la prévention dans la collectivité de Décines.
La réussite de ce projet sera possible grâce à un travail de collaboration mis en place avec les différents partenaires internes de la collectivité ainsi qu'au soutien du médecin de prévention.
À ce jour, elle ouvre une réflexion plus globale, au sein du CDG69, sur le risque de baisse de la vigilance lié à l'alimentation des policiers municipaux dans l'ensemble des collectivités.

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MÉMOIRES du DIU Pratiques médicales en santé au travail
pour la formation des collaborateurs médecins
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2014-2015

- JOURDREN Gérard. Les aides au maintien dans l'emploi à destination des entreprises du bâtiment et travaux publics.
La loi de 2011 portant sur la réforme des services de santé au travail a fait évoluer le rôle du médecin du travail. Celui-ci, avec la coordination de l'équipe pluridisciplinaire voit son action renforcée dans le domaine de la prévention des risques, il utilise son tiers temps pour réaliser des visites de lieux de travail, des études de poste mais aussi des démarches de prévention et de sensibilisation sur les risques professionnels encourus.
La mise en place des comptes pénibilité, malgré les modifications qui sont proposées dans le cadre de la loi de modernisation sociale, est maintenue. Ce compte a pour objet de permettre aux salariés qui durant leur carrière ont effectué des travaux pénibles de prendre leur retraite plus tôt. Pour l'instant, rien dans le financement des coûts occasionnés par cette mesure n'est prévu. A terme, il est probable qu'il y aura une répercussion sur les cotisations sociales patronales tout comme les cotisations accidents du travail et maladies professionnelles ce qui rendra les démarches de prévention des risques professionnels de plus en plus incontournables pour l'employeur.
Ce travail avait pour objectif de recenser les aides proposées aux employeurs afin de les aider dans une démarche de prévention. La réalisation de ce mémoire, montre qu'il faut agir à la fois en prévention primaire pour lutter contre les facteurs de pénibilité mais aussi en prévention secondaire pour permettre aux salariés présentant des difficultés de bénéficier d'aménagement de poste ou de reclassement au sein de l'entreprise.
Dans l'un ou l'autre cas nous avons proposé une démarche commune : faire un diagnostic, solliciter les divers intervenants, utiliser des outils pour enfin demander les aides quelles soient financières ou non. Il apparaît qu'il faut se retourner vers les assureurs et organismes de prévention de la branche du BTP pour la prévention de la pénibilité alors que pour le maintien dans l'emploi ce sont les organismes tels que l'AGEFIPH, la sécurité sociale qu'il faut solliciter.
Si l'employeur est confronté à une situation de maintien dans l'emploi avec des salariés de plus de 50 ans ayant eu une visite de pré-reprise ou bien des salariés nécessitant un aménagement du poste de travail, à la suite de restrictions posées par le médecin du travail, il doit se poser la question de la pénibilité pour ses autres employés et engager une démarche de prévention.
La plaquette proposée dans ce mémoire peut être utilisée par tous les membres de notre équipe à l'occasion des rencontres avec l'employeur que ce soit pour présenter le service, la réalisation de la Fiche d'entreprise, une étude de poste ou lors d'action de prévention. Son objectif est d'aider l'employeur dans ses démarches de prévention. Il serait intéressant de pouvoir la tester au près d'eux afin d'y apporter les améliorations nécessaires.
Le rapport "Aptitude et médecine du travail" de l'inspection générale des affaires sociales rédigé par Michel Issindou souligne la multiplicité des acteurs et la complexité des aides qui concourent au maintien dans l'emploi et la nécessité de coordonner cette démarche. Ce travail répond donc en partie à ces interrogations en clarifiant ce problème.

- JULIEN Christophe. Intérêt du questionnaire EVREST pour le médecin du travail devant une équipe de brancardiers en difficulté.
Ce mémoire se proposait initialement d'évaluer l'apport des enquêtes lors de la prise en charge d'une situation de crise.
Je ne pense pas que les enquêtes vont entraîner une révolution dans la prise en charge de ces situations mais elles ont un rôle certain pour alerter les directions et dans le suivi longitudinal.
Les résultats de l'enquête EVREST sont bien entendus plus complets que le constat fait en 2013 suites aux entretiens. Ils permettent également de comparer les résultats d'une équipe à des moyennes nationales.
Sans entrer dans une culture des chiffres, cela est intéressant car dans le cas présent, nous n'avions pas le sentiment de cette forte exposition à une pression temporelle et psychologique. Cette enquête EVREST apporte bien d'autres renseignements précis sur la santé des agents.
Actuellement, la situation dans ce service est plus calme et les agents semblent plus sereins.
Malgré cela, les résultats du questionnaire montrent cette forte exposition à la pression psychologique et temporelle : nous pensons qu'il faut donc être vigilant et continuer cette étude longitudinale.
Nous pensons que ce type d'enquête doit être pris comme un outil qui aide le médecin du travail sans entraîner une démédicalisation de l'activité du médecin : il peut tout à fait s'intégrer dans la consultation médicale sans dénaturer l'activité du médecin.
Il ne faut pas oublier que nous apprenons beaucoup des caractéristiques des postes de travail au cours de la consultation car les agents parlent tout à fait librement de leur activité.
Ce mémoire a permis finalement d'étudier le travail réel fait par le médecin du travail dans la prise en charge d'une situation de crise.
Il est important de noter que ce type de situation nécessite une approche pluridisciplinaire si nous souhaitons passer d'une prise en charge individuelle à une prise en charge collective.
La question de l'organisation est prépondérante : il faut probablement revoir l'organisation cloisonnée de chaque service qui a ses objectifs, ses crédits, ses dépenses... Chaque PAM a ses propres intérêts !
Dans un service de santé au travail, il y a aussi cette problématique. Pour une approche pluridisciplinaire, il faut que le service de santé au travail ne soit pas cloisonné et que le dialogue soit bien présent entre les différents acteurs de cette équipe (médecins, infirmiers, secrétaires, psychologues, CCT, assistante sociale) afin de construire un objectif commun. La médecine du travail est pleine évolution17 (Rapport du groupe de travail «Aptitude et médecine du travail ») et ce travail en équipe pluridisciplinaire est à développer : nous devons notamment nous améliorer dans ce type de démarche (analyse du contexte, la demande, objectifs de l'intervention, la démarche, calendrier prévisionnel, rendu final...). Nos interventions de prévention devraient également si possible s'appuyer comme l'indique le Docteur Jean Baptiste FASSIER sur les recommandations de bonnes pratiques : cela permettrait de mieux adapter la surveillance des agents en fonction des postes qu'ils occupent et donc aux risques professionnels auxquels ils sont soumis.


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2015-2016

- GUIMBAUD Nathalie. De la place de l'étude de poste dans l'amélioration des conditions de travail et la prévention des risques professionnels chez les assistants familiaux de la Drôme.
Ayant constaté que la profession d'assistant familial était la plus représentée en terme d'effectif au Département de la Drôme, et paradoxalement la plus négligée en terme de Santé au Travail, nous nous sommes proposés de faire un état des lieux de cette profession et de réfléchir à des pistes en terme d'amélioration des conditions de travail et de prévention.
Après une présentation du contexte qui nous a amené à effectuer cette recherche, nous avons présenté l'entreprise concernée (le Département de la Drôme) ainsi que le métier concerné (assistant familial).
Une enquête sur la région Rhône Alpes Auvergne nous a permis de constater que cette situation était globale, les Départements voisins peinant également à assurer le suivi médical de cette population et effectuant globalement peu d'actions dans le cadre de leur tiers-temps en faveur de cette catégorie d'agents.
Nous avons ensuite proposé plusieurs pistes d'action, incluant une reprise des visites médicales systématiques, des actions de promotion du Service de Santé au Travail, un renforcement des liens entre notre service et le service Enfance Famille, ainsi que des actions de sensibilisation.
La place de l'étude de poste a été réfléchie mais, outre ses difficultés de mise en place, elle ne correspond pas vraiment au besoin. En effet, les assistants familiaux mettent en avant, non des risques physiques (TMS, risque domestique, risque routier...), mais plutôt des risques d'ordre psychosocial (isolement, précarité, risque judiciaire, risque d'agression, usure professionnelle...).
Nous utiliserons donc l'outil « étude de poste » pour quelques cas spécifiques, et allons certainement envisager une Evaluation des Risques Professionnels pour élaborer des fiches conseils, mais nous mettrons plutôt l'accent sur les actions pré-citées de promotion de la Santé au Travail et de sensibilisation, qui nous paraissent être plus en lien avec les préoccupations des assistants familiaux.


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2016-2017

- CALLET-SAJUS Juliette. Le suivi des usagers d'un ESAT en santé au travail. Exemple de l'ESAT de Lavilledieu.
Si de nos jours détenir un emploi est un enjeu primordial pour chacun, il l'est d'autant plus pour les personnes handicapées considérant les avantages liés à cette insertion dans le milieu du travail. En effet, exercer un travail implique non seulement une source de revenus, mais également un support d'insertion sociale, une certaine autonomie et un apprentissage de la vie en collectivité pour ces personnes qui, sans cette activité, sont souvent isolées chez elles ou dans une institution, et peuvent engendrer une lourde charge pour leur famille, tant financière que mentale. Ces situations entraînent alors un renforcement du repli sur soi, de solitude pour ces personnes fragiles. Les ESAT constituent alors une réponse juste et adaptée aux besoins de ces personnes qui ne peuvent travailler en milieu ordinaire.
Au sein des ESAT, la médecine de santé au travail a un rôle primordial à jouer pour permettre et faciliter l'entrée et le maintien des adultes handicapés dans le milieu de l'emploi. Le rôle de médecine de santé au travail est avant tout de permettre l'embauche de personnes en précisant les capacités et les restrictions, en suggérant des aménagements de postes, en préconisant un changement d'affectation...
Un suivi régulier permet de s'assurer de la bonne adéquation entre le poste et l'usager. Le médecin du travail peut alors encourager la poursuite du travail et dans certaines situations conseiller un emploi à temps partiel lorsque cela est nécessaire (cas de fatigabilité au travail), tout cela en consultant les moniteurs qui sont les plus à même d'observer les évolutions quotidiennes des usagers au travail.
Les échanges du médecin du travail avec les déficients mentaux sont essentiels et parfois bénéfiques, et pour peu que l'on fasse preuve de patience et d'empathie, le travail auprès de ces personnes s'avère très intéressant. Il s'agit d'une population vulnérable, souvent très ouverte, avide de contact et de relationnel, enthousiaste et qui montre beaucoup de bonne volonté à accomplir ses tâches.
Afin de délivrer un meilleur suivi, il s'agit de connaître parfaitement les postes, l'environnement professionnel, ainsi que les conditions de travail des personnes handicapées. Il est nécessaire d'assurer un contact fréquent avec les différents intervenants et plus particulièrement les moniteurs.
Les fiches proposées dans ce mémoire permettront une amélioration du suivi, une meilleure connaissance des usagers tant sur le plan médical que sur le plan personnel. Bien entendu, celles-ci devront faire l'objet d'un consentement et d'une véritable participation de la part des encadrants, de la famille et du médecin afin de remplir, de mettre à jour et de délivrer des fiches actualisées à chaque visite.
Ainsi, si les ESAT apportent un certain cadre d'autonomie pour ces personnes en situation de déficience mentale, il est cependant nécessaire de fournir un effort collectif autour de ces personnes, via une collaboration entre le médecin du travail, le personnel des ESAT et les autres personnes concernées afin de permettre aux personnes handicapées de véritablement s'épanouir dans leur métier.

- DUBOIS Aurélien. Est-ce que les groupes d'échanges de pratiques sont un bon outil de sensibilisation aux risques auprès des aides à domicile ?

- FONTAINE Denis. Complément d'analyse de l'enquête de la Direccte auprès des médecins du travail. Estimation du nombre de personnes déclarées inaptes en 2016 en Rhône-Alpes.
L'étude sur les inaptitudes réalisée par la Direccte Rhône-Alpes en 2016 s'intéresse aux constats d'inaptitude au poste pour raisons médicales. Ce mémoire se focalise sur l'estimation du nombre annuel d'inaptitudes constatées par les médecins du travail, en redressant le biais de non-réponse ou de réponse partielle de certains médecins. Le redressement a été fait par modélisation à partir d'une régression linéaire multiple pour les médecins ayant fourni des données complémentaires (nombre de salariés suivis, nombre d'avis d'inaptitude), et à partir de la moyenne observée des répondants complets pour les autres.
L'estimation globale est de 13 000 inaptitudes avec l'intervalle de confiance à 95% [11 250, 14 550]. Cette estimation est plus importante que les 8440 demandeurs d'emploi qui se sont inscrits en 2016 après licenciement pour inaptitude. Mais tous ne s'inscrivent pas à Pôle-Emploi, une partie d'entre eux n'étant plus en mesure de retravailler.
L'estimation est de 11 700 [10 150, 13 240] pour les seuls services inter-entreprises (SIE), qui en constatent donc neuf sur dix (en moyenne 21,3 inaptitude par médecin). Les services interentreprises spécialisés dans le BTP en constatent 891, le recueil de données ayant été fait selon un autre mode de recueil ne permettant pas de valider l'exhaustivité des données.
Les services autonomes (SA) en recensent beaucoup moins, en moyenne 0,64 par médecin, avec une estimation régionale de 177 [109, 268], probablement du fait d'une plus grande facilité de reclassement interne.
Cette étude permet de faire des propositions pour améliorer les futures enquêtes en vue d'une estimation plus fiable, qui passe par une participation plus importante : amélioration du questionnaire, recueil systématique de la taille du secteur et du nombre d'avis d'inaptitude de chaque médecin. La Direccte veut en effet créer un « observatoire des inaptitudes » permettant de suivre ces données annuellement.


- FOURNY Sylvie. La fiche d'entreprise chez STVB. Évaluation pour l'amélioration continue.

- GONNET Christine. Quelle surveillance mettre en place pour les salariés travaillant en fusion laser sur lit de poudres métalliques ?
La fusion laser sur lit de poudres métalliques est une technique de production issue de l'impression 3D, innovante et en développement. Il existe peu de documentation sur les recommandations en santé et sécurité au travail actuellement pour cette activité. 3 risques principaux ressortent : le risque machine, le risque incendie/explosion et le risque chimique. Le risque chimique est lié à la manipulation de poudres de métaux tels que l'aluminium, le cobalt, le chrome, le nickel et plus rarement le silicium, le titane ou le vanadium. Les salariés de 2 entreprises ont été vus en consultation médicale et un bilan biologique portant sur des dosages urinaires des métaux manipulés a été réalisé. Parallèlement des dosages atmosphériques et surfaciques des lieux de travail ont été faits. Les salariés n'avaient aucune manifestation clinique en relation avec la manipulation des poudres métalliques, et les dosages biologiques étaient non seulement très inférieurs aux VLEP existantes, mais restaient dans les limites des dosages admis pour la population générale. Si dans les 2 entreprises les salariés lors de la manipulation des poudres portaient des équipements de protection individuelle similaires (vêtements de travail, gants, masques, chaussures), les prélèvements atmosphériques et surfaciques ont révélé des ambiances de travail bien différentes. Un suivi médical a pu être proposé, et des recommandations faites aux employeurs concernant le matériel et l'organisation de l'atelier.

- OLAGNIER Valérie. Troubles musculo-squelettiques chez les agents polyvalents de stérilisation (APS) en stérilisation hospitalière centrale.
La stérilisation hospitalière est passée en une vingtaine d'années d'une activité intégrée à celle de chaque bloc opératoire, où les infirmières de bloc opératoire (IBODE) se chargeaient de la gestion des instruments de bout en bout, sous contrôle pharmaceutique, à une activité centralisée soumise à une normalisation de qualité pharmaceutique importante. Celle-ci implique des contrôles de qualité liés à la fois au respect des normes de stérilisation (Bonnes Pratiques Pharmaceutiques Hospitalières : BPPH) et aux exigences de la traçabilité « au patient ». Du fait de l'augmentation considérable du volume d'instruments à traiter, lié à la productivité accrue des blocs opératoires, cette activité est devenue industrielle.
La conception du projet de cette stérilisation (ouverte en 2011) a duré une dizaine d'années : le volume à stériliser ne s'est stabilisé que tardivement, le lieu initial d'implantation a fait l'objet d'un rejet de permis de construire. Des ergonomes ont été consultés sur le programme architectural en 2009 au stade « PRO » c'est-à-dire au moment où les surfaces, cloisons et murs étaient déjà « fixés » (lors de la phase d'avant-projet définitif qui précède). Ils ont dans leur rapport regretté de ne pouvoir intervenir à ce stade du projet ni sur les espaces (surfaces et desserte), ni sur les flux et ont eu la surprise de constater qu'aucune des propositions d'ergonomes effectuées en 2004 n'avaient été prises en compte dans ce projet. Selon leur expertise, les locaux et l'agencement de l'espace allaient conditionner l'organisation des flux et une éventuelle mécanisation des manutentions (système de traction motorisés, rails...) était déjà impossible. Ils en ont conclu à un risque « de manutentions improductives et répétitives.. », de « fortes distances parcourues avec des manutentions de charges tenues ou poussées » « de contraintes posturales, de stress, de productivité et d'impératif de qualité générateurs de TMS »... « de perte de richesse liée au morcellement du travail ».
Les craintes préalables soulevées par les ergonomes dans leurs conclusions : associations de contraintes posturales, de manutentions non productives, sous la contrainte temporelle « externe » des blocs opératoires, se trouvent confortés et se concrétisent par l'apparition de pathologies articulaires. Celles-ci occasionnent soit des restrictions d'aptitude aux postes les plus exigeants physiquement, soit des arrêts maladie, voire des reclassements pour certains agents. Le surcroit d'activité se reporte alors sur les autres agents. Dans ce contexte, les marges d'action spécifique du médecin du travail sont limitées et restent palliatives.
Dépendante des réorganisations de travail des blocs opératoires, la structure n'est pas encore parvenue à stabiliser sa « vitesse de croisière », malgré la mise en place d'une équipe de nuit mi 2015, destinée à combler les retards. Ceux-ci sont chroniques et obligent à organiser des heures ou des journées supplémentaires de production (certains dimanches). La structure apparaît engluée dans un cercle vicieux. Il lui faut recruter sans cesse pour pallier le turn-over des contractuels, les absences pour maladies et les mutations, alors que la formation des APS est relativement longue et prenante pour les professionnels qui assurent l'encadrement.
Le regroupement de l'activité sur un site industriel distinct des établissements de soins, peu desservi par les transports en commun n'a pas favorisé le sentiment d'appartenance à un métier de soins-ou y participant- qui pourrait maintenir une motivation au travail, indépendamment des contraintes physiques. L'insatisfaction de l'ambiance physique du travail, relevée par le questionnaire EVREST, les faibles perspectives de carrière, et l'absence de reconnaissance salariale dans le cadre de la fonction publique hospitalière pourraient expliquer la faible « durabilité » des postages sur ce type de poste. La moitié des APS ayant répondu à EVREST n'envisageaient pas de rester dans ce métier jusqu'à leur retraite


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2017-2018

- ASTRIE Gabriel. Les suivis individuels simples/adaptés (SIA) et renforcés (SIR) des salariés des aéroports de LYON en Equipe Santé au Travail (EST).

- AUFILS Marion. Vigilance et travail. Cas d'un conducteur de car scolaire sous traitement psychotrope.

- BLAISE Jérôme. Agents de sécurité, analyse d'une situation de travail d'après l'expérience vécue par des personnages de bande dessinée
Ce mémoire analyse la situation de travail des agents de sécurité de la tour Eiffel à partir du récit en bande dessinée d'un salarié. La bande dessinée comme forme d'expression artistique utilisant des symboles, permet de traduire les ressentis, de montrer visuellement, de faire ressortir les faits saillants. Les risques répertoriés de cette situation de travail particulière sont similaires aux données de la littérature concernant l'activité de sécurité. Un risque psychosocial, lié à la perte de sens du travail, se distingue de manière prépondérante mais n'est pas spécifique à cette profession. Ce défaut d'épanouissement du travailleur dans son activité amorce une réflexion plus générale sur le sens et la valeur du travail.

- BRIDAI Yamina. Mise en route d'une enquête EVREST à l'UCBL1.
A l'Université Claude Bernard Lyon 1, plusieurs dispositifs d'aide et de soutien aux personnels existent. Cette année, dans le cadre de sa démarche de Qualité de Vie au Travail et dans le cadre du projet d'université cible (IDEX) qui devrait réunir cinq universités, l'UCBL1 a lancé une étude ponctuelle sur les risques psycho-sociaux qui couvre la totalité du personnel.
Dans ce contexte, l'introduction d'un observatoire EVREST, dispositif de veille en santé au travail, nous permettra de suivre différents aspects du travail et de la santé des salariés, au fil du temps. Contrairement aux enquêtes ponctuelles habituellement menées, ce travail consiste à la mise en place de cet observatoire permanent au sein de l'UCBL1, avec la possibilité de l'adapter à notre Etablissement, de produire des « indicateurs » à la fois sur le travail, sur la santé et sur leur évolution. De plus, il devrait nous permettre des échanges réguliers et continus avec des équipes de santé au travail, avec les salariés, avec l'employeur, avec les représentants des salariés et avec le réseau Evrest.

- CHEVALIER Benoît. L'éclairage par LED et scintillement en milieu professionnel. À propos d'un cas de photophobie chez un salarié.

- FORRAT Marie-Christine. Suivi des aides à domicile du secteur viennois pour évaluation et prévention des risques professionnels.

- PINEY Françoise. La démarche santé travail. Un atout pour le médecin du travail en service interentreprises. À partir de l'exemple d'une PME de la grande distribution.

- SABOURAUD-MARGERAND Sabine. Surveillance médicale par le collaborateur médecin d'une population de salariés exposés professionnellement à l'acide perfluorooctanoïque (PFOA) dans l'industrie de la chimie et de la plasturgie en service interentreprises de santé au travail (SIST), avec étude des bilans lipidiques et des transaminases. Surveillance biologique des expositions professionnelles (SBEP), Biométrologie du PFOA, avec étude de la Toxicocinétique du PFOA.

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2018-2019

- BERTRAND Carole. Analyse des freins à la vaccination antigrippale chez les agents de la fonction publique territoriale dans deux EHPAD municipaux.
Le vaccin antigrippal est vivement recommandé chez les sujets à risque de grippes sévères et les professionnels assurant leur prise en charge.
Médecin de prévention dans deux EHPAD d’une municipalité, j’ai constaté une participation particulièrement faible de la part du personnel lors des séances de vaccinations gratuites organisées par la ville via le service de santé au travail (8% de la totalité du personnel intervenant dans les EHPAD).
Cette situation a impulsé cette étude afin de vérifier si le taux de couverture vaccinale faible (moyenne nationale chez les soignants 25% à 29%) était une réalité dans cette collectivité. Pour cela, j’ai construit un auto-questionnaire à choix multiple et à questions fermées, inspiré de plusieurs études nationales et régionales. Afin d’optimiser la participation, j’ai volontairement créé un document synthétique et rapide à remplir (2 à 3 minutes) qui a été remis physiquement aux agents.
Sur 100 questionnaires distribués, nous avons obtenu un taux de 46% de participation.
La couverture vaccinale sur la population étudiée est de 28%, comparable à la moyenne nationale des soignants (25 à 29%) mais en deçà de ce qui est recensé dans les centres médico-sociaux (32%) [12].
Les principaux freins évoqués par le personnel sont identiques à ceux retrouvés au niveau national : « pas envie de se faire vacciner tous les ans », « peur des effets secondaires », « pense ne pas faire partie des sujets à risque », « manque de motivation ». La saisie libre laissée à disposition des agents n’a pas permis d’identifier de raisons autres que celles retrouvées dans la littérature.
Le but de ce travail était de répertorier les réticences, pour construire la future campagne vaccinale et l’adapter si besoin aux différents métiers.
Notre service de médecine préventive après analyse des données, se propose d’initier la construction d’une campagne multimodale destinée à l’ensemble du personnel municipal intervenant dans les EHPAD. Elle sera dispensée au travers de réunions, campagnes d’affichage pour lutter contre : les préjugés, la mauvaise connaissance de la grippe et des conséquences de la vaccination.
Le choix de référents dans les deux EHPAD accentuera la promotion en interne des différentes actions et coordonnera les multiples étapes de la campagne vaccinale 2019/2020. Il me parait important que le personnel concerné s’approprie les outils de prévention pour mieux les utiliser et les faire évoluer en fonction des besoins.
Une évaluation sera nécessaire au printemps 2020 pour réajuster notre politique de prévention au sein de la collectivité.

- BRINZA Aliona. Le rôle du médecin du travail dans le processus de reclassement professionnel à travers le cas d'une aide-soignante du GHE-HCL déclarée inapte à ses fonctions à la suite d'une pathologie invalidante.
Le médecin de travail est l’acteur pivot incontournable du dispositif de maintien en emploi.
Son intervention est définie par le Code du Travail :
- il détermine la capacité médicale d’un employé à occuper ou retrouver son poste de travail ;
- il peut préconiser des solutions (aménagement, adaptation du poste voire reclassement) si l’aptitude est limitée en concertation avec l’employeur et le salarié (notamment par l’organisation des réunions tripartites) ;
- il facilite la circulation de l’information entre les intervenants ;
- il peut solliciter l’avis et l’intervention de compétences extérieures.
« L’intégration et la réintégration des travailleurs et la prévention de la désinsertion professionnelle constituent des enjeux qui sont devenus de plus en plus importants avec le vieillissement de la population active et l’allongement de la durée de vie professionnelle ».
Cette expérience montre bien que le médecin du travail est en première ligne pour la prise en charge des personnes handicap et qu’il a un rôle primordial dans la détection et prévision précoce des difficultés concernant le maintien en emploi. La mise en relation du salarié avec les autres intervenants et les communications/coopération avec les autres intervenants dans le processus de reclassement professionnel permettent l’anticipation des chaque étape et facilite l’avancée de la procédure. Au vu du nombre croissant des travailleurs handicapés, le médecin du travail doit participer activement dans la recherche des stratégies d’optimisation de prise en charge de ces situations et des mesures efficaces de prévention de la désinsertion professionnelle.

- BRU-COLAVIN Catherine. Caractéristiques et devenir des salariés déclarés inaptes pour risques psychosociaux stricts pris en charge par le service de santé au travail AST Grand Lyon.
Contexte : La mise en inaptitude pour risque psychosocial aboutit dans la majorité des cas à un licenciement et un avenir sombre pour le devenir socio-professionnel des salariés. Dans le contexte socio-économique actuel cette décision peut être lourde de conséquences. Notre étude s’est portée sur le devenir socio-professionnel de ces salariés mis en inaptitude pour le motif de RPS.
Méthode : Une enquête épidémiologique a été menée sur des salariés de l’AST Grand Lyon mis en inaptitude pour RPS entre Janvier 2017 et Mai 2018. Un questionnaire en deux parties basé sur les conditions de travail qui ont conduit à la souffrance morale au travail et une partie qualitative qui les laissaient libres de revenir sur les bouleversements occasionnés dans leur vie.
Résultats : 112 salariés ont été contactés par téléphone, 76 ont répondu. Une majorité de femmes (78 %), la moyenne d’âge est de 43 ans, les catégories socioprofessionnelles les plus représentées sont les professions intermédiaires et les employés. Les secteurs d’activité majoritaires sont les activités de commerce, le médico-social et l’informatique. 65% avaient des difficultés relationnelles avec leur hiérarchie, moins de 10% ont eu une information ou une sensibilisation sur le stress ou le harcèlement au travail et 61% ont subi un changement d’organisation managériale dans les mois précédant l’inaptitude.
Après le licenciement 96% d’entre eux ont eu un suivi spécialisé ainsi qu’un traitement approprié, 42 % d’entre eux ont retrouvé un emploi de 18 à 24 mois après le licenciement, 40% ont choisi une réorientation professionnelle, 30% d’entre eux se sentent beaucoup moins investis dans leur travail et ont changé leurs priorités de vie.
Conclusion : 2 ans après le licenciement pour inaptitude pour un motif de RPS strict, 19% sont toujours au chômage et avec un suivi psychologique 6 mois après le licenciement. Le code du travail se modifie et essaye de donner la priorité au maintien en emploi. Les services de santé au travail doivent se mobiliser pour accompagner et trouver des pistes de prévention primaire pour alerter le plus en amont possible et tenter de diminuer ce risque.

- DELORME Dominique. Evaluation des actions du pôle d’appui au maintien en emploi d’un service de santé au travail interentreprises.
Les services de santé au travail sont aujourd’hui explicitement acteurs de la prévention de la désinsertion professionnelle. Leur proximité avec les entreprises, les salariés et les professionnels de santé est un atout qui les place au coeur des dispositifs et au côté des salariés tout au long de leur parcours professionnel.
Certains, dont l’AST Grand Lyon, ont choisi de créer un pôle pluridisciplinaire consacré au maintien en emploi pour gagner en efficacité dans les situations les plus complexes. C’est ainsi qu’est né le PAME en février 2015. D’abord soucieux d’évaluer ses moyens au regard du nombre de signalements des médecins du travail, il a dans un second temps créé un outil de recueil très complet pour suivre le parcours des salariés accompagnés et dessiner une représentation du public cible et de son devenir.
Ainsi, entre 2015 et 2017, 1 288 salariés ont été accompagnés dans une démarche de maintien, majoritairement des femmes (57%). 34% des personnes ont plus de 50 ans et les troubles les plus fréquents sont les troubles musculosquelettiques (74%). Le travail est mis en cause dans 45% des situations et 83% des salariés perçoivent des indemnités journalières au moment de leur prise en charge. Les ouvriers et les salariés peu qualifiés sont plus exposés. Le secteur de la santé et de l’action sociale est le plus contributeur (un accompagnement sur quatre).
Nous nous étions fixé comme objectif d’évaluer les actions de ce pôle : outre le profil, connaitre le devenir des salariés pour identifier les points à consolider et améliorer. Nous avons centré notre enquête sur le devenir des dossiers clos en 2018 et observé que 54% des salariés ont pu être maintenus en emploi et pour la majorité grâce à un aménagement de leur poste de travail. Les reclassements dans ou hors de l’entreprise sont peu nombreux, 3 sur les 238 dossiers clos. 31 % des salariés quittent l’entreprise avec une solution sociale dont 47 salariés déclarés inaptes.
Cette étude a pu être menée à bien grâce aux outils créés à l’origine, alors que le fonctionnement du pôle n’était pas encore stabilisé. Pour aller plus loin, le PAME pourrait à présent optimiser le recueil des données : organiser un temps de recueil régulier, y compris concernant l’enquête à distance, cibler des indicateurs pertinents en s’appuyant sur les items déjà saisis dans le dossier médical informatisé et accompagner chaque membre de l’équipe pluridisciplinaire à l’usage des outils et à la décision de clôture des dossiers.
Ce chantier a pu être ouvert au printemps 2019 à l’AST Grand Lyon et un module du logiciel médical, actuellement en phase de test, devrait être opérationnel en janvier 2020 : un outil partagé avec les médecins du travail, tableau de bord de l’activité qui renforcerait la visibilité des actions de prévention de la désinsertion professionnelle, notamment le devenir des salariés déclarés inaptes, la cohérence des interventions et le suivi de la qualité des accompagnements.

- GARRIGUE Jean-Luc. Surveillance médicale du risque chimique chez les salariés d’entreprises extérieures de maintenance industrielle sur une plateforme pétrochimique.
Face à la diversité des tâches et des risques associés aux interventions des salariés d’entreprise extérieure (EE) travaillant en maintenance industrielle sur une raffinerie, la prévention doit intervenir le plus en amont possible. Pour être efficace dans des activités de maintenance industrielle, la prévention doit être pensée en même temps que la préparation des travaux à effectuer par les EE. L’initiative est à prendre par l’entreprise utilisatrice (EU) aux différentes étapes préalables, dont l’établissement du Plan De Prévention, qui inclut l’analyse des risques et la description des mesures de prévention.
La surveillance médicale de ces salariés se heurte à plusieurs difficultés malgré tout non incontournables : une difficulté d’identifier les dangers (produits chimiques) de façon exhaustive, un suivi médical à géométrie réglementaire variable (mais où le médecin du travail garde la main), la difficulté de (re)tracer les expositions, et enfin, un outil essentiel du médecin du travail, la surveillance biologique de l’exposition, qu’il convient d’utiliser à bon escient.
DIFFICULTE D’IDENTIFIER LES DANGERS VARIES DE LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE
Les interventions de maintenance préventive (nettoyage, vérification électrique, graissage des roulements, changement de pièces d’usure…) sont régulières et planifiées, alors que les interventions de maintenance corrective (diagnostic de la cause d’une panne de machine, remplacement des pièces défaillantes, réglages et remise en service…) sont inopinées et urgentes. Pour pouvoir agir, nous devons connaître le plus précisément possible les conditions de travail et les expositions réelles des salariés aux agents chimiques dangereux (ACD). Certaines d’entre elles sont retracées dans des documents fournis ou élaborés par l’employeur : le document unique d’évaluation des risques professionnels, les fiches de données de sécurité des produits utilisés, d’éventuelles notices de poste listant les ACD utilisés, remises aux salariés. Peuvent s’y ajouter des mesures de concentration des agents chimiques dans l’air ou sur les surfaces au poste de travail. Si ces dispositifs métrologiques sont peu utilisés par les TPE, les grandes entreprises ont la capacité de les mettre en place de façon efficace, comme c’est le cas pour l’entreprise utilisatrice (EU) de notre étude. Et en cas de besoin, le médecin du travail peut de toute façon en demander la réalisation (art . R.4624-7 du Code du travail).
Nous avons constaté qu’il était difficile d’avoir une connaissance exhaustive absolue des produits chimiques côtoyés ou utilisés par nos salariés de maintenance industrielle opérant sur ce site d’entreprise utilisatrice. Le retrait récent des expositions aux ACD des critères de pénibilité pris en compte dans le compte professionnel de prévention a aussi réduit leur traçabilité, en supprimant tout dispositif déclaratif les concernant. Dès lors, le médecin du travail ne peut pas s’appuyer uniquement sur les seules données transmises par l’employeur. Il doit en obtenir par lui-même, notamment lors de la visite médicale ou de l’Action en Milieu de Travail, en recueillant l’expression du salarié sur les conditions réelles d’utilisation des produits toxiques, qui peuvent s’avérer différentes de celles prescrites par l’organisation du travail. A contrario, de nombreux salariés ne savent pas à quels produits ils sont exposés. C’est donc en croisant les sources d’information que le médecin du travail pourra identifier les produits toxiques utilisés dans le travail réel, ce qui lui permettra ensuite d’organiser la traçabilité des expositions et d’adapter le suivi médical. Dans ce travail, nous nous sommes limités aux principaux ACD que nous considérions comme les plus dangereux pour les salariés travaillant sur la raffinerie, et ne prétendons pas à l’exhaustivité de l’analyse des risques chimiques.
UN SUIVI MEDICAL A GEOMETRIE REGLEMENTAIRE VARIABLE
La réglementation prévoit plusieurs cas de figure pour le suivi médical selon les agents chimiques en présence. Les salariés exposés à des produits cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) ou à d’autres toxiques comme le plomb, doivent bénéficier d’un suivi individuel renforcé (SIR) de leur état de santé (art. L 4624-2 et R 4624-23 du Code du travail). Ils sont aussi soumis à un avis d’ « aptitude », ou plutôt à une absence de contre-indication médicale à un poste de travail où une exposition accidentelle à un CMR est possible, mais réduite au minimum par les mesures de prévention primaires adéquates (qu’il aura fallu vérifier…).
Les salariés exposés à d’autres ACD ne bénéficient, dans le code du travail, que d’une surveillance individuelle simple ou adaptée, sans avis d’aptitude. Le médecin du travail garde néanmoins la main sur la nature du suivi qu’il met en place. Face au risque chimique, il peut s’appuyer sur de la biométrologie, soit la mesure de la concentration des ACD dans les fluides biologiques (sang, urines). Il n’existe cependant en France qu’une seule valeur limite réglementaire biologique, pour le plomb (plombémie). De ce fait, outre qu’il n’est pas toujours facile de mettre en oeuvre ce type d’examens, les résultats pour d’autres substances sont parfois difficiles à interpréter. Enfin, le suivi médical n’est désormais plus effectué uniquement par des médecins du travail, même s’ils continuent à en superviser l’organisation. Les infirmiers du travail se chargent ainsi de nombre de visites d’embauche et périodiques, ce qui pointe le besoin de formation complémentaire sur le risque chimique pour ces derniers.
S’EFFORCER DE (RE)TRACER LES EXPOSITIONS
Plusieurs outils pour cette traçabilité : le dossier médical en santé au travail (DMST), propre à chaque salarié, où les expositions doivent être renseignées. Ce n’est pas toujours le cas, notamment pour les salariés ayant des trajectoires professionnelles complexes. D’où l’importance d’aller à la pêche aux informations sur les situations de travail antérieures, afin de reconstituer les expositions passées.
La fiche d’entreprise réalisée par le médecin du travail ou un membre de l’équipe pluridisciplinaire, est un autre outil censé assurer la traçabilité, cette fois de manière collective. Elle doit en effet faire l’inventaire de tous les risques, notamment chimiques, présents dans l’entreprise. On connaît les limites de cet outil compte tenu des moyens humains alloués actuellement à cette tâche. A défaut, le rapport annuel du médecin du travail, qui doit être rédigé pour les établissements de plus de 300 salariés (et à la demande pour les autres), peut également servir à retracer les risques chimiques.
De manière plus ponctuelle, l’alerte médicale participe également à la traçabilité des expositions. Réalisée lorsque le médecin du travail constate la présence d’un risque grave pour la santé des travailleurs, elle est envoyée à l’employeur (art . L 4624-9 du Code du travail). Elle permet à la fois de décrire le risque chimique, d’en garder la trace et de mettre en débat les conditions réelles d’exposition. L’alerte et la réponse de l’employeur sont en effet transmises au CHSCT ou au Comité Social et Economique. Enfin, un certain nombre de documents sont à la disposition de l’employeur pour tracer les expositions de ces salariés.
LA SURVEILLANCE BIOLOGIQUE DES EXPOSITIONS : UN OUTIL ESSENTIEL DU MEDECIN DU TRAVAIL
La surveillance biologique de l’exposition (SBE) est un outil médical de prévention, dans le cadre d'une stratégie en hygiène industrielle. Certes, l'interprétation des résultats peut être délicate au niveau individuel (ex : risque cancérogène), mais la SBE permet d’instruire les dossiers médicaux et reste un enjeu important pour la santé au travail. Seul le médecin du travail a la compétence nécessaire et suffisante pour conduire une surveillance biologique des expositions de qualité. Celle-ci présente un intérêt non seulement quand il existe des contraintes réglementaires, mais surtout quand l’exposition à l’agent chimique CMR ou ACD est considérée comme non-négligeable (expositions à des substances faiblement volatiles (amines aromatiques, styrène), expositions à des substances volatiles avec pénétration cutanée non négligeable (benzène, toluène, xylène,..), ou découverte de niveaux élevés atmosphériques (avant/après mise en place de mesures de prévention). Dans notre étude, nous avons pu montrer tout l’intérêt de la SBE quand nous avons voulu démontrer l'efficacité du port de protections individuelles (gants PVA + manchettes) sur la réduction de l’exposition aux HAP au cours d’une même tâche à deux temps différents.
Enfin, une SBE bien conduite prend tout son intérêt également quand des contrôles atmosphériques sont irréalisables ou peu représentatifs ou quand on suspecte une exposition à des toxiques cumulatifs.
En somme, il s’agit d’un outil essentiel de la surveillance médicale dont le médecin du travail est le seul à avoir la compétence et l’usage, outil qu’il doit utiliser de façon rationnelle, dont l’interprétation demande souvent de la prudence, mais qui participe à une amélioration continue de la sécurité des conditions de travail des salariés en maintenance industrielle sur une raffinerie.

- GONTARD Stéphanie. Projet de mise en place d’une cellule d’accompagnement au maintien en emploi au sein du service STVB. Retour sur la création de l’AccoME.
A notre arrivée dans le service STVB fin 2018, nous avons pu intégrer le groupe de travail pluridisciplinaire sur le maintien en emploi. Ce projet de réflexion de mise en place d'une organisation autour de la mission de maintien en emploi nous paraissait épanouissant, d'autant que, par notre parcours professionnel, nous avions connu ce type de cellule et avions validé sa pertinence.
Il nous semblait important en première étape de redéfinir le cadre règlementaire du maintien en emploi. Nous avons également interrogé l'ensemble des salariés du service pour tenter de dégager une vision collective du maintien en emploi.
A partir de mai 2019 nous avons entamé une phase de tests pour la cellule née des réflexions du groupe : l'AccoME (Accompagnement au Maintien en Emploi). De début mai à début septembre 2019, nous avons recueilli 32 nouvelles demandes par 7 médecins du travail différents et nous nous sommes réunis en commissions de concertation pluridisciplinaire toutes les 2 semaines. Cela nous a permis d'avancer dans l'organisation de la cellule, son mode opératoire, une meilleure coordination des acteurs et la mise en place d'outils informatiques.
Nous entamons actuellement la phase de communication en interne aux différentes équipes, puis viendra la communication externe avec les différents partenaires et les autres structures existantes autour du maintien en emploi.
Gageons que cette énergie déployée par tous les membres du groupe perdurera dans le temps et qu'il ne s'agit que d'une première page écrite dans le livre de l'AccoME !

- GUARRACINO Gilles. Enquête de santé suivie de recommandations sanitaires à l’attention des travailleurs de nuit de l’imprimerie du Progrès à Lyon.
L’enquête de santé telle qu’elle a été conçue, réalisée et restituée, est une réponse à la question posée initialement par le CHSCT sur la santé des travailleurs de nuit à l’imprimerie du Progrès. Nous avons pris d’emblée la précaution de distinguer la problématique de l’organisation du travail, qui n’est pas une mission du service de santé mais une prérogative de l’employeur, et l’action d’information et de prévention sanitaire proprement dite. Le cadre d’intervention étant défini, nous avons saisi l’opportunité d’entamer un dialogue constructif qui a conduit à la réalisation d’une enquête par auto-questionnaires anonymes, et permis de constater des facteurs et signes d’atteinte de la santé touchant une proportion non négligeable des salariés. Ces signes d’appel sont : des erreurs diététiques, des troubles du sommeil, des symptômes de fatigue chronique, ainsi que des troubles de l’humeur.
Afin de restituer les résultats, nous avons présenté sous forme d’une plaquette imprimée, de la manière la plus claire et synthétique possible, les principaux enseignements de l’enquête. Dans le même temps et selon le même procédé, nous avons élaboré un document comprenant des préconisations sanitaires en insistant sur les problématiques qui sont apparues les plus significatives, tout en veillant à respecter les recommandations fondées sur les données acquises de la science (5). Ainsi, nous avons diffusé à l’ensemble du personnel de l’imprimerie, en même temps que les constats de l’enquête de santé, des conseils visant à réduire les risques inhérents au travail de nuit, et prévenir leurs complications. Ces conseils ont abordé les problématiques de l’hygiène de vie, de la nutrition, du sommeil, de la fatigue, de l’humeur et du risque d’accident de la route.
Les travaux et actions détaillés dans ce mémoire s’inscrivent dans une démarche conforme aux missions de la santé au travail (34). En effet, en tant que médecin de service de santé au travail, nous nous sommes efforcés conformément à l’Article L4622-2 du code du travail de :
1° Conduire des actions de santé au travail, dans le but de préserver la santé physique et mentale des travailleurs,
2° Conseiller l’employeur, les travailleurs et leurs représentants sur les dispositions et mesures nécessaires afin d'éviter ou de diminuer les risques professionnels,
3° Assurer la surveillance de l'état de santé des travailleurs en fonction des risques concernant leur santé au travail et leur sécurité et celle des tiers, des effets de l'exposition aux facteurs de risques professionnels mentionnés à l'article L. 4161-1 et de leur âge,
4° Participer au suivi et contribuer à la traçabilité des expositions professionnelles et à la veille sanitaire.
Nous estimons avoir raisonné et agi conformément à ces dispositions légales, dans le respect de la médecine fondée sur les preuves, et selon une démarche et des procédés éthiques, acceptables, compréhensibles, cohérents et - nous l’espérons - efficaces.
L’amélioration du suivi sanitaire des salariés est un processus global, qui se nourrit de la formation continue des professionnels de santé, de la connaissance de l’activité et du travail réel, de l’attention portée à la communauté de travail comme à chaque individu, des échanges avec l’employeur et du dialogue avec le CHSCT.
Dans notre cas, ce dialogue s’est concrétisé par des intentions puis des actes qui ont renforcé le lien entre les travailleurs de l’entreprise et les professionnels chargés de veiller à la préservation de leur santé. De juin 2017 à août 2018, l’action conjointe du CHSCT et du SSTI a permis une analyse de la situation sanitaire, suivie d’une action d’information et de sensibilisation sur les risques en lien avec le travail de nuit à l’imprimerie du Progrès.
De plus, ces travaux ont été et sont encore suivis d’un effort particulier pour améliorer les modalités du suivi individuel des salariés, que ce soit dans la conduite des entretiens en colloques singuliers, l’adaptation au cas par cas de leur périodicité, les opportunités de faire le lien avec la médecine de soins, ou la prescription de certains examens complémentaires.
Demain, le Comité Social et Économique (CSE) succédera aux instances représentatives actuelles, mais le dialogue et la coopération se poursuivront et d’autres actions de prévention seront menées collectivement.

- INGARGIOLA Philippe. Rapports entre l’homme et le travail illustré par un aménagement de poste pluridisciplinaire.
Dans un premier temps, ce mémoire se propose d’aborder la thématique de l ’Homme au travail sous l’angle de la place occupée par le labeur dans l’intimité de notre existence, et la complémentarité qui en résulte. Nous serons ainsi amenés à mettre en relief l’évolution symbiotique de ce rapport, sans omettre les difficultés et déviances qui accompagnent cette transition où prédomine l’inversion de la suprématie du travail sur l’humain et son intégration dans et au profit de notre vécu. Puis nous ciblerons la place du handicap dans le monde professionnel et, dans la juste continuité de ce qui vient d’être évoqué, l’amélioration de sa prise en compte et de son accompagnement en vue de l’accès/du maintien à l’emploi. Enfin un cas concret illustrera ce dernier point, et mettra en exergue des écueils potentiels pouvant faire obstacle malgré l’optimisation du dispositif.

- LABLANQUI Julie. Quand une plainte individuelle interroge la maitrise du risque chimique en entreprise. Intervention de l'équipe pluridisciplinaire dans le cas d'une exposition supposée au formaldéhyde.

- ZOPPI Stephan. Suivi médical des salariés intérimaires.
Au même titre que les salariés permanents, les salariés intérimaires bénéficient d’un suivi individuel de leur état de santé par le médecin du travail du service de santé au travail interentreprise auquel a adhéré leur entreprise de travail temporaire.
Pour les salariés intérimaires, le médecin du travail doit statuer sur la compatibilité de leur état de santé avec plusieurs emplois, dans la limite de trois. En raison de la précarité de leur situation professionnelle, il est recommandé de réaliser la visite d’information et de prévention tous les deux ans.
Les salariés intérimaires étant employés pour des missions à répétition, souvent de courte durée, dans des secteurs d’activité variés, ils sont exposés à de nombreux risques professionnels, d’où l’importance d’établir un curriculum laboris exhaustif, surtout après plusieurs années d’intérim.
Il est conseillé aux médecins du travail des entreprises de travail temporaire, de visiter les entreprises utilisatrices, afin de mieux connaitre les différentes expositions professionnelles des salariés intérimaires qu’ils reçoivent en visite.
Les aménagements de poste et les restrictions représentent une grande difficulté chez les salariés intérimaires, car ils aboutissent dans la majorité des cas à la perte de la mission, et constituent un véritable obstacle pour retrouver d’autres missions.

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2019-2020

- BENEDETTI Marine. La prévention du risque chimique dans un laboratoire infectieux à partir d'une étude de cas.
Interpelée par un tableau clinique associant un terrain allergique, des pathologies infectieuses pulmonaires et ORL à répétition de manière récente chez une technicienne de laboratoire exposée au risque chimique et biologique, le service de médecine et santé au travail a entrepris une démarche d'évaluation de l'exposition professionnelle aux substances chimiques qu'elle utilisait afin d'objectivité s'il y avait une corrélation entre ses affections et ses expositions professionnelles.
Cette action se situe dans le cadre du suivi de l'état de santé et la protection de la santé des travailleurs, mission du service de santé au travail, mais s'inscrit également dans une démarche avec une collaboration avec le service de prévention.
L'intervention du service de médecine et santé au travail de l'université a permis d'identifier des mesures de prévention à mettre en place afin d'améliorer les conditions de travail au sein du laboratoire.

- BOUDAREL Patrick. Les données de l'EFR (spirométries) réalisées par le médecin du travail lors de la surveillance médicale des intérimaires de la maintenance industrielle - chaudronnier : soudeurs/tuyauteurs. À propos de 405 cas. Résultats et perspectives.
Objectif
Etant donné les expositions professionnelles multiples et variées des intérimaires de la maintenance industrielle, une étude sur des données de spirométries a été réalisée chez cette population de janvier 2019 à juin 2020 sur 405 cas. Cette étude a pour objectif principal d'identifier les anomalies obtenues lors des examens de spirométrie et de proposer une action d'orientation adaptée selon les situations aux intérimaires . Elle a également pour objectif de sensibiliser les intérimaires à la prévention des risques professionnels et d'inciter les médecins du travail à réaliser les spirométries lors de la consultation médicale.
Méthode
Après le recueil des expositions professionnelles, des antécédents et des données cliniques, les spirométries ont été réalisées conformément aux règles contraignantes de l'ATS / ERS. Le salarié a reçu une information documentée sur cet examen le jour de la consultation. Tous les examens ont été réalisés par un opérateur unique. Chaque courbe a été interprétée. Les données des paramètres ont ensuite été commentées aux intérimaires et classées par type d'anomalies et tranche d'ancienneté sur les postes de chaudronnier/soudeur/tuyauteur.
Résultats : Plusieurs anomalies ont été détectées lors des examens de spirométrie systématiques. Ces résultats ont été analysée en tenant compte des antécédents et données des salariés (consommation de tabac, asthme et allergie). Certains intérimaires ont été orientés vers une consultation spécialisée ou le médecin traitant.
Discussion
Les Intérêts et les limites de la spirométrie ont été discutés, notamment 1. L'absence de données précises concernant les expositions professionnelles des intérimaires au cours de leurs nombreuses missions est un élément à prendre en compte pour leur suivi. Après analyses des résultats, des préconisations opérationnelles ont été proposées notamment par la rédaction d'un document après la spirométrie et remis aux intérimaires et la sensibilisation (réunions d'information) des agences d'intérim.
Conclusion : Les données de spirométrie sont complexes à recueillir et à interpréter, mais elles constituent un réel outil de prévention pour cette population particulièrement exposée aux toxiques et polluants. Cette étude a permis la mise en place d'un protocole d'examen de spirométrie lors des consultations médicales et de constituer recueil de données techniques afin d'optimiser le suivi médical de ces intérimaires.

- HASAPIS Lydie. Diagnostic santé travail avec le questionnaire EVREST dans une PME ayant subi un plan de restructuration massif.
Le questionnaire EVREST effectué au sein d'une PME restructurée à maintes reprises durant ces dernières années a permis de mettre en lumière certaines problématiques de santé inhérentes aux horaires de travail et à certaines contraintes temporelles. Ces informations sont une aide précieuse pour le suivi de l'état de santé des salariés de cette entreprise par le MdT, dans le cadre des missions qui lui sont confiées.
Ce diagnostic santé travail a également confirmé une tendance au biais de recueil d'informations entre IDEST et MdT, élément à prendre en compte pour de futurs questionnaires de suivi dans cette entreprise : cette mission pourra en effet être déléguée à l'IDEST seule pour la réalisation des entretiens.


- ROMIEU Patrick. Devenir professionnel des salariés suivis par le service interentreprises de santé au travail AGEMETRA de Limonest en 2017 et 2018 et bénéficiant d'une pension d'invalidité de l'assurance maladie.

- NOIZE-PIN Carole. Risques professionnels en centres d'appels téléphoniques - Cas d'un conseiller clientèle à distance présentant une pathologie de la voix et reclassé dans l'entreprise..
Les contraintes engendrées par le travail de conseiller clientèle en centre d'appels téléphoniques sont nombreuses et leurs retentissements sur la santé ont été bien étudiés en France ou à l'international. Le risque auditif pourrait apparaître comme un des risques professionnels principaux par l'image négative renvoyée de ces plateaux et les plaintes auditives fréquemment exprimées par les salariés. Mais il s'avère aujourd'hui qu'il n'est pas retrouvé de détérioration de la fonction auditive si les mesures de prévention recommandées sont respectées dès la conception des locaux puis par le choix du matériel de téléphonie, de l'utilisation de régulateurs numériques et la formation des salariés. En revanche, les plaintes auditives sont à la frontière entre les contraintes physiques et mentales et peuvent être un premier symptôme de stress lié aux conditions de travail mal vécues. La prise en compte des conditions de travail est donc primordiale. Bien que certaines contraintes soient inhérentes au travail en centre d'appels téléphoniques, des mesures de prévention portant sur l'organisation du travail et notamment sur le mode de management et le soutien social sont des pistes potentielles d'amélioration. Le cas exposé de la salariée présentant une pathologie des cordes vocales aggravée par le travail, permet de rappeler que le risque vocal est également présent bien que moins fréquemment recherché ou pris en compte. De nouvelles études seraient nécessaires afin d'évaluer ce risque et l'efficacité de sa prévention par l'information et des programmes d'intervention courts.
Le médecin du travail peut s'appuyer sur les recommandations publiées en 2019 de la HAS de bonne pratique sur le maintien en emploi qui est une de ses missions centrales. Ainsi, analyser les facteurs qui ont favorisé le reclassement de salariés déclarés inaptes et reclassés dans la même entreprise pourrait être source d'enseignement afin d'améliorer les pratiques professionnelles.

- PEYCELON Eugénia. Le retour au travail après un cancer : suivi des salariés dans un service de santé au travail d'avril 2016 à avril 2020.
La problématique des salariés atteints de maladie chronique est complexe et les solutions dépassent le champ de l'entreprise elle-même. Certaines d'entre elles concernent la législation à faire évoluer, l'articulation entre la médecine de ville et la médecine du travail, les associations de malades, les acteurs du système de santé (l'Assurance Maladie, les CARSAT, les organismes complémentaires et de prévoyance), la formation.
L'intégration du sujet dans le Plan Cancer et le Plan Santé Travail 3 montre la prise de conscience de cette problématique par les pouvoirs publics et les entreprises privées ou publiques. Le médecin du travail est l'interlocuteur privilégié pour accompagner les salariés dans la démarche du retour à l'emploi. Il tient compte du poste de travail du salarié pour envisager les conditions de sa reprise. Son rôle consiste à savoir si l'état de santé du salarié est compatible avec la fonction qu'il occupait avant sa maladie. Pour trouver les meilleures solutions il faut travailler le plus en amont possible et voir le salarié en visite de pré reprise, étape essentielle pour faire le point sur sa situation. Il est impératif de connaître son état de santé et d'identifier les difficultés potentielles auxquelles le salarié pourrait être confronté à la reprise du travail et les aménagements de poste envisageables. Le manque d'anticipation du retour au travail, le dialogue insuffisant avec le médecin du travail, l'incompréhension de la hiérarchie et des collègues semblent être des obstacles à lever en priorité.
Ainsi, la visite de pré reprise doit être systématisée afin de préparer le retour au travail du salarié, en anticipant les facteurs de risques éventuels : séquelles physiques, douleurs, fatigabilité, troubles anxieux et dépressif, durée de l'absence. Cette visite permet en accord avec le salarié d'instaurer un dialogue avec l'employeur et les Ressources Humaines. Il est nécessaire de prendre un temps de réflexion sur les étapes cruciales que sont le retour au travail et les aménagements de poste afin qu'ils soient les plus compatibles possibles avec l'état de santé du salarié.

- ROSIER Bruno. Etude des risques liés à l'activité d'agent de conduite/agent de bord et actions en milieu de travail.
Le poste d'agent de bord/conduite, unique à l'heure actuelle en France, existe depuis 2010 dans l'entreprise qui assure la liaison entre les deux grands pôles de transit des voyageurs de Lyon, à savoir l'Aéroport Saint-Exupéry et la gare de Part-Dieu.
Le haut niveau de fréquentation couplé aux contraintes communes du travail en rames de tram train entraîne des risques d'accidents divers et de développement de pathologies chroniques qu'il s'agit de prendre en compte dans cette jeune entreprise.
Nous avons fait le choix d'exposer les contraintes spécifiques du poste d'agent de bord/agent de conduite, élément fondamental car garant de la circulation en sécurité des passagers au travers d'un tissu ferré urbanisé. Tous les éléments de l'entreprise sont évidemment impliqués à des degrés divers dans la réussite de cette mission.
La coopération et les relations suivies entre le personnel du service de santé au travail (de Jonage puis Genas) et la direction, les délégués du personnel, les salariés, ont permis de mettre en place un accompagnement permanent basé sur une écoute mutuelle au profit d'un exercice professionnel le plus sécurisé possible.
Ces relations privilégiées ont permis de conseiller de façon réactive et concertée l'entreprise dans la mise en place des mesures rendues nécessaires par la situation sanitaire présente depuis février 2020. Le maintien de ce lien devrait permettre de faire face aux défis suivants annoncés comme la renégociation du contrat de concession de la liaison Rhône Express et ses conséquences éventuelles fin 2020.


- YOUNES Fadel. Maintien en emploi des conducteurs atteints de pathologies disco lombaires. Rôle du médecin du travail.
Le médecin du travail joue un rôle primordial dans le maintien en emploi. Ce rôle ne doit pas être restreint aux seules préconisations sur des aménagements ou des restrictions de certaines tâches.
Le médecin peut intervenir dans l'orientation de la prise en charge des travailleurs en se basant sur les recommandations de bonne pratique établies par les sociétés savantes, sous réserve du respect du cadre déontologique et éthique et du respect du secret médical et professionnel.
Les visites, de pré-reprise et/ou à la demande, sont nécessaires afin d'établir un plan de retour à l'emploi et/ou un bilan sur les possibilités de maintien en emploi.
L'adhésion volontaire du salarié à cette démarche nous paraît être une étape importante dans la réussite d'une telle initiative dans le maintien en emploi.
La mobilisation des différents acteurs médicaux et/ou non médicaux, intervenant dans le maintien en emploi, repose essentiellement sur l'avis du médecin du travail et les informations délivrées et/ou conseils délivrés aux travailleurs. Une bonne coordination est nécessaire.

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MÉMOIRES de la CAPACITÉ de Médecine de santé au travail
et de prévention des risques professionnels

Octobre 2007

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Juin 2006

- BRIGNON Pascale. Tolérance de la nasofibroscopie : à propos des adénocarcinomes de l'ethmoïde.

- DEYBER-HERVÉ Dominique. Le bruit et la mise en place d'une matrice exposition-emploi.

- DUBOIS Laurence. La préparation de commande par reconnaissance vocale. Quels impacts sur la santé, la sécurité et l'organisation du travail ?

- DURAND Carole. Les intoxications aiguës oxycarbonées d'origine professionnelle traitées au centre de médecine hyperbare de Lyon du 1er janvier 1995 au 21 avril 2006.

- NICOLAÏ Denis. Aide à la décision pour la déclaration de surdités professionnelles (maladie professionnelle n° 42 RG) (maladie professionnelle n° 46 RA) par la réalisation d'un outil pour la restitution informatisée des audiogrammes tonals et vocaux : tracé des courbes et calculs des indices audiométriques.

- NISSANIAN Raffi. Radioprotection du personnel des cabinets dentaires. Exposition aux rayonnements ionisants du personnel d'un cabinet dentaire.

- PHILIPPE Henri. Recherche d'une optimisation de la surveillance médicale des travailleurs et anciens travailleurs exposés aux poussières de bois dans le département du Rhône.

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Octobre 2006

- BISANTI Olivier. Application de la cardiofréquencemétrie à l'aménagement d'une activité de travail.

- GIRAUD Pierre. Participation d'un médecin du travail dans l'étude de l'aménagement d'un poste de travail dans le but de maintenir l'aptitude d'un travailleur handicapé.

- RIGAUD Pierre. Document de synthèse préparatoire à la rédaction de l'article de l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale sur le Benzène.

- De SURREL de SAINT JULIEN Delphine. Document de synthèse préparatoire à la rédaction de l'article de l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale sur le Bruit.

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Octobre 2007

- BERNARD DURY Marie-Pierre. Étude pluridisciplinaire sur les troubles musculo-squelettiques (TMS) au service de transports internes des patients (STIP) de l'hôpital Édouard Herriot de Lyon.

- CROS-ASTRUA Michèle. À propos d'un Technicien Ouvrier Service (TOS) d'un lycée en Isère atteint de légionellose.

- GENOULAZ Daniel. L'employé municipal polyvalent de petite collectivité. Le poste. Les risques.

- GIRARD Marc. La réadaptation chez les enseignants du premier et second degré dans l'académie de Lyon. Description de la cohorte des enseignants ayant fait une demande en 2001-2002, et leur suivi jusqu'à l'année 2006-2007.

- MAZA Jean-Noël. Les accidents de circulation selon le type de trajet effectué en particulier trajet en mission France entière et région Rhône-Alpes.

- MONDET née HERVÉ Isabelle. Fatigue visuelle au travail. À propos d'une situation.

- MOUSSATA-BELALI Malika. Étude des nuisances sonores dans un établissement et service d'aide par le travail.

- NEYRA Michel. Intérêt de la surveillance médicale d'une population d'étudiants du 3° cycle à l'Université Claude Bernard Lyon 1.

- ROLLIN Pascale. Approche des risques chimiques et CMR chez les peintres en bâtiment et poseurs de revêtements de sol.
Le risque chimique chez les professionnels du bâtiment (et particulièrement les peintres) est réel (10% des maladies professionnelles reconnues dans le BTP sont d'origine chimique), mais difficilement identifiable et maîtrisable par les chefs d'entreprise. Il est souvent sous-estime, par méconnaissance mais aussi par l'absence d'outils supports simples. applicables dans la pratique quotidienne pour l'opérateur, par l'intermédiaire du médecin du travail.
Dans ce contexte, j'ai donc orienté mon travail dans deux directions pour l'approche du risque chimique CMR : une démarche d'évaluation, et une approche par métrologie.
En dehors de conditions très spécifiques (peinture au plomb pour ouvrage d'art, colles de revêtements de sol pour terrains de sport), les produits classés CMR inventoriés chez les peintres en bâtiment sont les décapants chimiques à base de dichlorométhane.
Lors de l'évaluation du risque chimique de mon entreprise par EvarisT, les produits CMR ne sont pas ressortis comme priorité toxique, compte tenu de la faible fréquence d'utilisation et de quantité.
Par contre, leur identification a été répertoriée lors de l'approche du risque chimique CMR par le protocole du groupe de travail de BTP Santé Prévention avec impératif de proposer une substitution.
L'approche par métrologie a révélé des niveaux d'exposition aux produits CMR très différents selon les procédés techniques de décapage :
- niveau d'exposition très faible lors du décapage thermique.
- niveau d'exposition non acceptable lors du décapage chimique (décapant à fort pourcentage de dichlorométhane).
d'où la nécessité de proposer une substitution du produit ou du procédé (privilégier le décapage mécanique).
La substitution est difficile à mettre en place en pratique. Dans la littérature, on ne retrouve aucune étude orientant vers le choix d'un substituant. Sur le terrain, les impératifs organisationnels, financiers, et les contraintes temporelles sont des critères primordiaux pour les chefs d'entreprise, parfois au détriment d'une substitution qui serait nécessaire pour la santé du salarié.


- SANJUAN André. Étude acoustique de la blanchisserie centrale des HCL.

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MÉMOIRES du DIU de Toxicologie médicale
(option Toxicologie industrielle et environnementale, toxicovigilance)

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1998-1999

- TRAN BA LOC - PARENT Marie. Silicose et connectivites.

 

2000-2001

- AARON Bérangère, SULMON Claire. Sélection de sites Internet de toxicologie à l'usage des médecins du travail.

- CHOLLET Maud. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans une cokerie lorraine. Mesures d'hygiène industrielle.

- FRITSCH Emmanuel. Les substituants des Fréons.

- GIRTANNER-BRUNEL Laurence. Le saturnisme hydrique. À propos d'un cas « historique ».

- JACQUEMIER Christiane. Intoxication professionnelle par le dichlorométhane. À propos de deux cas.

- PILONCHÉRY Amélie. Expositions environnementales et professionnelles, le retentissement thyroïdien.

- SUZAT POINTUD Caroline. Fiche de poste des prothésistes dentaires hospitaliers.

- ZAMOUR-TISSOT Claude. Les nouvelles dispositions concernant l'utilisation de substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (décret du 01/02/2001) dans les services de Chimie Environnement et de Chimie Tranche. Centre Nucléaire de Production d'Electricité de Cruas-Meysse.

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2002-2003

- CHIPIER Valérie. Évaluation du risque pour la santé des travailleurs d'installations de maturation et d'élaboration de mâchefers d'incinération des ordures ménagères.

- ESTRABAUD Carole. Pneumopathie organisée (BOOP) : un cas d'origine professionnelle.

- FAUCON-DELATTRE Marie-Josèphe. Exponet. Mise en ligne des déclarations d'exposition professionnelle : aux produits chimiques CMR, aux agents biologiques, Avantis-Pasteur.

- FORET-PRILLARD Marie-Claire. L'emploi de substances chimiques cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction : une situation à risque parmi d'autres au laboratoire d'anatomopathologie du C.H.U. de Saint-Étienne (Bellevue).

- FRANCHINI Isabelle. Syndrome de détresse respiratoire aiguë après inhalation d'un aérosol imperméabilisant contenant une résine fluorée : A propos d'un cas survenu en 2003.

- GRANGE DAVAL Mélanie. Acide fluorhydrique (HF), exemple d'utilisation, de prévention des risques, et rôle de la médecine du travail dans l'entreprise SOITEC (secteur microélectronique).

- GUILLAUD-SELLIER Brigitte. Techniques de conservation et manipulation des herbiers : évaluation des risques toxiques.

- JEANNEROD Céline. Évaluation des risques et aménagement à proposer dans un local de stockage et de préparation de produits lessiviels.

- LEYDIER Sophie. La toxicité du fluor.

- NOURRY Delphine. Mémoire sur le chrome.

- PARCHIN GENESTE Nadine. Le phosgène dans l'industrie pharmaceutique.

- PASCAL Camille. SIOC : Syndrome d'intolérance aux odeurs chimiques.

- PIQUET Pierre. Prise en charge des brûlures par acide fluorhydrique : étude de protocoles et recherche bibliographique.

- ROUSSET Lydie. Approche des risques concernant l'utilisation de produits chimiques au sein du laboratoire de microscopie électronique à transmission de la Faculté de Médecine Jacques Lisfranc à Saint Étienne.

- SAULNIER AUBRY Marie-Anne. Modeleurs moulistes.

- SOLODKY Marie-Laure. Exposition professionnelle au phénol. À propos d'une étude de poste.

- ZIMMERMANN Éric. Talc et sarcoïdose.

- ZORZOPIAN Isabelle. Peintres en signalisation. Étude des produits utilisés à la ville de Valence.

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2004-2005

- BASSI Frédéric. Evaluation du risque chimique dû à la mise en œuvre de chlorure de méthyle sur le poste de travail dépoteur chlorométhane de l'établissement Rhodia Silicones de Roussillon.

- BOUFFARD (DUFLOS) Emilie. L'alcool et la grossesse.

- DURAND Carole. Intoxications aiguës oxycarbonées en milieu professionnel dans les départements de l'Ain et du Rhône de septembre 1996 à décembre 2004.

- LOBIES Philippe. Le Fipronil, l'environnement et la santé humaine.

- REYMOND MATHIEU Isabelle. Le traitement des brûlures chimiques en milieu de travail. Revue de la littérature.

- ROMESTAING-CONFAVREUX Claire. Fluorose osseuse par ingestion prolongée d'eau de Vichy Saint-Yorre. A partir d'un cas.

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mise à jour : octobre 2020